Barend Barends
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Les familles Barends et Kok sont issues des groupes dits « Orlam » ou « Basters », des communautés créolisées parlant plusieurs langues (dont le néerlandais, le tswana et le kora) et actives aux frontières de la colonie du Cap avec laquelle elles entretiennent des relations d'échange mais aussi de conflit[1].
Barend Barends naît vers 1777. Son père est Klaas Barends, un chef influent dans la région du Namaqualand, et sa mère est la fille d'Adam Kok I[2].
Rôle politique et formation des Griquas
Barends devient un allié important de Cornelius Kok I et de ses successeurs (Adam Kok II et III). Avec le soutien de la London Missionary Society, ces groupes s’installent au début du XIXe siècle à Klaarwater, future Griquatown. En 1813, ils adoptent le nom de « Griqua », abandonnant l’appellation péjorative de « Basters ».
Barends est considéré comme l’un des fondateurs politiques des Griquas et participe à leur organisation militaire et territoriale. Il prend part à des campagnes militaires, notamment lors de la bataille de Dithakong en 1823, aux côtés d’autres chefs griquas.
Activités et scission
À la suite de divisions internes au sein des Griquas, Barends se sépare du centre de pouvoir de Griquatown et s’établit successivement à Danielskuil puis à Boetsap. Il y développe des activités économiques variées, notamment l’élevage et le commerce avec les Tswana, les Sotho et la colonie du Cap. Son groupe, parfois appelé « Barends-Griqua », joue un rôle pionnier dans les échanges économiques régionaux et dans l’adaptation à de nouvelles formes d’économie agricole et commerciale[2].