Selon Grégoire de Tours, Canao tua trois de ses frères afin d'assurer sa toute-puissance sur le trône[1]. Macliau, le dernier survivant de la fratrie, était prisonnier de son frère qui le destinait à la mort. À la suite de l'intercession de Félix, évêque de Nantes, Canao libéra Macliau à condition que ce dernier lui jure fidélité. Par la suite, Canao, apprenant que Macliau voulait rompre son serment de fidélité, le poursuivit de nouveau. Macliau, impuissant, s’enfuit auprès de Conomor, un autre comte de la région.
« Conomor, pressentant l’approche de ses poursuivants, le cacha sous terre dans un caveau et, selon l’usage, fit par-dessus arranger un tumulus, lui réservant un petit soupirail par lequel Macliau pût respirer. Les poursuivants survenant, ils leur dirent : « Voici : ici gît Macliau mort et enterré ». Ceux-ci entendant cette nouvelle se réjouissent et boivent sur le tumulus lui-même. Ils annoncèrent alors au frère (Canao) que Macliau était mort ; entendant cela, Canao s’empara de tout le royaume… Macliau, surgissant de dessous terre, gagna la ville de Vannes et là, tonsuré, il fut ordonné évêque. »
— Grégoire de Tours Histoire des Francs
Canao est parfois identifié au comte des Bretons Chonoober[2] qui, en 560 s'allie avec Chramn[3], fils et opposant du roi de Francie, Clotaire Ier. Chonoober meurt au cours d'une bataille qui voit s'affronter l'armée de Chramn et celle de Clotaire[4].