Banvou

commune française du département de l'Orne From Wikipedia, the free encyclopedia

Banvou est une commune française, située dans le département de l'Orne, en région Normandie, peuplée de 630 habitants[Note 1].

Faits en bref Administration, Pays ...
Banvou
Banvou
L'église Saint-Ernier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Intercommunalité Flers Agglo
Maire
Mandat
Jean-Louis Pellerin
2020-2026
Code postal 61450
Code commune 61024
Démographie
Gentilé Banoïciens
Population
municipale
630 hab. (2023 en évolution de +2,44 % par rapport à 2017)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 54″ nord, 0° 33′ 11″ ouest
Altitude Min. 173 m
Max. 259 m
Superficie 12,98 km2
Type commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine hors unité urbaine
Aire d'attraction Flers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales canton de La Ferté Macé
Législatives troisième circonscription
Localisation
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Banvou
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Banvou
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    Géographie

    Localisation

    Cette commune du Passais est aux confins du Domfrontais et du pays d'Houlme, en Bocage normand. Son bourg est à 11 km au sud de Flers, à 13 km au nord-est de Domfront et à 18 km au nord-ouest de La Ferté-Macé[1]. Les communes limitrophes sont Le Châtellier, Dompierre, La Ferrière-aux-Étangs, Saint-André-de-Messei et Saint-Bômer-les-Forges.

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Varenne et le Mousse la Morinière[4],[5],[Carte 1].

    La Varenne, d'une longueur de 60 km, prend sa source dans la commune de Messei, à une altitude de 239 mètres, près du hameau de la Bédellerie, et se jette dans la Mayenne à Ambrières-les-Vallées à une altitude de 94 mètres, après avoir traversé 17 communes[6].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Banvou[Note 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 942 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Fraimbault à 23 km à vol d'oiseau[13], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 850,1 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,6 °C, atteinte le [Note 3].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Banvou est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Flers, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[17]. Cette aire, qui regroupe 38 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (56,6 %), terres arables (26,6 %), zones agricoles hétérogènes (9,4 %), forêts (3,6 %), zones urbanisées (2,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Le lieu est attesté sous la forme Banvo en 1199[21].

    La finale -ou, que l'on rencontre au sud de la Normandie et au-delà, s'explique généralement par le gaulois -avo > -avum, suffixe locatif.

    René Lepelley[22] et Xavier Delamarre[23] expliquent le premier élément par le gaulois *banuos « jeune porc » (cf. irlandais banb « jeune porc », gallois banw « jeune porc », breton bano « truie »). Ce dernier pose un possible type toponymique *Banuavum équivalent des Porchères, Pourcieux de la toponymie romane, reprenant en cela la proposition d'Albert Dauzat et Charles Rostaing[24].

    Le gentilé, Banoïcien, comme c'est fréquemment le cas, repose sur une étymologie erronée, puisque selon les règles de la phonétique historique, Banoicum ne peut pas avoir abouti à Banvou.

    Histoire

    L'histoire de Banvou se confond pour une large part avec l'histoire du Passais.

    Moyen Âge

    Haut Moyen Âge

    À proximité de Banvou, vers le lieu-dit de Pic-Louvette et de la chapelle Sainte-Anne, se croisaient trois voies romaines, ou plus probablement mérovingiennes 48° 40′ 19″ N, 0° 32′ 02″ O :

    • celle de Jublains à Vieux qui après avoir traversé Dompierre, a servi de limite entre la commune de La Ferrière-aux-Étangs de celle de Banvou, puis servait aussi de limite entre Saint-André-de-Messei et Banvou, avant de se diriger vers la commune du Châtellier [25] [26] [27];
    • celle du Mans à Valognes ;
    • puis enfin celle de Rennes à Lisieux.

    Au VIe siècle, saint Innocent, évêque du Mans, envoie de nombreux ermites pour prêcher le christianisme dans les campagnes du Passais, et plus particulièrement saint Ernier à Ceaucé; celui-ci vécu également à Banvou. Dès le XIIe siècle une église dénommée "ecclesia St Ernerii de Banvo" est construite en ce lieu [28].

    Une forteresse mérovingienne entourée de fossés pavés serait à l'origine du vieux bourg de Banvou, où se trouve actuellement la chapelle Saint-Ernier[29].48° 39′ 18″ N, 0° 32′ 13″ O

    Période du duché de Normandie

    Au XIe siècle, Guillaume II Talvas de Bellême, est suzerain de Banvou et de toute la région environnante[30].

    Période de l'Empire Plantagenêt

    Vers 1142, Thomas, seigneur de Banvou, donne l'église Saint-Ernier au chapitre de Sées, acte reconnu par Hugues de Saint-Calais, alors évêque du Mans.

    Vers 1184, le pape Lucius III confirme à Raoul du Merle (descendant de Ranulf du Merle ?), prêtre et chanoine de Sées, la possession de l'église Saint-Ernier de Banvou, concédée par le prieur du chapitre de Sées[31].

    Légende arthurienne

    De nombreux rapprochement anthroponymiques et toponymiques de la région laissent penser que le pays du Passais et plus particulièrement la paroisse de Banvou et ses environs, sont à l'origine d'une partie des récits arthuriens, et plus particulièrement ceux se rapportant à Lancelot du Lac [32] [33] [34] [35].

    Banvou serait Bannou puis Banoicum vicum, soit selon la légende, « le bourg de Ban ». La paroisse de Banvou se situait sur une position de carrefour privilégiée à la jonction de quatre anciens diocèses : Le Mans, Séez, Bayeux et Avranches.

    D'autre part le personnage de saint Ernier associé à de nombreux miracles comme celui de la fontaine qui déclenche des orages lorsque l'on y plonge son reliquaire ou encore celui d'une aubépine qui fleurit l'hiver, est fortement lié à Banvou. Ce saint Ernié semble avoir fourni quelques traits à la confection d'un personnage de la Table Ronde, Léonce de Payerne (Pagus Erneaie), régent du Banoïc dans les récits arthuriens.

    Cette « gémellisation » des traits d'un personnage héroïque avec ceux d'un saint personnage est connue; elle a été étudiée par un clerc mayennais, l'abbé Moisan. De son côté l'érudit local René Bansard élargissant son champ de recherches à partir de ces constats, avait découvert dans cette région que d'autres ermites missionnaires du Bas-Maine, aux marches de la Normandie, étaient dans le même cas que saint Ernier; et que leurs hagiographies recoupaient les récits légendaires de plusieurs chevaliers de la Table Ronde : saint Bômer (Bohamadus) et Baudemagu, le roi de Gorre, et surtout saint Fraimbault de Lassay (Sanctus Frambaldus de Laceio, soit le porteur (baldo) de lance (framée)) avec Lancelot du Lac, né en la Marche de Gaule et de Petite Bretagne, en la demeure de son père, Ban de Bénoïc.

    « En la marche de Gaule et de Petite Bretagne, il y avait autrefois deux rois qui avaient épousé deux sœurs germaines, l'un s'appelait Ban de Banoïc et l'autre Bohort de Gannes. (incipit du Lancelot en prose, XIIIe siècle). »

    Il s'agit cependant d'interprétations littéraires, puisque Banvou n'a jamais été située sur la marche de Bretagne; à moins qu'il ne soit fait référence à la période d'expansion maximum de la Bretagne (867-933) qui incorporait alors le Cotentin et l'Avranchin.

    Temps modernes

    En 1504, Chauvin, curé de Banvou, jouissait des offrandes et de la chapelle de Frédebise, ce qui lui était contesté par le curé de Lonlay-le-Tesson [36].

    Vers 1544, la famille De Neuville, de très ancienne noblesse, possédait les fiefs de Banvou, qui dépendaient de la seigneurie de la Ferrière [37].

    Vers 1577, Julien de Neuville est seigneur de Banvou, son frère Jean de Neuville est seigneur de Bois-Guillaume dans cette même commune, et Guy de Neuville est prieur de Saint-Frout (ou Front ?) [38].

    En 1614, aveu rendu au roi par Joachim de Falaise, pour les terres de la Ferrière et les droits de ses seigneurs. Il s'agissait d'un fief de haubert, s'étendant sur les paroisses de la Ferrière-aux-Étangs, Dompierre, Champsecret, et Banvou [39].

    En 1678, François Bigeon est vicaire de Banvou, le sieur Julien Geslin est porte bénitier, et De la Haye est le curé de Banvou [40].

    En 1706, Nicolas de Neuville est le seigneur de Banvou [41].

    En 1777, la population s'élève à environ 700 habitants de plus de 12 ans. L'activité agricole dépend principalement de la production de seigle, d'avoine et de sarrasin; alors que l'activité industrielle se limite à la forge de la Gaudinière. La cure dépendant de l'abbaye Saint-Martin de Sées procure un revenu de 700 livres. La seigneurie de paroisse appartient à M. Lambert, et relève de la seigneurie de la Ferrière. [42]

    Époque contemporaine

    En 1798, sous le Directoire, René Sauvage est ordonné prêtre en secret; après le Concordat de 1801 il est nommé curé de Banvou [43].

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires
    Période Identité Étiquette Qualité
    1826 1827 Louis Émile Deshayes de Marcère    
             
    ? 1993 Louis Jourdan    
    1993[44] mars 2008 Jean-Louis Pellerin DVD Entrepreneur de travaux agricoles, vice-président de la communauté de communes
    mars 2008[45] juin 2011[46] Martine Guérin SE Laborantine (retraitée), décédée en cours de mandat
    juin 2011[47] en cours Joël Jourdan[48] SE Maire par intérim (été 2011), puis élu. Ancien 1er adjoint, entrepreneur
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    Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints[48].

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[49]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[50].

    En 2023, la commune comptait 630 habitants[Note 5], en évolution de +2,44 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Banvou a compté jusqu'à 1 126 habitants en 1861.

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    1 0331 0791 1251 0141 0541 0431 0881 0781 084
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    1 0731 1261 0571 0451 0661 0251 029955893
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    823815804653602605547496489
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
    535488436418441456586659621
    Davantage d’informations - ...
    2021 2023 - - - - - - -
    620630-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[52].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Lieux et monuments

    La chapelle Saint-Ernier.
    • Église Saint-Ernier (XIXe) en pierre avec mobilier du XIXe.
    • Chapelle Saint-Ernier et croix sculptée de 1695 : statue de saint Ernier[53], crédences[54].
    • Pont mégalithique de la Vallée, en limite avec Le Châtellier.

    Activité et manifestations

    La foire de la Saint-Ernier à lieu tous les ans le 9 août. Comme à Ceaucé, il existait autrefois une procession lors de laquelle le doigt-reliquaire de Saint-Ernier était exposé et transporté de l'église de Banvou jusqu’à la chapelle du Vieux-Banvou, où il était alors immergé dans une fontaine lors d'un rituel pluviométrique. Lors de sécheresses exceptionnelles, des processions particulières étaient également organisées[55].

    Endurance de cross tous les deux ans en septembre[réf. nécessaire].

    Personnalités liées à la commune

    • Émile de Marcère (1828-1918), homme politique et dernier sénateur à vie français, est inhumé au cimetière.

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Banvou Blason
    D'argent fretté de gueules ; au chef d'argent au combattant médiéval à mi-corps, équipé d'un heaume et d'un bouclier, le tout au trait de sable, brochant sur une flèche du même posée en barre, accompagné de quatre mouchetures d'hermine de sable, deux en chef à dextre et deux en pointe à senestre[56].
    Détails
    Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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    Notes et références

    Voir aussi

    Related Articles

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