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Aérodrome de Saint-Brieuc - Ploufragan

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L'Aérodrome de Saint-Brieuc - Ploufragan, connu également sous les noms d'aérodrome de Plaine-Ville (le lieu-dit) ou des Plaines-Villes (quartier), est un ancien aérodrome du département des Côtes-d'Armor. Il se situe à cheval sur les communes de Saint-Brieuc et Ploufragan.

Faits en bref Localisation, Pays ...
Aérodrome de Saint-Brieuc - Ploufragan
Aérodrome de Plaine-Ville
Aérodrome des Plaines-Villes
Image illustrative de l’article Aérodrome de Saint-Brieuc - Ploufragan
Vue aérienne de l'aérodrome en 1982.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Ville Saint-Brieuc ; Ploufragan
Coordonnées 48° 30′ 38″ nord, 2° 48′ 07″ ouest
Histoire
Ouverture 1937
Fermeture 1985
Informations aéronautiques
Type d'aéroport Militaire puis civil
Gestionnaire Chambre de Commerce des Côtes-du-Nord (devenue celle des Côtes-d'Armor)
Pistes
Direction Longueur Surface
07/25 1 030 m (3 379 ft) Herbe
10/28 1 380 m (4 528 ft) Herbe puis asphalte
Géolocalisation sur la carte : Saint-Brieuc
(Voir situation sur carte : Saint-Brieuc)
Aérodrome de Saint-Brieuc - Ploufragan
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
(Voir situation sur carte : Bretagne (région administrative))
Aérodrome de Saint-Brieuc - Ploufragan
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Aérodrome de Saint-Brieuc - Ploufragan
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Suite à un projet de remplacement de l'ancien secteur aérien situé sur la plage de Cesson dans le premier tiers du XXe siècle, l'aérodrome des Plaines-Villes est inauguré au début 1939. Suite au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, l'armée française le réquisitionne pour en faire une base de pilotage pour les futurs pilotes voulant ce mobilisés. Entre le mois de juin de la même année jusqu'à , l'aérodrome est sous l'emprise de la Wehrmacht. Jusqu'à l'année suivante, elle est gardée par l'armée française puis redevient civil jusqu'à sa fermture, en 1985. Il est remplacé par l'actuel Aéroport de Saint-Brieuc Armor.

Historique

Avant 1939

Entre 1909 et 1939, c'est la plage de Cesson (un quartier de Saint-Brieuc), à marée basse, qui sert alors d'aérodrome[réf. nécessaire].

Le , l'Aéroclub des Côtes du Nord est créé en remplacement de l'Union aérienne des Côtes du Nord créé en 1909[1].

C'est en 1931 qu'est née l'idée d'un aérodrome à Saint-Brieuc non soumis aux marées[1].

La Chambre de Commerce des Côtes-du-Nord choisit un terrain de 32 ha à cheval sur les communes de Saint-Brieuc et Ploufragan, entre le hameau de Saint-Hervé[2] et du lieu-dit Plaine-Ville[3].

La construction commence en 1937[4].

En , la Chambre de Commerce signe une convention avec l'Aéro-club des Côtes-du-Nord, pour lui confier l'exploitation de l'aérodrome des Plaines pour trente ans[2].

L'aérodrome de Plaine-Ville sera inauguré en 1939 laissant place à l'aviation de loisirs[3],[4].

Durant la Seconde Guerre mondiale

En , l'armée de l'air française réquisitionnait le terrain d'aviation pour y implanter un centre de pilotage. L'armée agrandit le terrain le portant à 75 ha[2].

Le dimanche après-midi du , c'est l'armée allemande qui s'empara des lieux[4] (le terrain d'aviation et les maisons périphériques qui intéressaient les officiers allemands).

Le terrain réquisitionné par les allemands voyait atterrir sept avions Messerschmitt le mardi [5].

L'aérodrome a été en chantier permanent pratiquement toute la durée de l'occupation (pistes d'atterrissage en béton et hangars à avions en tôles arrondies, baraquements en bois longues de 20 mètres sur 10 mètres, bois issus du bois de Château Bily[5] (ou manoir de la Ville-Bily ou de la Plaineville XVIIIème siècle) situé sur le site de l'aérodrome[6] et construit avant la Seconde Guerre mondiale pour former les jeunes pilotes[7].

Le terrain était repris par les autorités françaises le [2].

Après la seconde guerre mondiale

C'est en 1946 que l'aérodrome redevient civil[8].

Dans les années 1960, la piste Est-Ouest en herbe a laissé place à une piste en béton de 1 600 mètres.

En 1953, Jersey Airlines assurait la ligne vers Jersey[9]. En 1956, 1957 et 1958 c'est en De Havilland Heron que la traversée se faisait en 30 minutes[10]. En 1963, c'est un Dakota qui était utilisé[11].

Au milieu des années 1950, la compagnie Air Ouest assurait une ligne Nantes - Saint-Brieuc.

Dans la deuxième partie des années 1960, Air Inter proposait le vol Saint-Brieuc - Paris (via Rennes à la fin des années 1960)[12].

Entre 1971 et 1975, la compagnie aérienne aérienne Vargas Aviation basée sur l'aéroport exploitait des Douglas DC-3 pour le transport de fret essentiellement des produits de la mer.

En 1971-1972, Rousseau Aviation exploitait la ligne Lannion - Saint Brieuc - Paris Orly en Nord Aviation N.262 ainsi que la ligne vers Jersey en N.262 également[13].

Entre 1973 et 1976, Nantes Aviation a demandé une convention sur la ligne Saint-Brieuc - Nantes auprès du conseil Supérieur de l'aviation marchande (CSAM)[14].

Dans les années 1974 et 1975, c'est Rousseau Aviation qui exploitait la ligne directe vers Paris[15] ou via Rennes[16] en Hawker Siddeley HS.748.

Été 1976, c'est TAT (Touraine Air Transport) qui exploitait la ligne vers Paris en Fokker 27 en 1 h 40[17].

En 1979, la compagnie Air Vendée assurait la ligne Saint-Brieuc - Nantes. En 1982, elle avait pour projet la ligne Saint-Brieuc - La Roche-sur-Yon[18].

En 1979, Bretagne Air Services assurait en DC-3 une ligne vers Jersey[16].

En 1980, c'est la Société Aéronautique Jurassienne - Compagnie aérienne de transport qui demandait une convention pour la ligne vers Nantes[16].

Les dernières liaisons aériennes commerciales vers Paris étaient assurées jusqu'à fin par la compagnie TAT en Fairchild Hiller FH-227 B[19].

L'évolution technique des appareils et l'urbanisation rapide de la ville proche de Saint-Brieuc ne permettaient plus d'opérer les vols en toute sécurité. Il est décidé par les pouvoirs publics, du déplacement de l'aéroport sur un autre site.

L'aérodrome fermait en 1985. La compagnie TAT desservait Paris jusqu'à fin en Fairchild Hiller FH-227B, laissant l'aviation civile évoluer sur le nouvel aéroport de Saint-Brieuc situé à Trémuson[20].

L’aeroport accueillait à cette période environ 25 000 passagers annuellement[21].

Aujourd'hui

Le site de l'aéroport a été reconverti. Il accueille aujourd'hui une station de traitement des eaux (service des Eaux de la ville de Saint-Brieuc), des logements sociaux, des entreprises, un centre commercial Lidl, des administrations comme la caisse d'allocations familiales des Côtes-d'Armor[22].

Enfin, la nouvelle rocade Sud (fin 2022) traverse presque en son milieu, l'ancienne piste d'envol de l'aéroport[23].

Situation

Galerie photographique

Vues aériennes de 1948 à 2011

Photographies

Notes et références

Voir aussi

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