Bergheim

commune française du département du Haut-Rhin From Wikipedia, the free encyclopedia

Bergheim [bɛʁɡaim] Écouter (Bariga en alsacien) est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Bergheim
Bergheim
Vue aérienne de la commune.
Blason de Bergheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Colmar-Ribeauvillé
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Ribeauvillé
Maire
Mandat
Elisabeth Schneider
2020-2026
Code postal 68750
Code commune 68028
Démographie
Gentilé Bergheimois, Bergheimoises
Population
municipale
2 069 hab. (2023 en évolution de −2,45 % par rapport à 2017)
Densité 108 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 21″ nord, 7° 21′ 45″ est
Altitude Min. 172 m
Max. 733 m
Superficie 19,16 km2
Type Petite ville
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Colmar
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sainte-Marie-aux-Mines
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Bergheim
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Bergheim
Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin
Voir sur la carte topographique du Haut-Rhin
Bergheim
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
Bergheim
Liens
Site web www.ville-bergheim.fr/
    Fermer

    Ses habitants sont appelés les Bergheimois et les Bergheimoises.

    La commune fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France. Le , Bergheim a été proclamé Village préféré des Français 2022.

    L’habitat se concentre, encore au début du XXIe siècle, essentiellement au-dedans d’un rectangle de 300 m sur 500 m, aux angles arrondis, déterminé par la double enceinte médiévale, laquelle a été conservée jusqu’à nos jours sur quasi toute sa longueur. La ville a somme toute peu débordé de cet étroit périmètre au fil des siècles, allant seulement s’étendre sur quelques centaines de mètres vers l’est, sur le Wolfshoehle, et vers l’ouest, en direction du hameau de Froehn, où se construisent de nouveaux logements et où se sont implantées quelques entreprises.

    Géographie

    Localisation

    Bergheim est située dans le canton de Sainte-Marie-aux-Mines, à 17 km au nord de Colmar et à 10 km au sud-ouest de Sélestat, dans la frange vallonnée de la plaine d'Alsace, entre Ribeauvillé, Saint-Hippolyte et Thannenkirch, à deux kilomètres des montagnes vosgiennes, lesquelles ont, notoirement, un début abrupt sur leur versant oriental. Bergheim se situe sur la route des vins d'Alsace.

    Géologie et relief

    Cette ancienne cité médiévale est sise dans une contrée riche en vignes, un peu en retrait à l'ouest par rapport à la voie express N83/A35 Strasbourg-Colmar et la ligne de chemin de fer Strasbourg-Bâle.

    C'est une des 201 communes[1] du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

    Hydrogéologie et climatologie : Système d’information pour la gestion de l’Aquifère rhénan, par le BRGM :

    Territoire communal : Occupation du sol (Corinne Land Cover); Cours d'eau (BD Carthage),
    Géologie : Carte géologique; Coupes géologiques et techniques,
    Hydrogéologie : Masses d'eau souterraine; BD Lisa; Cartes piézométriques.

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le Bergenbach, le ruisseau l'Horgiessen[2], le Brunnwasser[3] et le Muhlbach[4],[5],[Carte 1].

    Le Bergenbach, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Horgiessen à Sélestat, après avoir traversé trois communes[6].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Bergheim[Note 1].

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Ill Nappe Rhin ». Ce document de planification concerne la nappe phréatique rhénane, les cours d'eau de la plaine d'Alsace et du piémont oriental du Sundgau, les canaux situés entre l'Ill et le Rhin et les zones humides de la plaine d'Alsace. Le périmètre s’étend sur 3 596 km2. Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[7].

    La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[10] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Vosges » et « Alsace »[11]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 646 mm, avec 8,9 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 664,4 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,9 °C, atteinte le [Note 2].

    Davantage d’informations Mois, jan. ...
    Statistiques 1991-2020 et records station BERGHEIM-INRAE (68) - alt : 309 m, lat : 48°12'58"N, lon : 7°20'44"E
    Records établis sur la période du au
    Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
    Température minimale moyenne (°C) −0,3 0,2 3,5 6,7 10,5 13,7 15,4 15,2 11,5 7,7 3,3 0,6 7,3
    Température moyenne (°C) 2,3 3,4 7,3 11,3 15,2 18,6 20,4 20,2 16,1 11,5 6,1 3,1 11,3
    Température maximale moyenne (°C) 4,9 6,6 11,2 15,8 19,9 23,5 25,4 25,2 20,7 15,2 8,9 5,6 15,2
    Record de froid (°C)
    date du record
    −15,8
    02.01.1997
    −15,3
    07.02.1991
    −11,1
    01.03.05
    −2,5
    04.04.22
    1,6
    15.05.1995
    4,5
    02.06.06
    7,6
    13.07.1993
    7
    31.08.1995
    2,3
    30.09.1995
    −3,3
    29.10.12
    −8,8
    23.11.1998
    −16,9
    20.12.09
    −16,9
    2009
    Record de chaleur (°C)
    date du record
    17,2
    01.01.23
    20,8
    25.02.21
    25,4
    31.03.21
    29,5
    22.04.18
    32,4
    20.05.22
    36,9
    30.06.19
    37,3
    25.07.19
    38,9
    13.08.03
    32,7
    12.09.23
    29,7
    13.10.23
    23
    07.11.15
    20,1
    16.12.1989
    38,9
    2003
    Précipitations (mm) 48,2 42,8 41 43,6 70,6 68,6 68,1 63,3 50,3 62,8 51,6 53,5 664,4
    Record de pluie en 24 h (mm)
    date du record
    37,2
    10.01.1995
    44,8
    14.02.1990
    26
    03.03.01
    24,6
    01.04.1989
    36
    18.05.1994
    40,5
    03.06.19
    59
    27.07.19
    70
    06.08.1999
    47,5
    08.09.25
    41
    24.10.1999
    53
    20.11.15
    39,2
    05.12.1988
    70
    1999
    Fermer
    Source : « Fiche 68028001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
    Diagramme climatique
    JFMAMJJASOND
     
     
     
    4,9
    −0,3
    48,2
     
     
     
    6,6
    0,2
    42,8
     
     
     
    11,2
    3,5
    41
     
     
     
    15,8
    6,7
    43,6
     
     
     
    19,9
    10,5
    70,6
     
     
     
    23,5
    13,7
    68,6
     
     
     
    25,4
    15,4
    68,1
     
     
     
    25,2
    15,2
    63,3
     
     
     
    20,7
    11,5
    50,3
     
     
     
    15,2
    7,7
    62,8
     
     
     
    8,9
    3,3
    51,6
     
     
     
    5,6
    0,6
    53,5
    Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Bergheim est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Colmar, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[17]. Cette aire, qui regroupe 95 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[18],[19].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (33,1 %), terres arables (32,5 %), cultures permanentes (23,5 %), zones urbanisées (4,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,6 %), prairies (0,1 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Toponymie

    Attestée sous la forme Berchem en 465, Bercheim en 1302, Berckheim en 1510, Bercken en 1576[21].

    Du germanique berg (montagne), repris du celtique et du pré-celtique, et du germanique heim (village)[22].

    Bergheim peut se traduire par le « hameau de la montagne »[23].

    Histoire

    Préhistoire

    On a retrouvé à Bergheim 58 silos de l'époque néolithique, dont 14 contenaient des restes humains[24]. Dans le silo 157 ont été retrouvés huit corps, et des bras gauches sectionnés qui n'appartenaient pas aux mêmes individus[25], témoignant d'un événement violent survenu vers 4200 av. J.-C. Une analyse isotopique ultérieure a montré que les victimes n'étaient pas originaires de la région mais y étaient arrivés dans leur enfance[26]; il s'agit vraisemblablement de prisonniers faits lors d'un conflit préhistorique[26].

    Construit sur un ancien camp romain

    La ville de Bergheim a été identifiée à l’emplacement d’un ancien camp romain. En 1848, on a découvert d'anciennes mosaïques de cette époque, qui ont été partiellement reconstituées.

    Un village changeant plusieurs fois de propriétaire

    Grand'Rue, aboutissant à la Porte Haute (allem. Obertor), qui se dresse sur la flanc occidental de l'enceinte et dont on voit ici la façade arrière.
    Topographia Alsatiae, Bercken

    Aucun lieu en Alsace n'a aussi souvent changé de maître que le bourg de Bergheim. Au VIIe siècle, un nommé Hagio en fit don à l'abbaye de Moyenmoutier, en Lorraine. Othon Ier le donna à Conrad, père de Hermann, duc d'Alsace. Les religieux de Moyenmoutier entrèrent en possession de Bergheim[27] en 964 par le recours de Gerhard, évêque de Toul, mais le duc Hermann s'en empara de nouveau en 978 et le concéda à un certain Lugold. Sous l'empereur Henri II, il devint la propriété des évêques de Toul, et, en 1132, le pape Innocent II confirma cette possession. En 1225, l'évêque Eudes conféra son droit sur Bergheim à Mathieu, duc de Lorraine. Mathieu céda à son tour, en 1246, Bergheim, à titre de fief, à Philippe de Gilbeviller, et à la mort de celui-ci à Hugues, comte de Lützelstein. En 1285, Cuno de Berckheim (famille de Mittelbergheim issue de la branche d'Andlau) est l'un des 500 chevaliers invités du comte de Chiny et participe aux fêtes, joutes et tournoi qui se donnent à Chauvency-le-Château près de Montmédy. Il y était venu avec d'autres Alsaciens, dont Conrad Warnier ou Werhner de Hattstatt. Le trouvère Jacques Bretel, chargé de faire le reportage de ces journées, raconte la joute qui opposa alors Cuno de Berckheim au seigneur de Faucogney.

    En 1287, Bergheim était entre les mains des Rappolstein. En 1301, Albert Ier, roi des Romains, l'engagea à Burcard de Geroldseck. Henri II de Ribeaupierre le reprit sur ce dernier, l'entoura de fortifications et l'offrit à l'empereur Henri VII, dont il le reçut en fief, en 1312[28].

    Bergheim fut finalement élevée au rang de ville libre sous la tutelle de Henri de Ribeaupierre. C’est en 1313 que Bergheim obtint le privilège de frapper la monnaie, le droit de refuge et le droit de perception de droits de douane. Des vestiges historiques abondants de cette époque sont bien conservés de nos jours.

    En 1470, le village est assiégé par les troupes de Charles le Téméraire[28].

    1582-1683 : procès de sorcellerie

    De nombreux procès pour sorcellerie à Bergheim sont documentés pour la période située entre 1582 et 1683, dans un contexte de chasse aux sorcières sévissant également en Alsace à Molsheim, Sélestat, Haguenau, Ensisheim, Benfeld, Saverne, Ban de la Roche[29].

    De 1582 à 1630, les procès jugés sur le bailliage de Bergheim sont allemands, les derniers procès (1646, Ribeauvillé et 1683) sont français.

    Sur toute cette période, quarante femmes seront brûlées vives, dont vingt-deux en l'espace de cinq mois pour la seule année 1630.

    Malgré l'ordonnance royale de 1682 décriminalisant la sorcellerie, le dernier procès de 1683 à Bergheim verra encore la condamnation à mort pour sorcellerie d'Ursule Semler, 73 ans[30].

    La ville de Bergheim a choisi de consacrer son musée municipal, un bâtiment historique datant de 1550, à l’histoire de ces nombreux procès de sorcellerie jugés à Bergheim entre 1582 et 1683 en s'appuyant exclusivement sur des faits historiquement avérés.

    Le projet est confié à la Société d’Histoire de Bergheim et le lieu inauguré en 1997 sous le nom de « Maison des sorcières »[31]. Le musée, géré par l'association Culture et Patrimoine de Bergheim, présente à travers une exposition sur trois étages, les procès pour sorcellerie de Bergheim ainsi que l'histoire de la sorcellerie en Alsace, la question de la représentation de la femme, la tolérance et la crainte de l'inconnu.

    La Société d’Histoire de Bergheim a publié en 2021 le catalogue bilingue de l'exposition sous le titre Les procès de sorcellerie à Bergheim = Die Hexenverfolgung in Berheim : 1582-1683[32].

    Guerres mondiales

    Un bombardier US B17 s’est écrasé à Bergheim le [33] après avoir été pris en chasse par un Messerschmitt[34].

    Huit personnes nées à Bergheim ont été déportées[35],[36].

    C'est au « Grasberg » que reposent 5 308 soldats allemands morts pendant la Deuxième Guerre mondiale[37],[38].

    Politique et administration

    Découpage territorial

    La commune de Bergheim est membre de la communauté de communes du Pays de Ribeauvillé[39], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Ribeauvillé. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[40].

    Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé, à la circonscription administrative de l'État du Haut-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est[39].

    Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton de Sainte-Marie-aux-Mines pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Haut-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace[41].

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[42]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Charles Lorentz
      Viticulteur

    (décès)
    Pierre Walter DVD Médecin
    Conseiller général de Ribeauvillé (1964 → 1988)
    Jean-Paul Steib[43]   Directeur d'école retraité, maire honoraire
    Adjoint au maire (1971 → 1993)
    Officier des Palmes académiques
    Pierre Bihl UMP-LR Cadre bancaire retraité, maire honoraire (2021)
    Conseiller général de Ribeauvillé (2008 → 2015)
    Conseiller départemental de Sainte-Marie-aux-Mines (2015 → )
    Vice-président du conseil départemental du Haut-Rhin (2015 → )
    2e vice-président de la CC du Pays de Ribeauvillé (? → 2020)
    en cours Élisabeth Schneider[44]   Experte en assurances climatiques
    Deuxième adjointe au maire (2014 → 2020)
    Conseillère municipale de Turckheim (1995 → 2001) puis de Bergheim (2008 → )
    3e vice-présidente de la CC du Pays de Ribeauvillé (2020 → )
    Fermer

    Budget et fiscalité 2021

    Bergheim vue depuis les coteaux de l'Altenberg. Ville ancienne à gauche, s'échelonnant entre l'église paroissiale et le beffroi de la Porte-Haute ; à l'avant-plan à droite, immeubles neufs du Froen.

    En 2021, le budget de la commune était constitué ainsi[45] :

    • total des produits de fonctionnement : 2 525 000 , soit 1 178  par habitant ;
    • total des charges de fonctionnement : 2 007 000 , soit 936  par habitant ;
    • total des ressources d'investissement : 1 361 000 , soit 634  par habitant ;
    • total des emplois d'investissement : 1 896 000 , soit 884  par habitant ;
    • endettement : 253 000 , soit 118  par habitant.

    Avec les taux de fiscalité suivants :

    • taxe d'habitation : 13,11 % ;
    • taxe foncière sur les propriétés bâties : 21,60 % ;
    • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 36,77 % ;
    • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
    • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

    Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2020 : médiane en 2020 du revenu disponible, par unité de consommation : 24 130 [46].

    Politique environnementale

    La commune est adhérente de l'association Les Plus Beaux Villages de France[47].

    Équipements et services publics

    Population et société

    Démographie

    Évolution démographique

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[49].

    En 2023, la commune comptait 2 069 habitants[Note 4], en évolution de −2,45 % par rapport à 2017 (Haut-Rhin : +0,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    2 5462 7693 0813 1943 5183 6593 4493 4913 596
    1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
    3 1263 2003 0893 0742 7372 7712 5862 5052 484
    1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    2 4242 2091 9561 7141 6951 7041 7141 7171 727
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
    1 7081 7531 7031 7741 8021 8301 8501 8371 906
    Davantage d’informations - ...
    2014 2019 2023 - - - - - -
    2 0302 0702 069------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2006[51].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Économie

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Cependant, l'aspect actuel de la nef est déterminé surtout par un remaniement dans le sens baroque effectué en 1718, lors duquel le vaisseau central fut couvert d'un plafond et séparé des bas-côtés par des arcs en plein-cintre s’appuyant sur des colonnes toscanes. La chapelle des Quatorze Saints Auxiliateurs, de style néogothique, qui renferme d'intéressantes œuvres d'art tant peintes que sculptées, fut ajoutée au flanc sud en 1819. La sacristie sud, de style néo-gothique également, date de la fin du XIXe siècle. Les grandes orgues, de type Rinkenbach, sont de 1903 ; le bâti néobaroque qui les abrite date de 1879, mais incorpore des sculptures originales de 1740[77],[78],[79]. Le Buffet d'Orgue a été construit en 1740 par Jean Jodoc Von Esch. La dernière restauration de l'instrument a été effectuée par Michel Gaillard en 2006.

    Bergheim est aujourd'hui le siège d'une communauté de paroisses regroupant 8 paroisses : Bergheim, Guémar, Illhaeusern, Ostheim, Rodern, Rorschwihr, Saint Hippolyte et Thannenkirch. Ce regroupement porte le nom de « Communauté de paroisses du Bon Pasteur, entre Ill et Taennchel » et peut être découvert via son site Internet www.paroisses-bergheim.fr.

    Personnalités liées à la commune

    • Martin Drolling, peintre né à Bergheim en 1752 et décédé à Paris en 1817. Il travaillait pour de nombreuses manufactures de porcelaine et devint, à partir de 1808, conseiller de celle de Sèvres.
    Son fils Michel Martin dirigeait un atelier d'artistes peintres à Paris. Jean-Jacques Henner y était l'un de ses élèves.

    Héraldique

    Cuno de Berckheim porte d'or à croix de gueules au tournoi de Chauvency.
    Ernoult de Bergheim (voir l'armorial du tournoi de Chauvency).

    Blason de Bergheim

    Les armes de Bergheim se blasonnent ainsi :
    « D'argent à deux tour carrées pavillonnées de gueules maçonnées de sable et enfermées dans une enceinte ronde de murailles crénelées aussi de gueules, maçonnée et ouverte de deux portes de sable, un mont de trois coupeaux de sinople posé entre les tours, celui du milieu sommé d'un écusson d'azur à trois fleurs de lys d'or. »[97]

    Annexes

    Bibliographie

    • Société d'histoire de Bergheim, Les procès de sorcellerie à Bergheim = Die Hexenverfolgung in Berheim : 1582-1683, bf éditions, 2021.
    • Dominique Toursel-Harster, Jean-Pierre Beck, Guy Bronner, Dictionnaire des monuments historiques d’Alsace, Strasbourg, La Nuée Bleue, , 662 p. (ISBN 2-7165-0250-1)
      Bergheim, pp. 48 à 51
    • Michel Hérold et Françoise Gatouillat, Les vitraux de Lorraine et d'Alsace, Corpus vitrearum, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Paris, CNRS Editions Inventaire général, , 328 p. (ISBN 2-271-05154-1)
      Recensement des vitraux anciens de la France, Volume V, Bergheim, maison collection privée, page 267
    • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4e trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)
      Bergheim, pp. 139-140
    • Charles-Laurent Salch, Nouveau Dictionnaire des Châteaux Forts d'Alsace, Ramprechtsau appelé aussi Kastelberg, alsatia, Conception et réalisation Lettrimage, , 384 p. (ISBN 2-7032-0193-1)
      Bergheim, p. 252, Dessins de relevés et d'illustration sont de Walter Herrmann, André Lerch, Christian Rémy. Images de synthèse de Fabien Postif et Photos de Dominique Martinez
    • Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal, , 495 p.
      Bergheim pp. 206 à 212 Carte n°5 Alsace-Lorraine-Franche-Comté

    Articles connexes

    Liens externes

    Sur les autres projets Wikimedia :

    Notes et références

    Related Articles

    Wikiwand AI