Révolte de Milan

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Date 12 février 1311
Casus belli Couronnement de l'empereur Henri VII
Issue Echec de la révolte et renforcement du pouvoir impérial
Révolte de Milan
Description de cette image, également commentée ci-après
La bataille et le jugement ultérieur par Henry (Codex Balduini Trevirensis, vers 1340). Les chevaliers allemands identifiés par leurs armoiries comprennent Wernher von Homberg au centre, tuant un chef torriani, et Konrad von Gundelfingen (en) de l'Ordre Teutonique menant la charge contre les chevaliers ennemis, ainsi que Léopold d'Autriche et Amédée de Savoie[1].
Informations générales
Date 12 février 1311
Lieu Milan, en Lombardie, Italie
Casus belli Couronnement de l'empereur Henri VII
Issue Echec de la révolte et renforcement du pouvoir impérial
Belligérants
Parti guelfe :
Faction Torriani
Parti gibelin :
Factions gibelines
Commandants
Guido della Torre Henri VII de Luxembourg

Guerres entre guelfes et gibelins

Batailles

1150 – 1200

1201 – 1250

1251 – 1300

1301 – 1350

1351 – 1402

Coordonnées 45° 28′ 30″ nord, 9° 10′ 50″ est
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
localisation

La révolte de Milan est un épisode de la guerre entre guelfes et gibelins durant laquelle la faction guelfe de Milan (aussi appelée faction Torriani), dirigée par Guido della Torre se soulève le 12 février 1311 contre le pouvoir gibelins local. La révolte est écrasée le jour même par les troupes du roi Henri VII.

Henry était arrivé à Milan quelques semaines auparavant, le 23 décembre 1310[2], et avait été couronné roi d'Italie le 6 janvier 1311[3]. Les guelfes toscans avaient refusé d'assister à la cérémonie et avaient commencé à se préparer à la résistance. Henry avait également réhabilité les Visconti, les anciens dirigeants déchus de Milan, qui étaient revenus de l'exil. Guido della Torre, qui avait chassé les Visconti de Milan, s'était opposé à cela et avait organisé une révolte contre Henry.

La révolte

Vers midi le 12 février, le duc Léopold Ier d'Autriche, revenant d'une promenade avec quelques compagnons, passe par le quartier Torriani sur le chemin du retour à son camp situé à l'extérieur de la Porta Comasina, au nord-ouest de la ville, lorsqu'il entend un bruit inhabituel de voix, d'armes et de chevaux, et à travers une porte ouverte, il peut voir une assemblée d'hommes en armure complète. Léopold renvoie ses hommes à son camp avec l'ordre d'armer ses partisans, et se rend auprès du roi Henri, qui réside au palais de la ville, pour le prévenir de l'attaque imminente. Henri envoie son frère Baudouin chercher les troupes allemandes campées à l'extérieur de la Porta Romana (en), au sud-ouest de la ville, tandis qu'un groupe de chevaliers dirigé par Henri de Flandre et Jean de Calcea se rend au palais Visconti puis au quartier Torriani, où ils sont immédiatement engagés dans un combat intense. Henri reste au palais et ordonne que les portes du palais soient barricadées, juste à temps avant l'arrivée d'une foule armée.

En même temps, le contingent des chevaliers teutoniques arrive, et dans une seule charge, tue ou disperse la plupart des rebelles. Les chroniques allemandes s'accordent à louer la bravoure et la vaillance des chevaliers lors de cette attaque, et notamment leur chef, le commandant de Franconie et plus tard Deutschmeister Konrad von Gundelfingen (en). Les renforts autrichiens ont été retardés par des barricades érigées par les rebelles à la Porta Comasina. Les renforts viscontiens arrivent également de manière suspecte tardive, ce qui a été interprété comme un soutien au moins passif de l'insurrection. Lorsque les renforts arrivent dans le quartier Torriani, le combat y est presque terminé. Les soldats passent maintenant au pillage des résidences Torriani dans un massacre qui se poursuit jusqu'au coucher du soleil[1].

Issue des combats et conséquences

Historiographie

Références

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