César Méléra
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Timothée César Méléra |
| Nationalité | |
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Officier de marine, écrivain |
| Conjoint | |
| Parentèle |
Hélène Élisabeth Juillerat (belle-sœur) |
| Grade militaire | |
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César Méléra, né le à Athies-sous-Laon dans l'Aisne et mort pour la France à Champenoux dans le département de la Meurthe-et-Moselle le , est un officier de marine et écrivain français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Timothée César Méléra, né le [1] à Athies-sous-Laon, est le fils de Timothé Méléra (1849-1900), confiseur et de Joséphine Athanaïse Nottellet (1859-)[2].
Après avoir commencé ses études au lycée de Laon, il est élève au lycée Saint-Louis à Paris[3]. À 19 ans, attiré par la mer, il s'embarque comme pilotin sur un voilier à destination de la Martinique. Il est ensuite lieutenant sur le trois-mâts La Cannebière et fait le tour du monde en 18 mois, passant par la Terre de Feu, le Japon, la Nouvelle-Calédonie et le Cap de Bonne-Espérance[1].
Il épouse Yerta Marguerite Juillerat (1880-1965), journaliste, traductrice et écrivain, le à Tramelan, en Suisse.
Ses voyages en Algérie, à Tunis et à l'intérieur de la Tripolitaine l'amènent à se plonger dans l'étude de l'Islam. Il suit des cours à l'École des langues orientales et est élève à l'École pratique des hautes études de 1911 à 1913[4].
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, il est affecté dans la réserve de la marine et affecté à un poste de TSF pour écouter les conversations sur les ondes grâce à sa connaissance des langues. En , il passe au 1er régiment d'infanterie coloniale où il est nommé caporal en août puis sergent en [5]. En novembre, il passe au régiment d'infanterie coloniale du Maroc où il est chef de section. Après avoir été au front à Nieuport et dans la Somme, son régiment est envoyé à Verdun où il est blessé par balle à la poitrine en à Fleury-devant-Douaumont ce qui lui vaut une citation : « Très bon sous-officier. A entraîné brillamment sa section à l'assaut d'une position ennemie le 17-8-1916 au cours duquel il a été grièvement blessé »[6].
À la fin de 1917, après un an de convalescence, il est renvoyé au Chemin des Dames[6]. Nommé sous-lieutenant à la compagnie de mitrailleuses du 12e bataillon de chasseurs malgaches le [7], César Méléra est tué le au lieu-dit Le Four à-Chaux près de Champenoux[8],[9].
La citation qui accompagne sa distinction dans l'ordre de la Légion d'honneur en précise les circonstances : « Belle figure de soldat, d'un courage et d'un dévouement hors pair, d'un moral des plus élevés, esclave de son devoir. Tombé glorieusement, le , au cours d'une reconnaissance effectuée en première ligne sur la Seille. Deux citations et une blessure antérieure. Croix de guerre avec palme »[6].
Inhumé au cimetière militaire de Laneuvelotte, il est transféré au cimetière communal[10], dans une tombe où l'a rejoint son épouse en 1965[11].
Œuvres principales
René Quinton dit que « ces notes sans apprêt devront figurer parmi les documents de l'histoire véritable, qui tôt ou tard remplacera la fausse » et Daniel Halévy trouve que « rien n'a été dit sur les combats de l'infanterie de plus terrible ni plus éclatant de vérité »[12].
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur, à titre posthume, décret du publié au Journal officiel du [13]
Croix de guerre -, palme de bronze