Bataille de Sidi Abdelkrim
bataille entre les Mdakra de la confédération Chaouïa et les troupes du général d'Amade en 1908 durant la guerre de la Chaouïa
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La bataille de Sidi Abdelkarim en (arabe : معركة سيدي عبد الكريم), aussi appelé Bataille de Sedra ou Youm as-Sedra (littéralement : "Journée de Sedra", en arabe : يوم السدرة) est un engagement militaire majeur ayant eu lieu le . Elle oppose les forces de la résistance marocaine, principalement issues des tribus des Mdakra, à l'armée coloniale française durant la guerre de la Chaouïa.
| Date | 18 février 1908 |
|---|---|
| Lieu | Sidi Abdelkarim au nord de Ben Ahmed, Maroc |
| Issue | Victoire marocaine |
| Changements territoriaux | Retrait des troupes françaises du camp de Sidi Abdelkarim |
| présumés lourdes |
Batailles
• Bataille de Casablanca (1907)
• Bataille de Sidi Moumen (1907)
• Bataille de Taddert (1907)
• Bataille de Sidi-Brahim (1907)
• Bataille de Sidi Kamel (1907)
• Bataille de Oued el-Atach (1907)
• Bataille d'Aïn Waghit (1907)
• Bataille de Mediouna (1908)
• Bataille de Dar Bouazza (1908)
• Première bataille de Settat (1908)
• Bataille de Dar Ksibat (1908)
• Bataille d'Ain M'Koun (1908)
• Bataille de Berrechid (1908)
• Bataille de Sidi El-Mekki (1908)
• Deuxième bataille de Settat (1908)
• Bataille de Fakhakha (1908)
• Bataille de Sidi Kamel (1908)
• Bataille de Berrabah (1908)
• Bataille de Sidi Abdelkrim (1908)
• Première bataille de l’oued-Aceila (1908)
• Bataille de Sidi el-Ourimi (1908)
• Deuxième bataille de l’oued-Aceila (1908)
• Troisième bataille de Settat (1908)
• Bataille de Dar-el-Daoudi (1908)
• Massacre de Sidi Ghlimi (1908)
• Première bataille du M'Qarto (1908)
• Deuxième bataille du M'Qarto (1908)
• Bataille de l’oued Mzabern (1908)
• Bataille de l’oued Dalia (1908)
| Coordonnées | 33° 10′ 42″ nord, 7° 15′ 39″ ouest | |
|---|---|---|
Contexte
À la suite du bombardement de Casablanca en par la marine française, les tribus de la Chaouia entrent en insurrection ouverte. El Ahmar ben Mansur, chef tribal influent de la fraction des Ahlaf, s'établit comme l'un des principaux commandants de cette résistance, dirigeant notamment la troupe des « R'ma » (les tireurs). Face à cette guérilla persistante, le commandement français, dirigé par le général d'Amade, cherche à pacifier l'arrière-pays par des manœuvres de grande envergure[1].
Déroulement
Le général d'Amade élabore un plan stratégique visant à encercler les tribus Mdakra en déployant trois colonnes militaires distinctes. L'objectif est de prendre en étau les combattants marocains pour mettre fin à leur capacité de nuisance.
Cependant, la résistance marocaine parvient à anticiper et à déjouer cette manœuvre. Les forces d'El Ahmar ben Mansur lancent des offensives coordonnées sur les sites de Brabeh et de Sidi Abdelkarim. La simultanéité et la violence des assauts des résistants empêchent les colonnes françaises de réaliser leur jonction, faisant échouer le plan de siège. Selon les sources, les troupes françaises frôlent une défaite totale. Sous la pression constante des combattants Mdakra, le général d'Amade est contraint d'ordonner une retraite nocturne pour éviter l'anéantissement de ses unités[1].
Conséquences
La bataille de Sidi Abdelkarim est considérée comme un succès tactique pour la résistance. Le bilan matériel et humain pour l'armée française est qualifié d'important, avec des pertes significatives en vies humaines et en équipement[2]. Elle fait partie des plus grands succès d'El-Ahmar ben Mansur[3].
Néanmoins, l'échec de ces campagnes militaires régulières poussera ultérieurement le général d'Amade à adopter une politique de répression plus brutale contre les populations civiles, menant aux massacres de Mdakra (M'karto) et de Sidi El Ghlimi en [1].