Bouchoir
commune française du département de la Somme
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Bouchoir est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.
| Bouchoir | |||||
La mairie-école | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Péronne | ||||
| Intercommunalité | CC Terre de Picardie | ||||
| Maire Mandat |
Magali Crappier 2020-2026 |
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| Code postal | 80910 | ||||
| Code commune | 80116 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
276 hab. (2023 |
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| Densité | 47 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 44′ 57″ nord, 2° 40′ 28″ est | ||||
| Altitude | Min. 96 m Max. 106 m |
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| Superficie | 5,88 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Roye (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Moreuil | ||||
| Législatives | 5e circonscription de la Somme | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | http://mairie.bouchoir.pagesperso-orange.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
Bouchoir est un village picard de l'Amiénois et de la région naturelle du Santerre.
À vol d'oiseau[Note 1], la localité est située à 8 km au sud de Rosières-en-Santerre[1], 10 km au nord-ouest de Roye[2], 14 km au nord-est de Montdidier[3], 32 km au sud-est d'Amiens[4], 38 km au nord-ouest de Compiègne[5] et à 45 km au sud-ouest de Saint-Quentin[6].
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes.
Les communes limitrophes sont Arvillers, Erches, Folies, Parvillers-le-Quesnoy et Rouvroy-en-Santerre.
Géologie et relief
Le sol de la commune est exclusivement composé de couches argileuses du limon des plateaux. Le sous-sol quant à lui est formé de craie blanche pour la partie supérieure et de craie marneuse pour la partie inférieure[7].
Le relief de la commune est presque totalement plat et culmine à une centaine de mètres d'altitude. Le paysage est celui du plateau du Santerre au sol plat et découvert[7].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 703 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouvroy-en-Santerre à 4 km à vol d'oiseau[14], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,8 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Bouchoir est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roye, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[18]. Cette aire, qui regroupe 35 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (90,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (93 %), zones urbanisées (7 %)[21].
Voies de communication et transports
La localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés (ligne no 40, Roye - Hangest-en-Santerre - Amiens ; ligne no 45, Moreuil - Montdidier)[22].
Toponymie
On rencontre plusieurs formes pour désigner Bouchoir dans les textes anciens : Bucheria, Buchuherre (1215), Bouchouerre, Buchuerre, Bouchuere, Bouchoire, Bouchoir (1567).
Bouchoir signifierait « lieu planté de buis »[7].
Histoire
Antiquité
L'archéologie aérienne a révélé la présence de vestiges de villas gallo-romaines sur le territoire de la commune[23].
Moyen Âge
En 1121, Adèle de Vermandois fit donation de sa terre de Bouchoir à l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne[7].
Jusqu'au milieu du XIIe siècle, Bouchoir était rattachée à la paroisse d'Erches[7].
La seigneurie de Bouchoir passa à la famille de Beaufort, dépendante de celle de Mailly puis au marquisat de Nesle[7].
En 1431, Jean Poton de Xaintrailles, ancien compagnon de Jeanne d'Arc y aurait battu les Bourguignons qui ravageaient la région. Dans le village, la rue du Marteloir[Note 5] rappellerait cet événement[7].
Époque moderne
Aux XVIe et XVIIe siècles, des invasions espagnoles touchèrent la localité[7].
Époque contemporaine
- L'existence d'une école est attestée à Bouchoir en 1794[7].
- À la fin de l'épopée napoléonienne, le maire et quelques habitants voulurent résister en 1814 aux Cosaques et en arrêtèrent quelques-uns. L'un d'eux mourut. Le , un détachement russe incendia le village et flagella publiquement certains habitants[7].
- À la fin de la guerre franco-allemande de 1870, le village fut occupé par l'armée prussienne[7].
Première Guerre mondiale

Durant la Première Guerre mondiale (1914-1918), le village, situé dans la zone des combats[24],[25],[26],[27],[28],[29], fut presque totalement détruit[30],[31],[32]. Il a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918 le [33].
Entre-deux-guerres
Le village de Bouchoir fut reconstruit durant l'entre-deux-guerres, les architectes Emmanuel Gonse et Charles Duval restaurèrent l'église et dirigèrent la reconstruction de la mairie et de l'école communale.
Seconde Guerre mondiale
La commune de Bouchoir, pendant la Seconde Guerre mondiale, fut marquée par la personnalité de son curé, l'abbé Emile Lavallard qui entra dans la Résistance en 1942. Agent de liaison entre les groupes résistants de Roye, Guerbigny et Rosières-en-Santerre sous le pseudonyme de « Milou », il fut un résistant actif au sein du mouvement Francs-tireurs et partisans et devint l'un des responsables du mouvement de Résistance, Front national, du département de la Somme. À l'été 1943, il dit la messe dans le cimetière militaire britannique de Bouchoir. Il eut à son actif, le sauvetage d'aviateurs anglo-américains dont l'appareil avait été abattu. Il réceptionnait également des parachutages d'armes sur le plateau du Quesnoy, comme celui fait en plein jour fin 1943. Le , il fut arrêté à Amiens. Emprisonné à la citadelle d'Amiens, interné au camp de Royallieu à Compiègne, il fut déporté à Neuengamme puis à Sachsenhausen et enfin à Falkensee.
Politique et administration
Rattachement administratifs et électoraux
La commune se trouvait de 1793 à 2016 dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne[34]. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Rosières-en-Santerre[35]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Moreuil.
Intercommunalité
La commune faisait partie de la communauté de communes du Santerre créée le .
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département[36].
Le projet préfectoral prévoit la « fusion des communautés de communes de Haute Picardie et du Santerre », le nouvel ensemble de 17 954 habitants regroupant 46 communes[37],[38],[39]. À la suite de l'avis favorable de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[40], la préfecture sollicite l'avis formel des conseils municipaux et communautaires concernés en vue de la mise en œuvre de la fusion le [41].
Cette procédure aboutit à la création au de la communauté de communes Terre de Picardie, dont la commune est désormais membre[42].
Liste des maires
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[48].
En 2023, la commune comptait 276 habitants[Note 6], en évolution de −5,8 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
Les communes de Bouchoir, Le Quesnel, Warvillers, Beaufort et Folies se sont organisées en regroupement pédagogique intercommunal (RPI) pour la gestion de l'enseignement primaire local[50].
Économie
Les activités économiques sont liées presque exclusivement à l'agriculture[réf. nécessaire].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

- Église Saint-Pierre des XVIe et XVIIIe siècles, détruite pendant la Première Guerre mondiale[51],[52], restaurée et reconstruite en partie en 1925. Elle abrite une statue de la Vierge du XVIIe siècle.
- Chapelle Notre-Dame-de-Grâce, élevée en 1867 par Virginie Toullet-Tronquet à la mémoire de ses parents protégés par la Vierge en 1814. Très dégradée, cette chapelle communale fait l'objet de chantiers de restauration depuis 2010 grâce à l'action de l'association les amis du patrimoine de Bouchoir[53],[54].
- Calvaire de la fin du XIXe siècle, typique de la région, en fer forgé[55].
- Monument aux morts offert par le Comité américain, érigé en 1926[56].
- Monument aux morts communal : groupe sculpté en marbre de Carrare, commandé au sculpteur Lefranc de Montdidier qui devait compléter le monument offert par le Comité américain mais qui a été placé près de l'église en 1926. La sculpture représente une femme - allégorie de la Patrie, de la République ou de la Victoire - soutenant le soldat mourant[57].
- Cimetière militaire britannique, New british cemetery.
- La mairie-école, édifiée au début des années 1930 sur les plans des architectes, Charles Duval et Emmanuel Gonse[58].
Personnalités liées à la commune
- Abbé Emile Lavallard, (1907-1945), curé de Bouchoir de 1938 à 1944. Mobilisé en 1939, il devint caporal-infirmier pendant la Drôle de guerre, et la bataille de France. Retourné dans sa paroisse, il entra en résistance au sein du mouvement Francs-tireurs et partisans et devint un des responsables du Front national (mouvement de résistance) du département de la Somme. Il recueillit des aviateurs anglo-américains dont l'appareil avait été abattu. Il réceptionna des parachutages d'armes comme celui fait en plein jour fin 1943. Le 24 avril 1944, il est arrêté à Amiens avec Aimé Merchez et Jean-Marc Laurent. Interné au camp de Royallieu à Compiègne, il est déporté à Neuengamme puis à Sachsenhausen et enfin à Falkensee. Du 5 novembre 1944 au 18 février 1945, il y célébra clandestinement la messe. Atteint d'un phlegmon et d'une phlébite, il fut évacué au camp de Mauthausen où il décèda le 13 avril 1945, quelques jours avant la libération du camp[59].
Héraldique
| Blason | Tiercé en pairle renversé:au 1er de sinople à la branche de buis d'or, au 2e d'argent au bleuet au naturel, au 3e de gueules à deux clés d'or passées en sautoir[60]. |
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|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
Bibliographie
- Abbé Paul Decagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne et de plusieurs localités circonvoisines, 1865 - réédition partielle sous le titre : Chaulnes et ses environs, Paris, Le Livre d'histoire Rassorts Lorisse, 2006 (ISBN 978-2-877-60916-6).
Liens internes
Liens externes
- « Site de la mairie de Bouchoir. » (consulté le )
- Bouchoir sur le site de l'Institut géographique national
- « Liste des documents numérisés concernant la commune. », Mémoires de la Somme - Archives en Somme, Archives départementales de la Somme (consulté le ).
- Argonnaute : Bouchoir, photos 1914-1918
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

