Camille Bonnard
peintre, graveur, éditeur et essayiste français (1794-1870)
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Biographie
Issu d'une famille bourgeoise, Bonnard grandit à Bordeaux. Attiré par les arts, il entreprend en 1820 le Grand Tour, explorant la Toscane et la Latium, se fixant tantôt à Florence puis à Rome, où il réside jusqu'en 1827. Durant son séjour, il croise entre autres la route de Paolo Mercuri. Il commence à produire des gravures sur cuivre. Dès son retour à Paris, il fait publier en 1829 son journal italien, intitulé Le Pélerin, ou Souvenirs de Rome, qu'il édite lui-même, illustré de 30 de ses planches gravées et rehaussées. Avec Mercuri, il entreprend dès avant 1828 la conception d'un projet ambitieux, l'histoire en images du costume, et commande à ce dernier une centaine de dessins[1]. La somme est en partie éditée en différentes livraisons par la propre maison de Bonnard sise au 10 rue du Faubourg-Montmartre, mais s'essouffle au bout de deux ans ; Bonnard repart en Italie en 1830, puis déménage au 36 rue Chantereine[2], reprenant la publication. Dans les années 1840, l'ouvrage est repris par Goupil & Vibert ; il sera définitivement rééditée et révisée à partir de 1859 par Charles Blanc et les éditions A. Lévy fils[3].
Dans l'intervalle, au milieu des années 1830, Bonnard a quitté Paris après avoir accepter un poste de Contrôleur des contributions directes à Aire-sur-l’Adour (Landes), puis déménage en fonction des postes qui lui sont attribués. En 1842, il dépose un brevet pour une invention de son cru, un système de filtrage pour les puits[4].
Il finit ses jours à Pellerey en Côte-d'Or. Il y semble donner des cours de gravure, on peut citer par exemple Faure-Dujarric, qui par ailleurs produit des paysages de la région sous la forme d'eaux-fortes et des aquarelles[5].
Personnalité longtemps méconnue, voire oubliée, Bonnard est l'objet d'un travail collectif d'étude en 2013, élaboré par les Amis des Archives des Landes et l'Association landaise de recherches et de sauvegarde : cet artiste, tout en étant fonctionnaire, a en effet produit un certain nombres d'estampes figurant cette région. Il était par ailleurs en amitié avec Ingres, Michallon, et Delécluze.
Il a publié un grand nombre d'études régionalistes sur des sujets variés et, en 1838, un périodique appelé Le Pélerin.
Œuvre


Gravures
Bonnard est l'auteur de près d'une centaine de gravures, principalement des eaux-fortes, et aussi de dessins lithographiés.
Ouvrages publiés
- Costumes des XIIIe, XIVe et XVe siècles. Extraits des monumens les plus authentiques de peinture et de sculpture, avec un texte descriptif et historique, ill. de P. Mercuri, Paris, chez Treuttel et Würtz, 1829-1830, deux volumes [édition originale].
- Le Pélerin, ou Souvenirs de Rome, ill. de 30 gravures, Paris, C. Bonnard, 1829 — lire sur Gallica.
- Le Censeur politique, périodique [une livrasion ?], Paris, C. Bonnard et P. Carpentier, 1830.
- La Novempopulanie : croquis et souvenirs des Pyrénées[7], Aire, chez Sibuet, 1838.
- Lé Pélerin, 36 livraisons accompagnées de gravures, [1838].
- Panorama de l'Ouest : souvenirs historiques, monuments, scènes de moeurs, costumes anciens et modernes de l'Anjou, de la Saintonge, de l'Aunis et du Poitou, Niort, Robin, 1843.
- Vienne et Charente inférieure, Niort, Robin, 1844.
- L'Art de lever les plans, analyse raisonnée et démonstration pratique des formules et des opérations trigonométriques les plus usitées, Niort, Mme Clouzot, 1845.