Balthazar Faure

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Balthazar Faure est un homme politique français né le à Roche-en-Régnier (Haute-Loire) et mort le à Saint-Jean-de-Losne (Côte-d'Or). Il est connu comme étant un républicain intransigeant avec le catholicisme.

La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent la palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Balthazar Faure, alors président du tribunal d'Yssingeaux, est élu député du département de la Haute-Loire, le deuxième sur sept, à la Convention nationale[1].

Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la mort, dans les vingt-quatre heures »[2], et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[3]. Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Le , il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[5].

Le , Balthazar Faure est envoyé en mission, aux côtés de Jean-Baptiste Lacoste (député du Cantal) dans les départements du Cantal et de la Haute-Loire afin d'y accélérer la levée en masse[6]. Lui et son collègue sont rappelés à la Convention le [7].

Le , Faure est envoyé dans les départements de la Haute-Marne, de la Meurthe, de la Moselle et des Vosges afin d'y assurer la levée des chevaux[8]. Le 14 brumaire an II (le ), il est chargé d'épurer les autorités constituées de la Moselle[9]. Il procède notamment à l’arrestation de Pierre-Auguste « Marat » Mauger, agent du ministre de l'Intérieur et président du comité des sans-culottes de Nancy[10].

Réaction thermidorienne

Balthazar Faure est mis en accusation par Joseph Nicolas Pierret, nouveau représentant en mission dans le département de Meurthe. Un libellé, écrit par Jean-Claude Boutay, administrateur du canton de Sarreguemines, intitulé Balthazard Faure député de la Haute-Loire, démasqué, le vilipende ouvertement[11]. Faure est tenu par la Convention de se justifier; le , le député Genevois intervient en sa faveur. Il écrit trois lettres à Joseph Zangiacomi ou il lui avoue qu'il a été dans l'erreur jusqu'au 9 thermidor. Il y fait également part de ses fautes sur certaines de ses politiques locales mais ne désavoue pas sa position et les mesures prises par les montagnards à la Convention. Il demande également à Zangiacomi à être entendu « sur toutes les pièces, sur tous les faits, sur l'ensemble de toute sa conduite »[12]

Sous le directoire et le Consulat

Il est élu député de la Meurthe au Conseil des Cinq-Cents le 23 vendémiaire an IV. En , Faure s'inquiète du brigandage contre révolutionnaire en Haute-Loire et demande l'intervention de l'armée. Il siège ensuite entre au Conseil des Anciens le 22 germinal an VI, au titre de la Haute-Loire. Sous le règne consulaire, il siège comme député de la Haute-Loire au Corps législatif jusqu'en 1803. Il termine sa carrière comme greffier de la justice de paix de Toul, puis comme greffier du tribunal de première instance de Saint-Jean-de-Losne en Côte-d'Or.

Sources

Notes et références

Liens externes

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