Castres (Aisne)

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Castres
Castres (Aisne)
Mairie-école.
Blason de Castres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Saint-Quentinois
Maire
Mandat
Jean-Marie Accart
2026-2032
Code postal 02680
Code commune 02142
Démographie
Population
municipale
246 hab. (2023 en évolution de +0,82 % par rapport à 2017)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 48′ 16″ nord, 3° 14′ 18″ est
Altitude Min. 67 m
Max. 104 m
Superficie 5,71 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Saint-Quentin
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Quentin-3
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Castres
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Castres
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Castres
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Castres

Castres est une commune française située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Localisation

Castres est située en bordure de la Somme à une altitude de 73 mètres au-dessus du niveau de la mer, à 46 kilomètres au nord-ouest de Laon, à km au sud-ouest de Saint-Quentin et à km au nord de Saint-Simon. Sa fête patronale tombe le 1er dimanche après le [1]. Giffécourt est un hameau dépendant de Castres situé plus au nord et proche des marais de la Somme.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Castres (Aisne)
Dallon
Fontaine-lès-Clercs Castres (Aisne) Grugies
Contescourt Essigny-le-Grand

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Somme la rivière, le Castres[2], le fleuve la somme[3] et le marais de giffécourt[4],[Carte 1].

La Somme est un fleuve du nord de la France, en région Hauts-de-France, qui traverse les deux départements de l'Aisne et de la Somme. Il prend sa source dans la commune de Fonsomme et se jette dans la Manche par la baie de Somme entre Le Crotoy et Saint-Valery-sur-Somme[5].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Castres[Note 1].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Haute Somme ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 798 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Haute Somme est constitué d'un réseau hydrographique complexe de cours d'eau, de marais, d'étangs et de canaux. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[6].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 704 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fontaine-lès-Clercs à km à vol d'oiseau[13], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 683,4 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20 °C, atteinte le [Note 2].

Statistiques 1991-2020 et records station ST QUENTIN (02) - alt : 98 m, lat : 49°49'05"N, lon : 3°12'21"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
14,9
05.01.1999
19,2
28.02.1960
23,6
31.03.21
27,8
18.04.1949
31,2
28.05.17
36,6
28.06.1947
40,7
25.07.19
37,9
12.08.03
34
15.09.20
27,8
01.10.11
19,9
02.11.20
16,8
16.12.1989
40,7
2019
Température maximale moyenne (°C) 6 7,1 11,2 15 18,4 21,5 24 23,9 20,2 15,2 9,8 6,5 14,9
Température moyenne (°C) 3,6 4,2 7,2 10 13,4 16,2 18,4 18,4 15,2 11,4 6,9 4,1 10,8
Température minimale moyenne (°C) 1,1 1,2 3,1 4,9 8,3 11 12,9 12,9 10,3 7,6 4,1 1,7 6,6
Record de froid (°C)
date du record
−20
17.01.1985
−18,6
14.02.1956
−11,5
13.03.13
−7,8
12.04.1978
−2,1
07.05.1979
0
01.06.1936
3,5
01.07.1975
3,2
24.08.1980
−1
20.09.1952
−4,8
28.10.03
−9,6
24.11.1998
−14,6
31.12.1970
−20
1985
Précipitations (mm) 54,1 48 51,3 43,2 57,1 59,8 60,2 70,8 51,4 60,3 56,8 70,4 683,4
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
30,8
11.01.1993
32,4
26.02.1990
30,6
07.03.1989
34,5
09.04.1961
47,4
11.05.16
76,6
20.06.1992
43,1
15.07.1958
62,8
06.08.1995
57,4
01.09.1956
48,8
10.10.13
37,9
22.11.1984
30,9
01.12.1961
76,6
1992
Ensoleillement (h) 61,7 79,2 134,8 182,6 205,7 207,7 213,8 206,5 167,1 115,7 66,9 54,2 1 695,8
Source : « Fiche 2320001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
6
1,1
54,1
J
7,1
1,2
48
F
11,2
3,1
51,3
M
15
4,9
43,2
A
18,4
8,3
57,1
M
21,5
11
59,8
J
24
12,9
60,2
J
23,9
12,9
70,8
A
20,2
10,3
51,4
S
15,2
7,6
60,3
O
9,8
4,1
56,8
N
6,5
1,7
70,4
D
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Castres est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Quentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[18]. Cette aire, qui regroupe 120 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (91,4 %), zones urbanisées (4,9 %), forêts (3,6 %)[21].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

En 1143, Castres est désignée sous le nom de Castra[22], dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Crépin-le-Grand[23], et en 1584 sous le nom de Castre dans les actes de Claude Huart, notaire[23].

Il s'agit de la version normanno-picarde correspondant au français central Châtres, La Châtre « château fort »[22], éventuellement « camp romain »[22] ou « rempart, oppidum protohistorique » (cf. Mont Castre, Normandie)[24]. Le toponyme représente la fixation de l'ancien nom commun normanno-picard castre « château », issu du latin castra, pluriel de castrum[22]. Les diminutifs castellum et castelettum (ou castel-et) ont donné castel, câtel, catel d'une part (français château) cf. Radicatel (Seine-Maritime, Radicastel 1715) et Le Catelet (Aisne) (français le châtelet) cf. Le Câtelet (Manche) d'autre part.

La graphie avec un premier -s- de Castres est conservatrice et étymologique, de fait ce -s- n'était traditionnellement plus prononcé (voir supra). Quant au -s final, il s'agit d'un ajout tardif, d'où la prononciation ancienne [katʁ] « quatre ».

Histoire

Castres, qui, avant la Révolution, appartenait au chapitre de Saint-Quentin, a eu pour seigneurs, en 1126, un nommé Hugues de Castres, et vers 1620, Charles de Postel, écuyer, seigneur de Castres ; femme Charlotte d'Y ; enfants : Françoise, Marie, femme de Sacques du Boulet, écuyer. Il est question aussi d'un chevalier de Castres nommé Charles-Antoine, et qui vivait au XVIIIe siècle, et d'un autre chevalier de Castres, en 1788.

Giffécourt appartenait au XIIe siècle à un dénommé Boson, coûtre de Saint-Quentin Saint-Quentin. On y voyait alors un hôpital qui fut détruit au XIVe siècle.

Politique et administration

La communauté d'agglomération du Saint-Quentinois dans le département de l'Aisne.

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Quentin du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Aisne.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Saint-Simon[25]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle fait désormais partie du canton de Saint-Quentin-3.

Intercommunalité

La commune faisait partie de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin, créée fin 1999 et qui et qui succédait au district de Saint-Quentin, créé le , rassemblant à l'origine 11 communes afin notamment de créer et développer des zones industrielles[26].

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sous réserve de certaines dérogations bénéficiant aux territoires de très faible densité), le préfet de l'Aisne a adopté un nouveau schéma départemental de coopération intercommunale par arrêté du [27] qui prévoit notamment la fusion de la communauté de communes du canton de Saint-Simon et de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin, aboutissant au regroupement de 39 communes comptant 83 287 habitants[28].

Cette fusion est intervenue le , et la commune est désormais membre de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois[29].

Liste des maires

Liste des maires successifs[30]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1814 1815 Jean Pierre Louis Mounoury    
1816 1837 Jean Thomas Monfourny    
1837 1847 Jean Baptiste Mounoury    
1848 1852 Louis François Joseph Ducrot    
1852 1855 Jean Baptiste Fortuné Mounoury    
1855 1859 Isidore Crescent Gobeaut    
1859 1871 Léon Charles Blanchart    
1871 1878 Jean Louis Aimé Clément    
1879 1880 Louis Jules Olivier Mounoury    
1881 1887 Quentin Amédé Racine    
1888 1903 Lucien Dupont    
1905 1913[31] Hippolyte Delanchy   Démissionnaire en juin 1913, intérim par Benoit Martin
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2001 Robert Accart    
mars 2001 février 2012[32] Gérard Savoye[33]   Démissionnaire
mars 2012[32] en cours
(au 23 mars 2026)
Jean-Marie Accart SE retraité de la police nationale
Réélu pour le mandat 2026-2032[34],[35],[36],[37]

Démographie

En 1760, on dénombrait 40 feux. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[39].

En 2023, la commune comptait 246 habitants[Note 4], en évolution de +0,82 % par rapport à 2017 (Aisne : −2,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
335380354394422405468489463
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
396425366372360357402377343
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
322319282104120135137137133
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
197183170141156164213234244
2021 2023 - - - - - - -
249246-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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