Bova (Italie)
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| Bova | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom grec | Χώρα του Βούα |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Maire | Santo Casile |
| Code postal | 89033 |
| Code ISTAT | 080011 |
| Code cadastral | B097 |
| Préfixe tél. | 0965 |
| Démographie | |
| Gentilé | bovesi |
| Population | 464 hab. (31-08-2025[1]) |
| Densité | 9,9 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 37° 59′ 42″ nord, 15° 55′ 57″ est |
| Altitude | 820 m |
| Superficie | 4 690 ha = 46,9 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | Saint Léon de Bova |
| Fête patronale | 5 mai |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Reggio de Calabre. | |
| Liens | |
| Site web | (it) site officiel |
| modifier |
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Bova (en griko : Χώρα του Βούα, Chòra tu Vùa) est une commune de la ville métropolitaine de Reggio de Calabre, en Calabre, dans le sud de l'Italie, comptant 464 habitants.
Habituellement appelée Bova Superiore pour la distinguer de sa voisine Bova Marina, sur la côte, la commune fait partie du circuit des Borghi più belli d'Italia (« Les plus beaux villages d'Italie »)[2], et est considérée comme la capitale culturelle de la Bovesìa, l'aire culturelle griko de Calabre, dont la communauté totalise environ 13 000 habitants. Presque tous les quartiers de la ville sont par ailleurs caractérisés par des toponymes d'origine grecque.
Le village est situé à 57 kilomètres au sud-est de Reggio de Calabre. Il s'insère sur les contreforts méridionaux de l'Aspromonte, dans la vallée de l'Amendolea, près de la côte ionienne.
Histoire
Des trouvailles archéologiques ont attesté d'une présence humaine stable dans la région dès le néolithique ; à l'époque préromaine, le secteur était occupé par les Ausones. Des colons grecs fondèrent une polis du nom de Delia dans l'actuel quartier de San Pasquale. La modeste cité attisa les convoitise des grandes puissances rivales, Rhêgion, Locri et Syracuse, et finit par être soumise à cette dernière. Après la conquête romaine, elle obtint le statut de cité alliée et ses habitants jouirent de la citoyenneté romaine.
En 440, Delia est saccagée par les Vandales. Les attaques répétées venues de la mer incitèrent la plupart des habitants des côtes à se réfugier en des lieux plus sûrs, à l'intérieur des terres. Les habitants de Delia fondèrent ainsi l'actuelle Bova sur un versant de l'Aspromonte, à environ 800 mètres d'altitude. Cela n'empêcha pas les Sarrasins d'assiéger la ville à plusieurs reprises et, en 953, de la piller. Nombre de ses habitants furent déportés en Afrique comme esclaves sur ordre de l'émir de Sicile Hassan al-Kalbi. Les Arabes assiégèrent de nouveau Bova en 1075, cette fois sans succès.
Sous les Normands (XIe siècle), Bova devient le fief du clergé sous la houlette de l'archevêque de Reggio, qui la conserve jusqu'à l'abolition du féodalisme en 1806. La cathédrale est mentionnée dans une bulle pontificale de 1081. En 1477, elle accueille des réfugiés albanais à la suite de la mort de Skanderbeg. Au XVIe siècle, de nombreuses tours de guet côtières sont érigées sur le territoire de Bova pour se prémunir face aux incursions des pirates barbaresques. Elle est dévastée par un séisme en 1783.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville est lourdement bombardée par les Alliés en 1943.
Économie
Culture
Depuis , l'exposition Calabria contadina nelle immagini di Gerhard Rohlfs (« Calabre rurale en images », sous la direction d'Antonio Panzerella) est présentée au palais Tuscano, centre d'accueil des visiteurs du parc national de l'Aspromonte à Bova. L'exposition rassemble des photographies prises par le philologue allemand spécialiste des langues romanes, Gerhard Rohlfs, à partir des années 1920, lors de ses travaux de terrain consacrés à l'étude du dialecte gréco-calabrais.