Auppegard
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| Auppegard | |||||
L'église Saint-Pierre. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Dieppe | ||||
| Intercommunalité | CC Terroir de Caux | ||||
| Maire Mandat |
Dominique Laplace 2020-2026 |
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| Code postal | 76730 | ||||
| Code commune | 76036 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pougarais | ||||
| Population municipale |
695 hab. (2023 |
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| Densité | 95 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 49′ 49″ nord, 1° 01′ 50″ est | ||||
| Altitude | Min. 73 m Max. 107 m |
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| Superficie | 7,33 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Dieppe (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Luneray | ||||
| Législatives | 10e circonscription de la Seine-Maritime | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.auppegard.fr/ | ||||
| modifier |
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Auppegard est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie, peuplée de 695 habitants.
Les principaux centres d'intérêt patrimoniaux du village sont le manoir seigneurial (ferme des Tourelles), l'église Saint-Pierre et le château ayant notamment appartenu à la peintre américaine Anna Hope Hudson.
Localisation
Commune du pays de Caux située dans le canton de Luneray.
Les communes limitrophes sont Bacqueville-en-Caux, Bertreville-Saint-Ouen, Colmesnil-Manneville, Hermanville, Manéhouville, Sauqueville et Thil-Manneville.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[3] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[4]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 887 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dieppe à 11 km à vol d'oiseau[7], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 805,2 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16,6 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Auppegard est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10].
Elle est située hors unité urbaine[I 1].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dieppe, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 62 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[11],[12].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,8 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (87,1 %), zones urbanisées (9,5 %), zones agricoles hétérogènes (3,1 %), prairies (0,3 %)[13].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Habitat et logement
En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 313, alors qu'il était de 299 en 2014 et de 273 en 2009[I 2].
Parmi ces logements, 89,1 % étaient des résidences principales, 4,2 % des résidences secondaires et 6,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 100 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Auppegard en 2019 en comparaison avec celle de la Seine-Maritime et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (4,2 %) supérieure à celle du département (4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 89,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (88,2 % en 2014), contre 53 % pour la Seine-Maritime et 57,5 pour la France entière[I 4].
| Typologie | Auppegard[I 2] | Seine-Maritime[I 5] | France entière[I 6] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 89,1 | 87,8 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 4,2 | 4 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 6,7 | 8,2 | 8,2 |
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Appelgart vers 1160 et Alpegart à la fin du XIIe siècle[14].
Épégard (Eure) présente des formes analogues : Auppegardus en 1181 et Alpegard en 1199[15].
La forme la plus ancienne d'Auppegard, Appelgart vers 1160, montre que le [l] se trouvait initialement devant le [g]. Une métathèse du [l], commune en ancien français, s'est produite postérieurement, d'où Alpegart au XIIe siècle, puis vocalisation du [l] devant [p], d'où Aup- (cf. latin talpa > taupe). La graphie -art des formes anciennes pour -ard est typique de l'ancien français (cf. Renard, jadis Renart du germanique Renhard).
Il s'agit d'un composé du vieil anglais æppel « pomme » et du vieux scandinave garðr « enclos, clos », d'où le sens global de « pommeraie »[16]. Cette hypothèse est confortée par la localisation de ces deux noms de lieux dans la zone de diffusion de la toponymie scandinave. Ils remontent probablement au Xe siècle et sont témoins de l'ancienneté de la culture des pommes en Normandie.
Auppegard a son correspondant exact au Yorkshire, région du Danelaw en Angleterre : Applegarth (en) mentionné sous la forme Appelgard vers 1160.
Histoire
Moyen Âge
Vers 1180, Henri II, concède, en raison de son office de connétable de Normandie, à Guillaume du Hommet huit fiefs en Angleterre, et trois en Normandie : Maisy, La Haie de La Luthumière (Brix) et Auppegard[17]. En 1190 à Tours, Richard Cœur de Lion confirme la concession, car l'office était tenu par son père, Richard Ier[17],[Note 4].
Le titre de seigneur d'Auppegard revient au XVe siècle aux Le Marinier, qui le conserveront jusqu'à la Révolution[18].
Cette famille fera notamment édifier la ferme des Tourelles au XVIe siècle.
Époque contemporaine
Seconde Guerre Mondiale
Durant la Seconde Guerre mondiale, à 6 h 30, le matin du , en pleine bataille de Normandie, un V1 est envoyé vers Londres à partir de la rampe de lancement de Bertreville-Saint-Ouen située à 3 kilomètres. Quelques instant plus tard, après une bruyante mise à feu, le missile, vient s'écraser dans une cour de ferme à Auppegard. Pour les matinaux, la nouvelle se répand très vite et des centaines de civils viennent s'attrouper autour de l'engin.
L'explosion de ce dernier a lieu à 7 h et fait 14 victimes (dont l'une n'est pas identifiée)[19], plusieurs blessés et des dégâts matériels, notamment sur l'église Saint-Pierre. Les vitraux de cette dernière seront toutefois épargnés puisqu'ils avaient été déplacés peu de temps auparavant par les services des Monuments Historiques.
Un monument commémoratif sera élevé en 1954 pour rendre hommage aux victimes. Un vitrail de l'église, réalisé en style naïf rappelle également cet évènement[18].
Évidemment on connaissait les obus, les mines et toutes ces choses, mais pas ces robots-là qui produisaient un vacarme absolument terrible.
Il y avait de la viande dans les pommiers et certains gars ne furent même pas retrouvés, les témoins étaient abasourdis.
Témoignage d'un habitant du village (2017)
Le téléfilm Madame Baptiste y fut tourné (1973), avec Isabelle Huppert.
Le , l'église est en partie détruite par un incendie.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve dans l'arrondissement de Dieppe du département de la Seine-Maritime
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Bacqueville-en-Caux[20]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Luneray
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la dixième circonscription de la Seine-Maritime.
Intercommunalité
Auppegard était membre de la communauté de communes Saâne et Vienne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2001 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Terroir de Caux dont est désormais membre la commune.
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[26].
En 2023, la commune comptait 695 habitants[Note 5], en évolution de −2,93 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

