Après la chute de Kadhafi, les Toubous, qui ont activement participé à la première guerre civile libyenne, se retrouvent aux postes clés dans le sud de la Libye. Les représentants de Koufra au Conseil national de transition sont Toubous. La ville de Koufra est peuplée de 40 000 habitants, dont une moitié de Toubous. Ces derniers tiennent les barrières à la sortie de la ville. La tribu arabe des Zwaï contrôle quant à elle le camp militaire, avec des blindés et un dépôt d'armes[1]
Pour le géographe français Olivier Pliez : « Pendant des décennies, Kadhafi avait mis en avant l’arabité des populations. Il avait exclu les Toubous du bénéfice de la rente pétrolière et ne leur avait laissé qu’une partie du commerce transsaharien ». Selon le chercheur tchadien Ahmat Saleh Bodoumi : « Pour la première fois, les Toubous échappent à leur condition d’ouvriers agricoles ou de domestiques des Zwaï. Ils se mettent à convoiter des terres. Et ils espèrent sortir des misérables paillotes où ils s’entassent, à la périphérie de Koufra, dans les quartiers de Garatoubou et Goudourohoi. Ils rêvent de bâtir de vraies maisons, comme les Zwaï. »[1].