Artemis IV
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Starship HLS ou Blue Moon
| Artemis IV Mission spatiale habitée | ||||||||
Vue d'artiste d'un astronaute en AxEMU à la surface de la Lune. | ||||||||
| Données de la mission | ||||||||
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| Organisation | ||||||||
| Programme | Artemis | |||||||
| Type vaisseau | Orion Starship HLS ou Blue Moon |
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| Équipage | 4 astronautes | |||||||
| Lanceur | SLS Bloc 1 | |||||||
| Date de lancement | Début 2028 | |||||||
| Site de lancement | Centre spatial Kennedy (LC-39) | |||||||
| Site d'atterrissage | Océan Pacifique (prévision) | |||||||
| Durée | ~ 25 jours | |||||||
| Navigation | ||||||||
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| modifier |
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Artemis IV est une mission spatiale habitée du programme Artemis de l'agence spatiale américaine, la NASA, qui doit avoir lieu début , et dont l'objectif est de réaliser le premier atterrissage avec des astronautes à la surface de la Lune du programme, cela pour la première fois depuis le programme Apollo et la mission Apollo 17 en . L'équipage doit décoller à bord du véhicule Orion lancé par une fusée Space Launch System (SLS) jusqu'en orbite de halo (NRHO) autour de la Lune, là où deux astronautes montent à bord du Starship HLS de SpaceX ou du Blue Moon de Blue Origin, atterrisseur dont le rôle est de faire l'aller-retour vers le site visé : le pôle sud de la Lune.
Initialement la mission devait être la deuxième du programme à se poser à la surface de la Lune, après la mission Artemis III, mais en la NASA décide de décaler le premier atterrissage d'une mission, afin de raccourcir le délai entre les vols et de tester davantage les différents équipements et procédures ; cette méthode incrémentale s'inspire ouvertement de celle du programme Apollo.
La mission Artemis IV devait initialement avoir pour objectif principal de continuer l'assemblage de la station spatiale Gateway en y ajoutant le module I-Hab, développé conjointement par l'agence spatiale européenne l'ESA et l'agence spatiale japonaise la JAXA. Ce module d'habitation doit s'ajouter aux deux premiers modules de Gateway, PPE et HALO, qui doivent décoller à bord du lanceur Falcon Heavy fin 2027[1]. Mais en il est décidé de reporter le premier atterrissage sur la Lune avec un équipage alors attendu lors de la mission Artemis III à la mission suivante. Le sort de la station spatiale Gateway est lui en suspens[2].
Pour tenir le premier des deux objectifs assignés au programme Artemis (faire atterrir un équipage à la surface de la Lune), l'agence spatiale américaine a prévu de lancer dans un premier temps des missions simplifiées : vaisseau lunaire aux capacités réduites, équipage sur le sol lunaire réduit à deux astronautes (puis quatre astronautes), équipements scientifiques réduits, masse des roches lunaires ramenées sur Terre limitée, séjour de relativement courte durée. Artemis III est la première mission de ce type. Elle est précédée par un test du lanceur SLS Bloc 1 et du vaisseau Orion sans équipage (mission Artemis I fin 2022) et une mission circumlunaire dans la même configuration mais avec équipage (Artemis II, en ). Les exemplaires du vaisseau lunaire HLS sont lancés et testés en orbite lunaire avant l'envoi de la mission proprement dite. La mission Artemis IV doit être la première avec équipage depuis Apollo 17 à faire atterrir des humains sur la Lune. La mission comprendra également la première femme à marcher sur le sol lunaire[3].
Site d'atterrissage

Le site d'atterrissage de la mission sera situé près du pôle Sud de la Lune. Dans cette région, du fait de l'éclairage rasant permanent du Soleil et des reliefs (cratères), on trouve côte à côte des zones éclairées pratiquement de manière continue (parties surélevées) et des zones plongées en permanence à l'ombre (fond des cratères). Les régions éclairées en permanence permettent durant la nuit lunaire (14 jours) de continuer à produire de l'énergie et d'éviter les chutes de température extrêmes, tandis que les zones en permanence à l'ombre abritent souvent des réserves de glace d'eau qui peuvent être exploitées pour optimiser les séjours de longue durée : fourniture d'oxygène, d'eau consommable et d'ergols pour la propulsion. La Terre comme le Soleil étant très bas sur l'horizon au niveau du pôle Sud, les communications avec la Terre devront être relayées par la station spatiale lunaire. Pour la mission Artemis III, la NASA a sélectionné en 13 sites d'atterrissage potentiels, tous situés à moins de six degrés de latitude du pôle sud, complétés par neuf autres sites [4]. Les sites retenus, identifiés grâce aux données collectées par la sonde spatiale Lunar Reconnaissance Orbiter, prennent en compte les contraintes d'atterrissage du module lunaire Starship HLS[5].


