Bataille de Soncino (1312)
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| Date | 16 mars 1312 |
|---|---|
| Lieu | Soncino, en Lombardie, Italie |
| Issue | Victoire gibeline |
| Parti guelfe :
|
Parti gibelin : |
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| Soldats et cavaliers de Crémone, de Crema, de Bergame, guelfes de Soncino | 400 cavaliers tedeschi et bresciani, cavaliers milanais, exilés de Soncino |
| 200 fantassins, 60 cavaliers, 160 prisonniers | 100 fantassins, 10 cavaliers |
Guerres entre guelfes et gibelins
Batailles
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- Solara (1356)
- Alexandrie (1391)
- Casalecchio (1402)
| Coordonnées | 45° 24′ 02″ nord, 9° 51′ 54″ est | |
|---|---|---|
La bataille de Soncino fut un affrontement survenu le entre les forces guelfes des Della Torre et de leurs alliés, et les forces impériales soutenues par les Visconti, près de la ville homonyme de Crémone. Elle s'inscrit dans le cadre de la guerre entre guelfes et gibelins.
En , Henri VII de Luxembourg entreprend sa descente en Italie pour obtenir son couronnement en tant que roi d'Italie et empereur de la part du pape Clément V. Il traverse les Alpes avec une armée de 5 000 fantassins et 500 cavaliers, arrivant en novembre à Turin puis à Asti, où son ingérence dans les affaires politiques de la ville met en alerte les villes guelfes italiennes. Le , il est couronné roi d'Italie à Milan, dans la basilique de Saint-Ambroise par l'archevêque Cassono della Torre. Les Della Torre organisent une révolte contre les forces impériales, mais elle est réprimée dans le sang, contraignant le seigneur de la ville, Guido della Torre, à fuir.
L'empereur cherche ensuite à faire valoir les droits impériaux sur les terres communales, à remplacer les réglementations communales par les lois impériales et impose une lourde taxation à toutes les villes italiennes. Ces mesures entraînent des révoltes dans de nombreuses villes guelfes, notamment Bergame, Brescia, Lodi et Crémone, avec l'expulsion des vicaires impériaux. L'empereur répond en réprimant toute résistance. Après avoir repris le contrôle de Lodi, ce fut le tour de Crémone, où s'étaient réfugiés les Della Torre, qui fut prise le et dont les murs furent rasés.
À l'été 1311, il assiège Brescia qui ne tombe que le après quatre mois de résistance. Le , sous les murs de la ville, Mathieu Ier Visconti est nommé vicaire impérial à Milan tandis qu'Amédée V de Savoie est nommé vicaire général en Lombardie.
Entre et , alors que l'empereur se trouvait à Gênes, où son épouse Marguerite de Brabant était décédée, la plupart des villes lombardes, émilienes et toscanes se sont rebellées contre le pouvoir impérial et ont formé une Ligue guelfe à Bologne. En , Amédée V de Savoie abandonne sa fonction de vicaire général de Lombardie et est remplacé par Werner von Homberg avec le titre de Capitaine général de la Ligue et confédération des villes fidèles à l'empire, à savoir Milan, Côme, Novare, Verceil, Bergame, Brescia, Lodi, Crémone et Plaisance. Guglielmo Cavalcabò[1], avec le soutien des Crémonais, chasse le vicaire impérial Galeazzo Visconti de la ville et installe en tant que podestat le guelfe Passerino della Torre.
À Soncino, il n'y a pas eu de combats particuliers entre guelfes et gibelins tout au long de 1311, mais en , Venturino Fondulo, à qui la défense avait été confiée par l'empereur à l'été de l'année précédente, décide de changer de camp et, en accord avec Venturino Benzone de Crémone, expulse Nazario Quinzoni ainsi que les gibelins de la ville. Constatant la situation, Werner von Homberg rassemble les exilés en conseil à Lodi, mais constatant que chacun considère sa propre restauration comme prioritaire et qu'en agissant ainsi, les forces se disperseraient dans trop de combats et risqueraient de ne pas atteindre leurs objectifs, il décide de s'en remettre à Matteo Visconti, qui grâce à son influence et à sa modération est considéré comme le seul capable de médier entre les exigences de chacun.