Henri Tallon
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| Bâtonnier Ordre des avocats de Clermont-Ferrand | |
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| Bâtonnier Ordre des avocats de Clermont-Ferrand | |
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Claude Amable Henri Tallon |
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Claude Amable Henri Tallon est un magistrat et avocat français, né le à Riom et mort le à Clermont-Ferrand.
Fils de Jacques Tallon, notaire, et de Jeanne Marie Zulima Tallon, Claude Amable Henri Tallon nait le , au domicile de ses père et mère à Riom, rue de l'hôtel-de-ville[1].
Il épouse, le , à Ussel, Marie Louise Gabrielle Badour, fille de Jean François Martial Ferdinand Badour et de Marguerite Claire Maingonnat, propriétaires[2], avec laquelle il aura :
Carrière juridique
Diplômé en droit, il est admis à la prestation de serment suivant arrêt de la cour d'appel du [6].
Avocat, il est nommé, par décret du , substitut du procureur de la république près le tribunal de première instance d'Ambert, en remplacement de Antoine Joseph André Balme du Garay, nommé substitut du procureur de la république à Saint-Flour[7].
Par décret en date du , il est nommé substitut du procureur près le tribunal de première instance de Thiers, en remplacement de Jean Baptiste Pierre Marie Adolphe Degris, nommé substitut du procureur à Clermont-Ferrand. Il est lui-même remplacé, au siège d'Ambert, par Pierre Eugène Henry Bastid, avocat[8].
Par décret en date du , il est nommé substitut du procureur près le tribunal de première instance de Clermont-Ferrand, en remplacement de Marie Jean Pierre Stanislas de Chaumel-Dienne, nommé procureur à Issoire. Il est lui-même remplacé dans ses fonctions, au siège de Thiers, par Marie Gustave Molines, substitut du procureur à Castres[9].
Adhérant à la consultation d'Edmond Rousse, avocat à la cour d'appel de Paris, sur la légalité des décrets du , portant notamment expulsion des jésuites du territoire français et soumettant l'existence de certaines congrégations à autorisation, et en signe de protestation, pour ne pas avoir à appliquer ces décrets, il présente sa démission au parquet[10], comme de nombreux magistrats en France et comme son confrère, Jean Ferdinand Roux, et s'inscrit au barreau de Clermont-Ferrand où il est accueilli par le bâtonnier, Félix Chaudessolle, qui profite de sa présentation au barreau, à l'ouverture de l'audience de la première chambre du , pour le féliciter de sa sortie du parquet et indiquer, dans un discours relativement politisé, que le barreau sera toujours le refuge du droit et de la liberté[11],[12]. Il est remplacé dans ses fonctions, au siège de Clermont-Ferrand, le , par Antoine Jean Louis François Colomès, avocat[13].
Il est élu membre du conseil de l'ordre des avocats du barreau de Clermont-Ferrand :
- le et désigné pour remplir les fonctions de secrétaire[14],
- le et désigné pour remplir les fonctions de secrétaire[15],
- le et désigné pour remplir les fonctions de secrétaire[16],
- le [17],
- le [18],
- le [19],
- le et délégué au bureau de l'assistance judiciaire[20],
- le et délégué au bureau de l'assistance judiciaire[21],
- le et délégué au bureau de l'assistance judiciaire[22],
- le et délégué au bureau de l'assistance judiciaire[23],
- le [24],
- le [25],
- le [26],
- le [27],
- le et délégué au bureau de l'assistance judiciaire[28],
- le [29],
- le et délégué au bureau de l'assistance judiciaire[30],
- le et délégué au bureau de l'assistance judiciaire[31],
- le [32],
Il est bâtonnier de l'ordre, le , faisant suite à Gilbert Sicard[33]. Il est réélu, le [34].
Il sera à nouveau élu bâtonnier de l'ordre, le , faisant suite à Casimir Pajot[35].
Le , il assure, devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, la défense du journal L'Avenir du Puy-de-Dôme contre Bernard de Perrot, pasteur suisse en résidence à Châteaugay, qui attaque le périodique pour des faits de diffamation. N'ayant pu trouver d'avocat en Auvergne, il doit faire appel, pour plaider sa cause, à Albert Le Roy, avocat et journaliste dreyfusard à Paris[36].
En octobre de l'année suivante, il retrouve Albert Le Roy, devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, dans un procès en diffamation et injures intenté par monsieur Delattre, pasteur de l'église évangélique libre au journal La Délivrance[37],[38],[39].