Camille Payen
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Camille Payen, né à Tournai le et mort à Ixelles le , est un peintre belge connu pour son œuvre en rapport avec le monde militaire et ses fresques religieuses.
Famille
Camille (Camil Henri Ernest) Payen, né à Tournai le , est le fils d'Henri Charles Joseph Payen (1791-1870), peintre décorateur, et d'Isabelle Joseph Allard (1791-1861). Il épouse à Bruxelles le Hortense Meulenbergh (1827-1900)[1].
Formation
Camille Payen étudie à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, sous l'égide de Luigi Calamatta, puis il parfait sa formation à Paris dans l'atelier du peintre néo-classique français François Édouard Picot[2].
Carrière
Professeur de dessin à l'Athénée royal de Bruxelles, Camille Payen est également colonel de la Garde civique de Saint-Josse-ten-Noode[3].
Camille Payen envoie ses œuvres à douze salons triennaux belges. Il débute en présentant Un épisode de la Saint-Barthélémy, peinture d'histoire, au Salon de Bruxelles de 1848 et expose, principalement à Bruxelles et à Anvers jusqu'en 1875. À Bruxelles. Il s'illustre aussi lors des fêtes artistiques de 1851 en présentant Fra Angelico peignant la Vierge. Lors de l'Exposition universelle de 1873 à Vienne, il expose Portrait de M. Thibaut, président de la Chambre des représentants[4]. En 1880, sa toile Retraite de l'armée des Vosges (1871) est accrochée à l'Exposition historique de l'art belge 1830-1880 à Bruxelles à l'occasion du Cinquantenaire de l'Indépendance de la Belgique[5].
Camille Payen meurt chez lui rue Marcelis no 33 à Ixelles, à l'âge de 77 ans, le [3].
Œuvre
Caractéristiques
Camille Payen est un peintre représentant des sujets historiques, des scènes religieuses, des sujets militaires et également des portraits[2]. Il est aussi un peintre fresquiste, ornant notamment, sous la direction de Jean-François Portaels et avec Victor Lagye la décoration de la chapelle Saint-Vincent de Paule de l'École des frères des écoles chrétiennes à Bruxelles. En 1872, il peint dix-huit peintures pour l'église du Saint-Sacrement des miracles, rue des Sols à Bruxelles[6] et, en 1875, le Chemin de croix de l'église Notre-Dame d'Argenteuil[7].
En 1855, il publie un album intitulé Costumes de l'armée belge, dans lequel il réalise les huit planches dessinées d'après nature des uniformes contemporains.
Expositions en Belgique
- Salon de Bruxelles de 1848 : Un épisode de la Saint-Barthélémy[8].
- Salon d'Anvers de 1849 : Trinitaires s'embarquant pour aller racheter un captif[9].
- Salon de Bruxelles de 1851 : Pierre l'Ermite[10].
- Salon de Gand (XXIIe) de 1853 : Donnez à boire à ceux qui ont soif[11].
- Salon de Bruxelles de 1854 : Portrait et Donnez à boire à ceux qui ont soif[12].
- Salon d'Anvers de 1855 : En batterie, un coup de collier, Par la pluie et Par la neige[13].
- Salon de Bruxelles de 1857 : Hargneux comme un chien et Le Repos, infanterie belge[14].
- Salon d'Anvers de 1858 : La Savate, scène militaire[15].
- Salon de Bruxelles de 1860 : L'Agneau parmi les loups'[16].
- Salon d'Anvers de 1861 : Richesse et Pauvreté[17].
- Salon de Bruxelles de 1863 : Une marche pénible[18].
- Salon de Bruxelles de 1866 : Combat de Waelem, commandé par le gouvernement belge[19].
- Salon de Bruxelles de 1872 : La Belgique neutre hospitalière[6].
- Salon de Bruxelles de 1875 : Portrait[7].