Thermosoufflante

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Marque Bertin & Cie
Années de production1961 - 1991
ClasseDéneigeuse-déverglaçeuse
Poids à vide9 000 kg
Thermosoufflante
Thermosoufflante
Thermosoufflante TS4 A9C sur la Base aérienne 705 Tours

Marque Bertin & Cie
Années de production 1961 - 1991
Classe Déneigeuse-déverglaçeuse
Poids et performances
Poids à vide 9 000 kg
Dimensions
Longueur 10 700 mm
Largeur condition de route : 3 200 mm
Hauteur 4 100 mm

La Thermosoufflante est un véhicule spécialisé, conçu en France au début des années 1960 par la société Bertin & Cie, utilisé principalement sur les aéroports et les bases aériennes pour dégivrer et déneiger les pistes, voies de roulage et aires de stationnement. Exploitant l’énergie thermo-cinétique d’un réacteur d’avion, elle projette des gaz chauds sur les surfaces à traiter, permettant de faire fondre rapidement neige et glace, même dans des conditions climatiques extrêmes. Introduite en 1961 et modernisée au fil des décennies, notamment avec le modèle TS4 en 1991, la Thermosoufflante est un outil efficace malgré ses coûts d’utilisation élevés, ses nuisances sonores et les précautions nécessaires pour éviter d’endommager les infrastructures.

La thermosoufflante, utilisée sur les pistes d'aviations pour le dégivrage et le déverglacement des surfaces aéronautiques, exploite l’énergie thermo-cinétique générée par un réacteur d’avion[1], pour le dégagement et le dégivrage rapide des pistes, des voies de roulage et des aires de stationnement, même dans des conditions climatiques difficiles[2]. La puissance des jets permet de projeter la neige jusqu'à 60 mètres de part et d'autre de l’axe de la piste en un seul passage, sans provoquer l’accumulation de congères. Lorsqu'il s'agit de verglas, la thermosoufflante ne se limite pas à l’énergie cinétique des gaz expulsés, mais utilise également leur chaleur pour dissoudre efficacement la couche glacée[3]. Les gaz chauds, atteignant une température de 600 degrés Celsius[4], sont dirigés vers les surfaces à traiter, facilitant ainsi la fonte de la glace et la neige[5]. Cette méthode, bien qu’efficace, présente plusieurs inconvénients. Son coût d’utilisation est particulièrement élevé en raison de la consommation importante de carburant. Elle s’accompagne également de nuisances sonores notables et d’émissions de gaz polluants. En outre, une mauvaise gestion de la chaleur projetée peut entraîner des dégradations sur les revêtements des surfaces traitées, notamment des brûlures sur les enrobés bitumineux ou la fusion des joints sur les dalles en béton hydraulique. Ces contraintes nécessitent une utilisation précise et maîtrisée pour limiter les impacts environnementaux et structurels[5]. Néanmoins l'utilisation de la thermosoufflante permet de limiter ou d'éviter le recours aux agents chimiques déverglaçants[6].

Historique

Avant la Seconde Guerre mondiale, les aéroports disposaient de moyens limités pour faire face à la neige et au verglas. L'apparition des moteurs à réaction durant le conflit a conduit aux premières expérimentations de déneigement thermique. Les Soviétiques faisait rouler des avions à réaction sur les piste pour faire fondre la neige, tandis que les Allemands montaient des réacteurs sur des camions pour souffler et chauffer les surfaces. Ces essais, bien que partiellement efficaces, ont jeté les bases de la thermosoufflante[7].

Au début des années 1960, Bertin & Cie s'est engagée dans l'optimisation des infrastructures aéroportuaires face aux conditions météorologiques difficiles en concevant des solutions basées sur des technologies aéronautiques, telles que le Turboclair pour dissiper le brouillard en vol et la Thermosoufflante pour le déneigement des pistes[8]. En 1961, la société Bertin & Cie développe la première thermosoufflante, le prototype TS1 visant à tester l'efficacité du dégivrage par réacteur. Les résultats concluants de cette première version ont conduit à la conception d’un modèle optimisé, la thermosoufflante TS2, directement dérivée du prototype initial et destinée à un usage opérationnel[7].

Piste d'aviation déneigée

En 1966, l’aéroport de Strasbourg exploite une thermosoufflante pour le dégivrage et le déneigement des pistes[9],[10]. En 1967, la thermosoufflante est acquise auprès de l’entreprise Bertin & Cie par l’armée de l’Air, l’aéroport de Bruxelles, l’aéroport de Roissy[8] et l'aéroport d'Orly[11]. L'aéroport d'Orly fait l'acquisition d'une seconde thermosoufflante en 1970[11]. En 1971, une publicité pour le modèle TS2 de la thermosoufflante mentionne que 24 aéroports sont déjà équipés de ce type d'appareil[12].En 1975, la société Bertin & Cie a reçu deux nouvelles commandes de thermosoufflantes du modèle TS2, l'une destinée à l'aéroport de Bruxelles-National et l'autre à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Ces acquisitions portent à 29 le nombre total de thermosoufflantes Bertin en service sur 25 aéroports civils et bases militaires[13].En 1976, la Régie belge des voies aériennes a passé commande auprès de la société Bertin & Cie d'une troisième thermosoufflante de modèle TS2, destinée à l’aéroport d’Anvers-Deurne[14]. En 1991, la société Bertin, en partenariat avec Sovam Industries, a mis au point une nouvelle génération de Thermosoufflante, le modèle TS4. Cette nouvelle version est fabriquée à 14 exemplaires pour l’armée de l’Air française[15].

Conception

Caractéristiques

Notes et références

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