Jussy (Aisne)
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| Jussy | |||||
Mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Aisne | ||||
| Arrondissement | Saint-Quentin | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Saint-Quentinois | ||||
| Maire Mandat |
Pascal Petit 2026-2032 |
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| Code postal | 02480 | ||||
| Code commune | 02397 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
1 153 hab. (2023 |
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| Densité | 86 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 43′ 15″ nord, 3° 13′ 56″ est | ||||
| Altitude | Min. 61 m Max. 91 m |
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| Superficie | 13,37 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Montescourt-Lizerolles (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Saint-Quentin (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Ribemont | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Aisne
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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Jussy est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.
Communes limitrophes
- Altitude : 73 m.
- Région naturelle : Noyonnais (plaine basse).
- La commune de Jussy est bordée par le canal de Saint-Quentin, par des marais et des bois.
- La commune comprend trois hameaux et écarts : Camas (hameau), Bray (ferme) et la Cendrière.
- La commune est traversée par la ligne d'Amiens à Laon. Elle disposait de la gare de Jussy, fermée et dont ne subsiste qu'un bout de quai. Les voyageurs sont désormais desservis par un Taxi TER à la demande
- Mairie de Jussy
- Entrée de Jussy.
- Pont sur le canal de Saint-Quentin.
- Ancienne gare, panneau Taxi TER à la demande.
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Artois-Picardie et Seine-Normandie. Elle est drainée par la Clastroise, le canal de Saint-Quentin, le canal de St-Quentin vers la Somme le canalisée et le fossé de Rougemont[1],[Carte 1].
Le canal de Saint-Quentin, long de 92,5 km, assure la jonction entre l'Oise, la Somme et l'Escaut et met en relation le Bassin parisien, le Nord de la France et la Belgique[2].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Haute Somme ». Ce document de planification concerne un territoire de 1 798 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Haute Somme est constitué d'un réseau hydrographique complexe de cours d'eau, de marais, d'étangs et de canaux. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte d'aménagement hydraulique du bassin versant de la Somme (AMEVA)[3].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 709 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fontaine-lès-Clercs à 10 km à vol d'oiseau[10], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 683,4 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Jussy est une commune rurale[Note 3],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Montescourt-Lizerolles, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[17] et 2 908 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Quentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 120 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[20],[21].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (79,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (70,2 %), forêts (11,8 %), zones urbanisées (6 %), zones agricoles hétérogènes (4,5 %), prairies (3,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %), eaux continentales[Note 5] (0,5 %)[22].
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
- Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Panorama du village depuis la route de Villequier-Aumont.
Toponymie
Ancien nom : Jussiacus[réf. nécessaire].
Histoire
Mentionnée dans une charte en 1046.
La commune dépendait autrefois de la généralité de Soissons, du bailliage de Chauny, élection et diocèse de Noyon.
Lors de la Première Guerre mondiale, le , les troupes allemandes tentent de passer par le pont du village, mais ils sont repoussés par les 3e et 5e brigades de cavalerie du corps expéditionnaire britannique et les pépères du 10e RIT de Saint-Quentin.
Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux
La commune se trouve dans l'arrondissement de Saint-Quentin du département de l'Aisne. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Aisne.
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Saint-Simon[23]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle fait désormais partie du canton de Ribemont.
Intercommunalité
La commune faisait partie de la communauté de communes du canton de Saint-Simon (C32S), créée fin 1994.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sous réserve de certaines dérogations bénéficiant aux territoires de très faible densité), le préfet de l'Aisne a adopté un nouveau schéma départemental de coopération intercommunale par arrêté du [24] qui prévoit notamment la fusion de la communauté de communes du canton de Saint-Simon et de la communauté d'agglomération de Saint-Quentin, aboutissant au regroupement de 39 communes comptant 83 287 habitants[25].
Cette fusion est intervenue le , et la commune est désormais membre de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois[26].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[32].
En 2023, la commune comptait 1 153 habitants[Note 6], en évolution de −8,49 % par rapport à 2017 (Aisne : −2,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux, monuments et sites
- Église Saint-Quentin de Jussy (style Art déco, vitrail de Paul Charavel). Bénédiction de la nouvelle église et baptême des trois cloches : le .
- Quentine-Maria-Sophie (800 kilos) : parrain Pierre Renard, marraine Émilie Nouvion
- Marie-Georgette-Ida (560 kilos) : parrain abbé Georges Lemaître, marraine Ida Renard
- Alphonsine-Alice-Amanda (450 kilos) : parrain Georges Lefèvre, marraine Alice Chantreux épouse Flamant.
- Monument aux morts en calcaire. Sculpteur : Raoul Josset. Année de création : 1924. Inauguré le . (coût : 36 000 F)[réf. nécessaire].
- Croix de mission et calvaire.
- Carrière de lignite (cendres noires) ouverte en 1735.
- Usine LU (anciennement Bozon-Verduraz puis Vandamme) du groupe Kraft Foods.
Le monument aux morts. - Église Saint-Quentin.
- Croix de mission.
Personnalités liées à la commune
- Jacques Beauvez : aviateur (a donné son nom à l'école du village).
Héraldique
| Blason | Taillé de gueules à la hure de sanglier de sable* allumée et défendue d'argent, et d'or au trèfle de sinople ; à la cotice ondée en barre d'azur brochant sur la partition ; le tout surmonté d'un comble d'azur chargé de l'inscription d'argent « JUSSY 02 », les chiffres plus petits et accostée de deux épis de blé tigés et feuillés d'or[34]. |
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| Détails | * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (sable sur gueules). L'hure renvoie à la famille de La Fons qui portait d'argent à trois hures de sanglier de sable arrachées de gueules. Le trèfle évoque les armes des De Langlois, seigneurs de Brouchy (aujourd'hui dans la Somme) le sont aussi de Jussy et Camas. En 1698, Jacques de Langlois, seigneur de Brouchy, est recensé dans la généralité de Soissons. Il porte de gueules à deux chevrons d'argent accompagnés de trois trèfles d'or, deux en chef et un en pointe. La barre d'azur représente le canal qui traverse la commune, et les épis, les agriculteurs exploitant les terres de la commune. Blason adopté par la municipalité en . |






