Bernard Barberon
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Paris 17e
Paris 5e
| Bernard Barberon | ||
Bernard Barberon | ||
| Naissance | Paris 17e |
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| Décès | (à 66 ans) Paris 5e |
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| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Arme | Armée de l'air | |
| Grade | ||
| Années de service | 1939 – 1945 | |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale | |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de Guerre 1939-1945 Distinguished Flying Cross (GB) Distinguished Service Cross (US) |
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| Liste des Compagnons de la Libération | ||
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Bernard Barberon (Paris, - décédé le dans la même ville) est un militaire français, Compagnon de la Libération. Figurant parmi les premiers engagés des Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL), il participe à de nombreuses missions en Afrique, en France et en Allemagne avant de devenir pilote de ligne civil.
Avant-guerre
Bernard Barberon naît à Paris le d'un père industriel[1]. Il effectue ses études au collège Sainte-Croix d'Orléans puis au lycée Louis-le-Grand avant d'entrer à la faculté de droit de Paris où il obtient une licence[1].
Seconde guerre mondiale
Engagé dans la réserve de l'armée, il est appelé en 1939 et se porte volontaire pour l'aviation. Après l'armistice, il décide de se joindre à la cause du général de Gaulle et quitte la France pour Gibraltar d'où il part pour Londres[2]. En , il s'engage alors dans les Forces Aériennes Françaises Libres[3] comme observateur aérien. Le mois suivant, il est affecté au groupe Topic commandé par Jean Astier de Villatte[4]. Embarqué à Glasgow en direction de la Gold Coast, il débarque à Takoradi (Ghana) le [2]. Le groupe Topic devient alors une escadrille du nouveau Groupe réservé de bombardement no 1 qui, fin 1940, soutient les troupes de la colonne Leclerc en Afrique centrale[4]. Bernard Barberon participe aux missions sur Koufra (Libye) puis en Érythrée[1] où il fait clandestinement son apprentissage de pilote[5]. Lors du changement de mission du groupe réservé de bombardement no 1 en Groupe de bombardement Lorraine, Barberon est affecté en Libye où, de à , il effectue une trentaine de missions[2]. Promu lieutenant, il demande à suivre une formation de pilote et se rend pour cela en Angleterre[1]. En , le groupe de bombardement Lorraine est également de retour en Europe et Barberon y prend le commandement de l'escadrille « Nancy »[4]. En opération sur le front de l'ouest, il participe alors à près d'une centaine de missions au-dessus de la France et de l'Allemagne[2]. Il prend ensuite le commandement du groupe de transport aérien no 1/15 qui est chargé de missions de rapatriement des blessés et des déportés jusqu'à la fin de la guerre[1].
Après-guerre
Quittant l'armée une fois la guerre terminée, Bernard Barberon passe les brevets de pilote de ligne[1]. Après avoir séjourné en Indochine, il est engagé dans compagnie aérienne Union de transports aériens (UTA) en tant que commandant de bord de 1951 à 1968 sur Douglas DC-6 et DC-8. À partir de 1969, il devient chef de département et quitte la société en 1972[2],[6]. Parallèlement, il est président de la fédération nationale du personnel navigant de l'aviation marchande, vice-président de l'association des Français libres, président de l'amicale des forces aériennes françaises libres[7], administrateur de la revue Icare et membre du conseil de l'Ordre de la Libération depuis 1949[1].
Bernard Barberon meurt le dans le 5e arrondissement de Paris[8],[9]. Au cours de la cérémonie du qui se déroule dans la cour des invalides, le général Fourquet déclare « s'il fallait tracer le portrait d'un combattant de la France Libre, c'est à Bernard Barberon que l'on penserait immédiatement… »[10]. Bernard Barberon est inhumé au cimetière de Langon dans le Loir-et-Cher[1],[11].
Décorations
Liste exhaustive des promotions dédiées à Bernard Barberon[1] :