Bataille de Rabosée

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Date
Lieu

Rabosée

Début de la bataille de Liège : l'avance des première et seconde armées allemandes.
Issue
  • Victoire belge et échec tactique allemand
  • Les Combats continues lors du siège de Liège
Bataille de Rabosée
Informations générales
Date
Lieu

Rabosée

Début de la bataille de Liège : l'avance des première et seconde armées allemandes.
Issue
  • Victoire belge et échec tactique allemand
  • Les Combats continues lors du siège de Liège
Belligérants
Drapeau de la Belgique Belgique Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Commandants
Victor Bertrand Generalmajor von Massow
Forces en présence
1 ère armée Belge
  • 31e régiment de Ligne
Armée allemande
  • 27e brigade allemande
Pertes
au moins 109 morts confirmés et un nombre important de blessés ±1000 morts et blessés

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Bataille de l'Atlantique

La bataille de Rabosée en Belgique fut la première bataille où les troupes belges entrèrent en contact avec les forces allemandes durant la Première Guerre mondiale. Premier combat de la bataille de Liège, elle se déroula les et sur le plateau de Rabosée, situé entre les vallées de la Meuse et de la Julienne, à proximité du carrefour dit des « Quatre-Bras ».

Positions belges et assauts des troupes allemandes sur le plateau de Rabosée, au carrefour des Quatre-Bras.

À l'aube du , le 1er bataillon du 9e régiment belge de forteresse quitte son cantonnement de Jupille pour occuper le secteur Meuse-Barchon ; la 2e compagnie relève, sur le plateau de Rabosée, une unité du 14e régiment d'infanterie de ligne. Le , détachée de son bataillon d'origine, la 2e compagnie est placée sous les ordres du major Clerdent du 14e de ligne. Chaque unité reçoit ordre de tenir sa position. Les forces de l'armée belge s'élèvent à 500 hommes de troupe et cinq officiers.

Côté allemand, c'est la XXVIIe brigade du général von Massow qui arrive. Cette brigade, casernée à Cologne, fait partie de la XIVe division d'infanterie allemande. Appartenant au VIIe corps d'armée de la IIe armée allemande, elle a été détachée avec cinq autres brigades pour exécuter le coup de main prévu par le Plan Schlieffen contre la position fortifiée de Liège. La brigade est composée des XXVe (d'Aix-la-Chapelle) et LIIIe régiments d'infanterie, renforcés d'un escadron du XVIe régiment de uhlans, d'un groupe d'obusiers de campagne, et en réserve, du XVIe d'infanterie, le tout à l'effectif de temps de paix (les réservistes n'ont pas encore rejoint) soit 8 000 hommes.

La bataille

Mitrailleuse Maxim de l'armée belge. Ce type d'attelage transporta la mitrailleuse sur le plateau de Rabosée.

Le , à 15 h, l'artillerie allemande pilonne le fort de Barchon ; le plateau de Rabosée est balayé par les shrapnels. Dissimulées derrière les haies, les forces allemandes se lancent à l'assaut.

Contenues partout, les forces allemandes réussissent une percée sur la route de Jupille à Visé et parviennent au carrefour des « Quatre-Bras » où est installé le QG du major Clerdent. Un fourrier du 11e de ligne, revenu en hâte de Wandre, installe sa mitrailleuse ; la bataille commence. Les soldats belges tiennent. Vers 16 h, le fort de Pontisse, entre en action. Les Allemands, qui ont essuyé de lourdes pertes, sont repoussés. Au cours de l'après-midi, au vif dépit des défenseurs déjà peu nombreux, une compagnie se retire. L'espoir revient brièvement quand apparaît le bataillon du 31e de ligne qui poursuit sa route vers Saive. Durant la soirée, un peloton du génie aménage des abris sous le bombardement incessant des Allemands.

Veillée d'armes

Au fond des tranchées tapissées de foin, les soldats belges attendent dans le silence. 300 à 400 cartouches ont été distribuées à chacun. Soudain, apparaît un prêtre proposant de confesser les soldats qui en manifesteraient le désir. Contre toute attente, cet homme « de haute taille et d'assez forte corpulence »[1] disparaît très rapidement. Un sous-officier belge comprend qu'il s'agit d'un espion et lance vainement deux patrouilles à sa poursuite, le faux prêtre ayant disparu. Dès 22 h, le retour des Allemands est annoncé. « Il pleut. Une pluie fine, désespérante. Les genoux glissent sur les parois humides ; les semelles collent au sol. C'est une nuit noire »[2]. Vers 23 h 30, les Wesphaliens ont incendié les alentours, le fort de Barchon jaillit de la nuit tandis que des phares puissants balayent la plaine de Rabosée.

La fournaise

Notes et références

Voir aussi

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