Berné

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Berné
Berné
Église Saint-Brévin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Communauté de communes Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
David Guilloux
2026-2032
Code postal 56240
Code commune 56014
Démographie
Gentilé Bernéens
Population
municipale
1 551 hab. (2023 en évolution de +1,31 % par rapport à 2017)
Densité 45 hab./km2
Population
unité urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 44″ nord, 3° 23′ 28″ ouest
Altitude Min. 36 m
Max. 166 m
Superficie 34,77 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Lorient
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gourin
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Berné
Liens
Site web https://www.berne.bzh/

Berné [bɛʁne] est une commune française située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Localisation

Berné est une commune rurale appartenant à l'arrière-pays de Lorient. Le bourg est situé à vol d'oiseau à 28 km au nord de Lorient la grande ville la plus proche, à 32 km à l'ouest de Pontivy sa sous-préfecture de rattachement et à 61 km au nord-ouest de Vannes. Elle appartient par sa langue mais aussi ses traditions vestimentaires et son mobilier au Pays Pourlet. Un certain nombre d'habitants pratiquent encore cette langue.

Géologie et relief

La commune dispose d'un bel ensemble boisé, avec notamment la forêt domaniale de Pontcallec à l'est et le bois de Landordu au nord. La forêt de Pontcallec, une futaie de hêtres et de chênes, occupe la rive droite du Scorff et couvre 542 ha. Avec une superficie totale en bois de 1 062 ha, le taux de boisement de la commune est de 30%. Le paysage vallonné est empreint de douceur. Le village de Berné court sur un faisceau de petites crêtes moutonnières et domine des versants en pente douce qui ajoutent à son charme. Le sous-sol, essentiellement de nature granitique, renferme du minerai d'uranium. C'est un paradis pour les promeneurs qui aiment la nature calme, secrète et sauvage.

Localisation de Berné sur une carte des communes du Morbihan.

Voies de communication et transports

Voir Transports à Roi Morvan Communauté.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Scorff, le Pont er Bellec[1], le ruisseau de Kerloaz[2], le ruisseau du Coronc[3] et le ruisseau de Kerustang[4],[5],[Carte 1].

La commune de Berné est bordée à l'est et au sud par le Scorff, un fleuve côtier qui se jette dans la rade de Lorient. Le Scorff coule au fond d'une vallée boisée et profondément encaissée. Il décrit un grand coude à l'extrémité sud-est de la commune. Son cours présente de nombreux rapides se prêtant à la pratique du kayak et matérialise la frontière avec les communes limitrophes de Inguiniel et de Plouay. À l'extrémité nord-est de la commune se trouvait l'étang de Pontcallec qu'alimentaient les eaux de la Rivière de Pontcallec,un affluent du Scorff avant qu'une vidange accidentelle ne survienne. Des cours d'eau plus modestes drainent le territoire communal : le Stang Hingant, un affluent de l'Aër et un sous-affluent de l'Ellé, qui prend sa source à Priziac et arrose le nord-ouest de la commune, le ruisseau de Kerloas, un affluent du Scorff, qui matérialise la frontière avec les communes limitrophes de Meslan et Guilligomarc'h.

Le Scorff, d'une longueur de 79 km, prend sa source dans la commune de Ploërdut et se jette dans le Blavet en limite de Lorient et de Lanester, après avoir traversé 18 communes[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Berné[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[10]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 055 mm, avec 1,5 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Plouay à 10 km à vol d'oiseau[13], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 149,0 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −9,6 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Berné est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lorient, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[17]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 1,9  % 67
Terres arables hors périmètres d'irrigation 22,8 % 805
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 10,9 % 383
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 21,7 % 765
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 3,2 % 113
Forêts de feuillus 13,5 % 475
Forêts de conifères 0,03 % 1
Forêts mélangées 25,0 % 879
Landes et broussailles 0,3 % 10
Forêt et végétation arbustive en mutation 0,7 % 25
Source : Corine Land Cover[20]

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Berrene, Berenne et Berene au XIVe[21],[22].

Le nom de la commune fait peut-être référence au dieu gaulois Brennos, mais une autre explication lierait ce toponyme à Bré et nec'h qui signifient la colline et haut en breton[21]. Le nom de la localité est plus probablement issu du toponyme Bernac, toponyme que l'on retrouve sous les formes non évoluées de Prat Bernac et Goraem Bernac, lieux-dits situés à quelques kilomètres de Berné. Le passage de Bernac aux formes anciennes Berrene, Berenne et Berene peut s'expliquer soit par une évolution romane, soit par la simple disparition de la consomme finale du suffixe locatif -acum[22].

Le nom breton de la commune est Berne[23].

Histoire

Préhistoire

Menhir de Kerlivio

D'une hauteur de 4,50 mètres, la pierre dressée de Kerlivio ne fait que 50 centimètres d'épaisseur, lui donnant l'aspect d'une table de granite d'une grande finesse, accentuée par sa largeur de 2 mètres. D'après les témoignages mentionnant l'existence de piliers, cette pierre proviendrait de la dalle de couverture d'un dolmen utilisé comme abri par les habitants du village de Kerlivio pendant les bombardements de la Seconde guerre mondiale. Pendant le remembrement, en 1966, cette grande dalle a été déplacée et relevée à environ 500 mètres de son emplacement initial.

Antiquité

L'espace gallo-romain de Berné appartenait-il à la cité des Osismes de Carhaix ou à la cité des Vénètes de Vannes ? On peut repérer au nord de la commune une construction. Il s'agit d'un camp dit castel César, de 300 mètres de circonférence. Le gros-œuvre qui reste visible à la fois sur le terrain et par image aérienne montre une levée et un fossé en terre. Le camp a fait l'objet de destructions en 1966. On note légèrement au nord la présence d'un espace carré et au sud-est les fondations dun bâtiment de type rectangulaire. Mais les mentions de type César sont souvent trompeuses. La base de données Mérimée du ministère de la Culture n'avance aucune datation. Certains auteurs[24] émettent l'hypothèse d'un camp construit pendant le haut Moyen Âge. Des mentions toponymiques peuvent faire écho à l'existence de cet espace gallo-romain, la fontaine nouvellement baptisée Notre-Dame-de-l- Force s'appelait autrefois la fontaine Minerve.

Moyen Âge

La chaussée de l'étang de Pontcallec, construite par le duc Jean II au XIIIe siècle,(carte postale du début du XXe siècle).

Berné dépendait de la châtellenie de Pontcallec dont les terres s'étendaient sur 12 paroisses. Le siège de la châtellenie se trouvait à Berné au lieu-dit Pontcallec. Au commencement il n'y avait à Pontcallec qu'un simple manoir mais celui-ci sera progressivement transformé en place forte par l'ajout de fortifications. La châtellenie faisait partie à l'origine du domaine ducal. C'est d'ailleurs le duc de Bretagne Jean II qui fit construire la chaussée sur un affluent du Scorff qui a donné naissance à l'étang de Pontcallec. Mais les ducs de Bretagne s'en dessaisiront à plusieurs reprises, une première fois au profit de la famille des Derval au XVe siècle et une seconde fois de la famille des Malestroit au XVIe siècle, Pontcallec passant aux mains de René Papin, seigneur de la Trévinière en 1575 grâce au mariage de celui-ci avec Anne de Malestroit.

Temps modernes

La châtellenie passa par alliance (Marie Papin, fille de René Papin et Anne de Malestroit, dame de Pontcallec, épousa en 1598 Charles de Guer) dans les mains de la famille de Guer à la fin du XVIe siècle qui la gardèrent jusqu'à la Révolution française. La seigneurie fut érigée en marquisat en 1667 en faveur d'Alain de Guer[25].

En 1591, le château de Pontcallec fut assiégé et pris par les troupes du duc de Mercœur, qui après avoir pillé le château, détruisirent la plus grande partie de ses fortifications. Mais le duc de Mercœur, voulant en faire une place forte, la fit réparer et y installa une garnison à sa solde. Cependant les troupes royalistes réussirent en 1594 à s'en emparer et le roi Henri IV y installa une garnison de 50 hommes[26]. La chapelle privative du château, achevée en 1593 et située à l'emplacement de l'actuelle chapelle Sainte-Anne-des-Bois, devint une chapellenie en 1643 selon la volonté de Marie Papin, alors dame du lieu, et dédiée à Notre-Dame de Pontcallek. Elle fut, comme le château, ruinée pendant la Révolution française.

Chrysogone-Clément de Guer, marquis de Pontcallec, exécuté le , place du Bouffay à Nantes, avec trois autres gentilshommes des environs, pour avoir fait appel à l'Espagne afin de sauvegarder les libertés de la Bretagne. Il était considéré comme le chef de la conspiration qui porte son nom : la conspiration de Pontcallec.

Avant la Révolution, la petite seigneurie de Kerlois avait sa mouvance sur le territoire de la paroisse ; ses quelques vassaux devaient une redevance singulière et appelée la « viande de chevalier » ou dîner du chevalier.

Les sabotiers étaient nombreux à vivre aux abords de la forêt de Pontcallec[27]. Elle leur fournissait en grande quantité la matière première dont ils avaient besoin pour fabriquer leurs sabots.

Cette commune est citée pour un incident survenu au pardon de Saint-Urlo en Lanvénégen pendant la révolte des Bonnets rouges.

Révolution française et Empire

Vieux paysan de Pontcallec vêtu comme les anciens chouans prenant la pose au perron d'une maison.

Berné fut le théâtre de violents combats entre les bleus et les chouans. La forêt de Pontcallec et son château étaient des repaires de chouans et les bleus n'osaient guère s'y aventurer. Ainsi le directoire du Faouët dans un courrier qu'il adresse au district de Quimperlé le , écrit ses lignes :

« ...il existe dans la forêt de Pontcallec un rassemblement assez considérable, composé de brigands et de déserteurs qui ont des chefs. Ces hommes sont presque tous armés et habillés en paysans; quelques-uns seulement, et en petit nombre, sont habillés en bourgeois. Ils sortent par bandes de ce bois pour faire des irruptions dans les communes voisines. il est à la connaissance de plusieurs que tous les jours cette troupe s'augmente..deux particuliers ont dit qu'il y avait un rassemblement de plus de 1000 hommes dans la forêt de Pontcallec... »

En 1794 les bleus réussir à capturer dans la forêt le capitaine des chouans Jean Salvar, fils du meunier du moulin de Restinois en Meslan, et dix de ses hommes. Mais les chouans eurent leur revanche. En deux bataillons de républicains furent assaillis par les chouans au carrefour de la croix de la nation et leurs rangs furent décimés. La croix de la nation doit d'ailleurs son nom à cette bataille, le mot nation désigne en effet les soldats républicains[28].

Époque contemporaine

Le XIXe siècle

Les anciennes forges de Pontcallec.

Des forges, dont seul subsistent aujourd'hui les bâtiments, furent installées en 1824 en forêt de Pontcallec. Elles connurent une brève existence puisque dès 1837 celles-ci durent fermer, victimes de la concurrence des fers espagnol et russe, moins coûteux que le fer breton[29].

Jeunes gens et jeunes filles venus au pardon de Sainte-Anne des Bois (carte postale ancienne)

L'ancienne chapelle Sainte-Anne des bois ayant été détruite pendant la Révolution, la comtesse de Cossé-Brissac émit le vœu de construire un nouvel édifice si elle venait à donner naissance à un quatrième enfant et de préférence à une fille, ayant déjà eu auparavant trois garçons. Son vœu sera exaucé puisqu'en 1865 naquit une fille prénommée Henriette-Anne. Ce sanctuaire fut conçu à l'origine comme un ex-voto personnel et privé, à usage familial. Dès son achèvement, la petite chapelle fut honorée par de nombreuses visites car la France était entrée en guerre contre la Prusse. Le contexte était douloureux car l'armée prussienne était victorieuse et occupait une partie du territoire. Les Prussiens exigèrent le paiement d'une rançon de 5 milliards de francs avant de partir. Les paroissiens de Berné demandèrent dès la fin du conflit que l'on fit une première grande fête d'actions de grâce. En 1875, eut lieu le premier grand pardon à Sainte-Anne des Bois, avec procession dans le parc de Pontcallec.

Une épidémie de variole fit 90 malades (dont 58 moururent) à Berné entre 1865 et 1870[30].

En plusieurs parties de soule furent encore organisées, probablement pour la dernière fois (la pratique de ce jeu étant désormais interdite) au Kosker en Saint-Caradec-Trégomel entre des "combattants" de cette commune et des communes voisines d'Inguiniel, Berné et Lignol ; le nombre des participants approcha les 500 hommes (dont Mathurin Hybois[Note 4], ouvrier au château de Pontcallec, et plus célèbre joueur de soule de la région)[31].

Le XXe siècle

L'église Saint-Brévin et l'enclos paroissial en 1922.
La Belle Époque

La ligne de chemin de fer à voie métrique reliant Plouay à Gourin, appartenant au réseau des Chemins de fer du Morbihan, a desservi la commune de 1906 à 1947. Un arrêt se trouvait au nord du bourg, au lieu-dit actuel de la gare. Au hameau de Poulhibet, en bordure de l'ancienne route de Berné, il y avait un autre arrêt, à la gare qui existe encore de nos jours.

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Berné porte les noms de 83 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux trois (Yves Martin [dès le à Maissin], Jean Le Bellour, Mathurin Le Cohu [décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre]) sont morts sur le front belge ; Mathurin Jaffré est mort le au Maroc lors de la bataille d'Elhri ; la plupart des autres sont morts sur le sol français[32].

L'Entre-deux-guerres

La lutte bretonne était fort pratiquée : « Depuis toujours on a aimé les luttes dans le beau pays de Plouay qui, il y a un peu plus de vingt ans, produisait des hommes comme les frères Flégeo, de Berné, les frères Lucas, de Calan, et surtout Pichon, de Lanvaudan, leur maître à tous » écrit le journal La Dépêche de Brest en 1934[33].

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Berné porte les noms de 25 personnes mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale ; parmi elles, deux résistants : Marcel Le Mentec, est mort en déportation le à Brême (Allemagne) et Lucien Solliec, arrêté le lors de la rafle de Sainte-Anne-des-Bois, est mort le au camp de concentration de Ravensbrück. Louis Ruello est mort lors du naufrage du torpilleur Siroco le au large de Dunkerque[32].

Le château de Pontcallec.

À partir de 1943, la ville de Lorient devint une des cibles privilégiées des bombardements alliés, à cause de la base sous-marine de Keroman. Environ 600 civils lorientais trouvèrent alors refuge sur la commune de Berné. Les marins de la Kriegsmarine s'installèrent, quant à eux, au château de Pontcallec. Des baraquements furent installés dans le parc du château. Ils servirent d'école de guerre navale. Le , les Allemands procédèrent à une rafle au cours du pardon de Sainte-Anne-des-Bois. Des jeunes réfractaires au STO furent arrêtés. Plusieurs d'entre eux ne survécurent pas à la déportation dans des camps de travail en Allemagne. Dix-sept résistants furent fusillés à Landordu par les Allemands peu après le débarquement des alliés en Normandie. Leurs corps, dont ceux de quatre inconnus, furent exhumés le [34]. Trois résistants (Robert Granet, Louis Kervarec et Louis Robic) furent fusillés par les Allemands le près du lieu-dit « Croix des nations » le long de la route menant à Guémené-sur-Scorff[35]. Quand les résistants délogèrent les derniers Allemands, ils découvrirent au château de Pontcallec d'énormes quantités de vin et d'alcool que ceux-ci n'avaient pas eu le temps d'emporter.

À partir d', 200 réfugiés fuyant les combats de la Poche de Lorient furent hébergés au château de Pontcallec, d'autres le furent dans les dépendances et dans les baraquements construits par les Allemands, si bien qu'en tout environ 400 personnes, y compris des cultivateurs de Caudan et Gestel, venus avec leur bétail et leurs chevaux, trouvèrent asile dans le domaine. Les adultes travaillèrent dans les usines de la région ou comme bûcherons dans les bois du château, les enfants allèrent à l'école de Kernascléden, distante de 2 km, avant qu'une école ne soit créée sur place[36].

L'après Seconde Guerre mondiale

Deux soldats (Alain Le Lardic et Émile Moëllo) originaires de Berné sont morts pour la France pendant la guerre d'Indochine et quatre (Louis Cornic, Albert Jaffré, Daniel Le Bellour et Rémy Le Gouallec) pendant la guerre d'Algérie[32].

Torbernite - Vouedec.

Plusieurs gisements d'uranium furent exploités de 1959 à 1971. Trois sites ont servi à l'extr deaction du minerai : Bonote (1960-1971), Roscorbel (1959-1960) et Vouedec (1962-1971). Le site de Bonote était la plus importante mine de Bretagne. Ses galeries souterraines ont produit plus de 400 tonnes de minerai radioactif.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Administration municipale

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[37].

Liste des maires

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? 1815 François Le Dorven    
1815 1828 Vincent Hellegouarch    
1828 1855 Joseph Lavole    
1855 1872 Maurice Le Dorven    
1872 1874 Yves Juguet    
1874 1900 Jean Le Liboux    
1900 ? Joseph Ihuel    
1947 1974 Paul Ihuel   Député
1974 2008 Roland Duclos    
mars 2008 27 mai 2020 Jean-Pierre Le Fur DVD Retraité agricole
27 mai 2020[38]
Réélu en 2026[39]
en cours
(au 24 mars 2026)
David Guilloux    

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

Avant la réforme territoriale de 2014, la commune dépendait du canton du Faouët.

Rattachements électoraux

Depuis la réforme territoriale de 2014, la commune dépend du canton de Gourin et depuis le redécoupage des circonscriptions électorales françaises de 1986, non modifié pour cette commune par le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010, elle dépend de la sixième circonscription du Morbihan.

Instances judiciaires et administratives

Politique environnementale

Jumelages

Population et société

Démographie

Évolution démographique

Le dictionnaire d'Ogée, paru en 1778, donne une population de 2 000 communiants pour la paroisse de Berné. La population est restée relativement stable au cours du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle. Le déclin démographique en raison de l'exode rural n'a été amorcé qu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et n'a duré qu'une quarantaine d'années. Depuis 1990 la population semble s'être stabilisée.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[41].

En 2023, la commune comptait 1 551 habitants[Note 5], en évolution de +1,31 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7511 7641 7732 0222 6682 2101 8761 9591 941
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7111 7661 8631 7771 9121 9841 8861 9041 953
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9301 9532 0301 9931 9891 9181 8971 9681 804
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 6851 5921 5081 4251 3501 3161 3241 3311 501
2014 2019 2023 - - - - - -
1 5101 5441 551------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,0 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 27,4 % la même année, alors qu'il est de 31,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 730 hommes pour 807 femmes, soit un taux de 52,5 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,51 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[44]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,2 
6,8 
75-89 ans
10,0 
18,7 
60-74 ans
17,4 
21,4 
45-59 ans
17,4 
20,9 
30-44 ans
20,0 
13,8 
15-29 ans
13,9 
17,9 
0-14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département du Morbihan en 2022 en pourcentage[45]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,2 
8,8 
75-89 ans
11,9 
20,8 
60-74 ans
21,9 
20,4 
45-59 ans
19,8 
16,9 
30-44 ans
16,2 
15,6 
15-29 ans
13 
16,7 
0-14 ans
14,9 

Manifestations culturelles et festivités

Enseignement

Voir Enseignement à Roi Morvan Communauté pour les collèges et lycées.

Santé

Voir Santé à Roi Morvan Communauté.

Sports

L'équipe de football, l'US Berné, évolua en troisième division nationale de 1973-74 à 1976-77 et gagna la coupe de l'Ouest en 1972.

Médias

Voir Télécommunications à Roi Morvan Communauté.

Cultes

Économie

Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Berné, observées entre 1988 et 2010, soit sur une période de 22 ans[46].

198820002010
Nombre d’exploitations884629
Équivalent Unité de travail annuel (UTA)1185037
Surface agricole utile (SAU) (ha)1 4781 1781 068
Superficie en terres labourables (ha)1 254998895
Superficie toujours en herbe (ha)221177168
Nombre d’exploitations ayant des vaches laitières39128
Vaches laitières (nombre de têtes)877455375
Nombre d’exploitations ayant des poulets de chair et coqs1955
Poulets de chair et coqs (nombre de têtes)111 10074 903

Voir Économie à Roi Morvan Communauté.

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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