Casimir Pajot
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| Président Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand | |
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Georges Salvy (d) | |
| Bâtonnier Ordre des avocats de Clermont-Ferrand | |
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Jean Pajot (d) |
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Anne Louis Joseph Casimir Pajot est un avocat et homme politique français, né le à Clermont-Ferrand et mort le à Clermont-Ferrand.
Fils de Jean Marie Victor Abel Pajot (1815-1882), directeur de l'enregistrement des domaines et du timbre, chevalier de la Légion d'Honneur[1], et de Anne Joséphine Théolina Faure, Anne Louis Joseph Casimir Pajot nait le , à 1 heure, au domicile de ses parents situé à Clermont-Ferrand, canton nord, au 14 rue Fontgièvre[2].
Il épouse, le , à Clermont-Ferrand, Marie Louise Paret (1869-1936[3])[4], fille de Auguste Emmanuel Paret (1824-1903), docteur en médecine et chevalier de la Légion d'Honneur[5], et de Anne Antoinette Virginie Jouvet (...-1880) avec laquelle il aura :
- Marie Emmanuelle Germaine (1894-...), qui épousera Raymond Marie Louis Tézenas[6],
- Emmanuel Marie Georges (1896-1983)[7],
- Madeleine Marie Thérèse (1899-1983)[8],
- Albert Maurice Raymond (1901-1906)[9],
- Madeleine qui épousera, en 1913, Louis Tézenas, attaché au contentieux de La Paternelle[10].
Il décède le en son domicile situé à Clermont-Ferrand, 42 place de Jaude[11]. Au jour de son décès, il est président du conseil des directeurs de la caisse d'épargne de Clermont-Ferrand, vice-président des caisses d'épargne du Centre-Est, membre du conseil général des caisses d'épargne de France, président à vie de la société de secours mutuels La Fraternelle, secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Clermont-Ferrand qu'il a présidé, à diverses reprises, ancien professeur à la faculté de droit de Clermont-Ferrand et ancien bâtonnier de l'ordre des avocats de la cour d'appel de Riom[12].
Carrière juridique
Après des études secondaires à l’Institution Massillon de Clermont-Ferrand et l’obtention d’un baccalauréat ès-lettre et d’un ès-sciences, il obtient un doctorat en droit à la Faculté de Paris en 1892[13]. De 1893 à 1915, il exerce comme avocat au barreau de Clermont-Ferrand.
Élu membre du conseil de l'ordre des avocats inscrits au barreau de Clermont-Ferrand, le , il est désigné pour remplir les fonctions de secrétaire de l'ordre[14]. Il sera renouvelé dans ses fonctions, le [15].
Le , à nouveau élu membre du conseil de l'ordre, il est délégué au bureau de l'assistance judiciaire[16].
Il en est élu bâtonnier, le [17] et sera réélu en 1909.
Il est professeur de droit civil à la Faculté libre de droit de Clermont de 1913 à 1934.
Les anciens frères sécularisés
En , il assure, avec ses confrères, Maîtres Eugène L'Ebraly, Langlais et Joseph Vignancour, la défense des anciens frères sécularisés de Clermont-Ferrand, de Bourg-Lastic, de Messeix, du Mont-Dore et de Chanonat, poursuivis devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand. Parvenant à démontrer l'inanité des poursuites, toutes les affaires sont mises en délibéré[18].
Le suivant, il représente les intérêts des anciens frères de Saint-Gabriel d'Escoutoux, devant le Tribunal de Thiers, poursuivis pour infraction aux dispositions de la loi du . Maître Eugène L'Ebraly assure quant à lui la défense de leur propriétaire[19].
L'Abbé Tixier
En 1909, il assure la défense de l'Abbé Tixier, curé de Médeyrolles, comparaissant devant le Tribunal d'Ambert, comme étant accusé d'avoir, au cours d'un discours prononcé le précédent, dans des lieux où s'exerce le culte, provoqué les citoyens à résister aux lois et d'avoir incité ces derniers au soulèvement, délit puni de trois mois à deux d'emprisonnement, en application des dispositions de l'article 35 de la loi du 9 décembre 1905 portant séparation des Églises et de l'État[20].
Renvoyé en appel devant la cour de Riom, il obtient, le , la relaxe de l'ecclésiastique[21].
Les unions de la Paix sociale
Convaincu par les thèses développées par Frédéric Le Play et investi dans les unions de la paix sociale, il accepte, en 1897, les fonctions de correspondant des unions en région, afin d'assurer notamment la propagande. Il signe d'ailleurs, cette même année, l'un des cinq tracts distribués par le comité de défense et de progrès social, intitulé Socialistes... pourquoi pas ?[22] et donne une conférence consacrée à l'Utopie socialiste, à Clermont-Ferrand[23].
En 1898, il est renouvelé dans ses fonctions de correspondant, qu'il assure avec Joseph Vignancour, pour les unions d'Auvergne et du Velay[24]. Ils sont tous deux reconduits dans leurs fonctions, annuellement, jusqu'en 1914[25]. À compter de 1915, il en assume seul la charge.
Il présente, en 1899, avec Joseph Vignancour, la candidature de Monsieur Coiffier, ancien juge au tribunal de commerce de Clermont-Ferrand[26].
Distinctions et nominations
L'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand
En séance du de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand, Félix Chaudessolle et Joseph Vignancour présentent sa candidature pour la correspondance[27]. Il est élu, dès le premier tour de scrutin, membre titulaire, en séance du [28]. Il est élu, en séance du , trésorier de l'académie pour l'année 1894[29]. Félicité pour sa gestion économe et prudente, il sera renouvelé dans ses fonctions durant de nombreuses années[30],[31],[32],[33],[34],[35],[36].
En séance du , l'Académie émettant, à la grande majorité, un avis favorable quant à l'opportunité de créer une Faculté de Droit à Clermont-Ferrand, il est décidé qu'une commission se chargera d'en faire part aux personnes concernées. Il est ainsi désigné, avec Félix Chaudessolle, Monsieur Julien et Joseph Vignancour, pour composer cette dernière[37].
Son Rapport sur les opérations de la Caisse d'Épargne de Clermont-Ferrand pendant l'exercice 1901 reçoit les hommages de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand, en séance du [35].
Le , il est élu vice-président de l'académie[38]. Il en sera président de 1914 à 1918.
En sa qualité de président de l'académie, apprenant la destruction de la bibliothèque de l'université catholique de Louvain, il décide de rompre toutes relations avec les sociétés allemandes et d'offrir à l'institution, afin qu'elle puisse renaitre de ses cendres, la collection complète des volumes de ses Annales, de ses Mémoires et de son Bulletin. Par circulaire en date du , il enjoint l'ensemble des sociétés savantes françaises et étrangères, et notamment l'Académie de Nîmes, à suivre son exemple et de s'associer à ce don[39],[40].
Le , il est à nouveau élu président de l'académie, fonctions qu'il occupera jusqu'en 1932[41].
Engagements politiques et religieux
En 1905, Le pape Pie X le fait chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand pour son rôle dans la défense des congrégations devant la cour d'appel de Riom[42]. Il sera élevé, en 1922, au rang de commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire le Grand[43].
Fervent catholique et républicain convaincu, il occupera des fonctions dirigeantes au sein de l'Action Libérale Populaire dont il sera, avec maître Laroche, responsable de la commission du contentieux[44].
Président du conseil des conférences de Saint-Vincent-de-Paul, il est membre, en 1920, du conseil d'administration de l'office central d'hygiène sociale et de préservation antituberculeuse du Puy-de-Dôme[45].
Président de l'union diocésaine des catholiques, il participe à l'assemblée générale des catholiques du Puy-de-Dôme, organisée le , à l'appel de Monseigneur Marnas, évêque de Clermont-Ferrand, dans le pensionnat Godefroy de Bouillon. Il y prononce un discours, invitant les 15 000 personnes présentes à se fortifier et à étendre leur organisation afin d'assurer leurs libertés[46]. Il préside également, en cette même qualité, celle du [47].
En 1929, il est nommé au conseil d'administration de la caisse autonome mutualiste de la toute jeune société fédérative de secours mutuels, créée le précédent, à l'initiative de la Fédération nationale catholique[48].
Il participe au 14e congrès de la fédération des amicales de l'enseignement catholique de France qui se tient, à Clermont-Ferrand, du 4 au [49].
Divers
Il est désigné trésorier du 62e congrès archéologique qui se tient, à Clermont-Ferrand, du 5 au [50].
En , il adhère à la toute jeune Ligue de la Patrie française, fondée en réaction à la Ligue des droits de l'homme qui milite pour la reconnaissance de l'innocence d'Alfred Dreyfus[51].
En 1928, il est membre du comité d'arrondissement de Clermont-Ferrand de l’œuvre antituberculeuse[52].