Attaque du 6 juin 2017 à Notre-Dame de Paris
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Attaque du 6 juin 2017 à Notre-Dame de Paris | |
| Localisation | Parvis Notre-Dame - place Jean-Paul-II, 4e arrondissement de Paris, |
|---|---|
| Cible | Policiers |
| Coordonnées | 48° 51′ 11″ nord, 2° 20′ 59″ est |
| Date | 16 h 10 (CET) |
| Type | Attaque à l'arme blanche |
| Armes | Marteau, couteaux de cuisine |
| Morts | 0 |
| Blessés | 2 (dont l'auteur) |
| Auteurs | Farid Ikken |
| Organisations | |
| Mouvance | Terrorisme islamiste |
| modifier |
|
L'attaque du à Notre-Dame de Paris est une attaque terroriste survenue le vers 16 h lorsqu'un homme attaque un policier avec un marteau avant d'être maîtrisé par un policier devant la cathédrale Notre-Dame de Paris sur l'île de la Cité, située dans le centre de Paris, en France. L'assaillant était armé d'un marteau et de deux couteaux de cuisine.
L'assaillant est un journaliste d'origine algérienne du nom de Farid Ikken, qui a remporté un prix pour ses travaux primés sur les droits de l'homme en Suède, avant de retourner en Algérie où il a commencé un site d'actualités en ligne, puis a déménagé en France avec un visa d'étudiant, il poursuivait un doctorat en communication au moment de l'attaque.
Selon le procureur, une vidéo dans laquelle il a fait allégeance à l'État islamique a été trouvée dans l'appartement de l'accusé.
L'attaque a fait suite à d'autres attaques ou tentatives d'attaques contre des monuments français en 2017, notamment l'attaque à la machette du Carrousel du Louvre en février, l'attaque de l'aéroport d'Orly en mars et l'attaque des Champs-Élysées en avril. Les monuments français ont reçu une protection policière constante car ils sont considérés comme "particulièrement vulnérables", ces mesures de sécurité s'inscrivent dans un état d'urgence qui a été mis en place en France de 2015 à fin 2017.
Le lendemain de cette attaque, le gouvernement Macron a officiellement annoncé la création d'une nouvelle force opérationnelle de renseignement, surnommée le Centre national de lutte contre le terrorisme. Le Centre, qui était en phase de planification depuis quelques mois, est placé sous l'autorité directe du président français. Emmanuel Macron a nommé Pierre de Bousquet de Florian à la tête du nouveau Centre.
Attaque
Selon un porte-parole de la police, l'accusé « s'est approché d'un policier, a pris un marteau de son sac à dos et a frappé un policier par-dessus la tête », blessant le policier. L'agresseur portait également des couteaux.
L'accusé aurait crié "c'est pour la Syrie" lors de l'attaque avant d'être blessé par balle à la poitrine par un autre officier. Après avoir été abattu, l'accusé a affirmé qu'il était « un soldat du califat ». Immédiatement après l'incident, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a déclaré que l'homme avait une pièce d'identité indiquant qu'il était un étudiant algérien.
Neuf cents personnes ont été enfermées à l'intérieur de la cathédrale pendant deux heures. La diplomate américaine et experte en sécurité nationale Nancy Soderberg (en) et sa nièce de 16 ans étaient parmi les visiteurs pris au piège à l'intérieur de la cathédrale. La presse internationale a publié des photos tweetées par Soderberg montrant des centaines de visiteurs assis les mains en l'air.
Enquête
Le l'auteur des faits est mis en examen et placé en détention provisoire pour tentative d'assassinats sur personne dépositaire de l'ordre public en relation avec une entreprise terroriste.
Selon le procureur François Molins, l'ordinateur portable et les clés USB de l'accusé contenaient: un manuel pour les « loups solitaires » publié par l'État islamique; des images de l'attaque de Londres survenue trois jours auparavant; des vidéos «glorifiant» les attaques antérieures à Paris et à Bruxelles et un message vidéo de soutien à l'État islamique que Farid Ikken avait essayé mais n'a pas réussi à télécharger sur les réseaux sociaux à la veille de l'attaque. François Molins a ajouté qu'Ikken n'avait jamais montré aucun signe de radicalisation à ses proches, n'avait jamais été condamné, était inconnu des services de renseignement et qu'aucun signe de contact avec quiconque en Irak ou en Syrie n'avait été trouvé.
L'enquête a été confiée à la section antiterroriste de la Brigade criminelle et à la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). Le procureur François Molins a décrit Ikken comme un intellectuel et un homme réussi qui n'avait jamais donné la moindre indication de sympathies islamistes. François Molins a déclaré qu'Ikken s'était décrit comme s'étant radicalisé au cours de 10 mois. Hany Farid (en), professeur à Dartmouth et conseiller du Counter Extremism Project, cite l'auto-radicalisation d'Ikken pour affirmer que les sociétés de médias sociaux ont la responsabilité de réprimer l'incitation à la violence.
Procès
Son procès devant la cour d'assises spéciale se tient à Paris du 12 au [1]. Farid Ikken nie avoir voulu tuer les policiers mais reconnaît le caractère terroriste de son acte. N'exprimant aucun regret, il évoque même le sentiment de « satisfaction du devoir accompli » et refuse de condamner les attentats islamistes ayant eu lieu en France ces dernières années[2]. L'avocat général requiert de 25 à 28 ans de prison. Le , Ikken est condamné à la peine de 28 ans de prison assortis d'une période de sûreté des deux-tiers et d'une interdiction définitive du territoire francais[3]. Il interjette appel le et voit sa sentence alourdie de deux ans lors d'un second procès le [4],[5].
