Bouddhisme et non-violence

From Wikipedia, the free encyclopedia

Représentation de la parabole du Bouddha et de l'éléphant Nalagiri. Devadatta, jaloux de Bouddha, veut le tuer et envoie un éléphant en colère nommé Nalagiri dans sa direction. Alors que l'éléphant en colère s'approche, le Bouddha fait le signe de l'Abhaya-mudrā, symbole de paix, de bonté et de gentillesse et calme Nalagiri. Les Bouddhistes appellent cet état vertueux la perfection Mettā ou maitrī.

Le principe de non-violence (ahiṃsā en sanskrit) se retrouve dans les trois véhicules bouddhiques. L'enseignement de Bouddha porte les moyens de développer une culture de non-violence et de justice[1]. Des dirigeants comme l'empereur indien Ashoka, le 14e dalaï-lama et Aung San Suu Kyi, ou encore le moine Thich Nhat Hanh, sont des exemples de personnalités bouddhistes connues pour avoir mis en œuvre la non-violence.

Le premier des cinq préceptes (pañcaśīla) du pratiquant bouddhiste l'engage à ne pas tuer[2]. Au travers de la patience (kshanti, une des paramita), les pratiquants du bouddhisme visent à cultiver la non-violence, en ne répondant ni aux insultes ni à la violence[3].

Dans la voie du Théravada, la pratique du non-attachement et de la morale (śīla) prédominent. Dans la communauté monastique, tenue à la stricte discipline du Vinaya, la non-violence est ritualisée. C'est au sein de cette voie qu'est né, au XXe siècle, le Réseau international des bouddhistes engagés, prônant le bouddhisme engagé, à l'initiative du Thaïlandais Sulak Sivaraksa[4].

Dans le Mahayana, la voie des bodhisattvas, le pratiquant développe conjointement la sagesse (prajna) et la compassion (karuna), conditionnant sa libération à celle de tous les êtres[4]. Quant au Vajrayana, il propose de transformer les émotions, y compris les peurs et les névroses, en instrument de paix[4].

Non-violence comme voie d'action politique

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI