Caudebec-en-Caux
ancienne commune française du département de la Seine-Maritime
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Caudebec-en-Caux est une ancienne commune française, devenue commune déléguée, située dans le département de la Seine-Maritime, en Normandie. Contrairement à ce que son nom indique, la commune n'appartient pas au pays de Caux, puisque celui-ci n'inclut pas la vallée de la Seine. Le déterminant « en Caux » a été ajouté par l'administration dans la seconde moitié du XIXe siècle, pour éviter une confusion avec Caudebec-lès-Elbeuf[1] située dans le même département.
| Caudebec-en-Caux | |||||
L'église Notre-Dame. | |||||
Blason. |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Rouen | ||||
| Commune | Rives-en-Seine | ||||
| Statut | Commune déléguée | ||||
| Maire délégué Mandat |
Bastien Coriton 2020-2026 |
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| Code postal | 76490 | ||||
| Code commune | 76164 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Caudebecquais | ||||
| Population | 2 231 hab. (2013) | ||||
| Densité | 453 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 31′ 38″ nord, 0° 43′ 37″ est | ||||
| Altitude | Min. 1 m Max. 116 m |
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| Superficie | 4,93 km2 | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Notre-Dame-de-Gravenchon | ||||
| Historique | |||||
| Fusion | |||||
| Intégrée à | Rives-en-Seine | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
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Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
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La fusion communale de trois communes dont Caudebec-en-Caux, le , donne naissance à la commune nouvelle de Rives-en-Seine et attribue par voie de conséquence, le statut de commune déléguée à Caudebec-en-Caux.
Caudebec-en-Caux est dotée de « trois fleurs » au Concours des villes et villages fleuris et est surnommée par ses habitants la « Perle du Val de Seine ».
Géographie
Situation
Ancien chef-lieu de canton, Caudebec-en-Caux est un bourg situé sur la rive droite de la Seine, entre Le Havre et Rouen. Traversée par les rivières Sainte-Gertrude et l'Ambion, la commune fait partie du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande.
Communes limitrophes
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Située sur la rive droite de la Seine, elle est traversée par la Sainte-Gertrude et l'Ambion.
Le mascaret
Située à plus de 40 km de l'embouchure de la Seine, Caudebec-en-Caux était réputée pour son mascaret, nommé localement la barre, terme dialectal (cf. la chapelle de Barre-y-va sur les coteaux de Caudebec et la marée du mont Saint-Michel).
Dans certaines conditions de marées, de vent et de débit de la Seine, celui-ci pouvait prendre la forme d'une vague de plus de deux mètres de haut qui remontait le fleuve à vive allure. Il est arrivé que des spectateurs imprudents, voulant observer ce phénomène naturel au bord des quais, soient emportés par les eaux.
Depuis les aménagements du port du Havre au début des années 1960 et l'endiguement des rives du fleuve, ce phénomène spectaculaire a quasiment disparu.
Urbanisme
Voies de communication et transports
Caudebec-en-Caux est reliée à Rouen et au Havre par la route départementale 982. Le pont le plus proche permettant de traverser la Seine est le pont de Brotonne. En conséquence, le passage d'eau a cessé de fonctionner le .
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Caldebec vers 943, 966 et 1025, puis Caudebec dès 1060[2].
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale, contemporaine de l'installation des Scandinaves dans la basse vallée de la Seine.
Le premier élément Caude- représente l'ancien scandinave (vieux norrois) kaldr « froid »[2],[3] par évolution phonétique régulière de type normanno-picard (absence de palatalisation du groupe /ca/ cf. ligne Joret). De la même manière, le latin calida > calda « chaude » a donné chaude en français central et caude en normand septentrional.
L'élément Caude- se retrouve dans le type toponymique d'origine scandinave Caudecotte, très fréquent en Normandie en tant que microtoponyme.
Le second élément -bec représente l'ancien scandinave bekkr « ruisseau » qui a donné l'ancien normand bec « ruisseau »[2],[3] (cf. ruisseau du Bec) et est très fréquent comme hydronyme, mais aussi comme toponyme (cf. Bolbec, Foulbec, etc.), les localités tirant souvent leur nom de la rivière éponyme.
Le déterminant complémentaire -en-Caux se réfère au pays de Caux, dont elle est limitrophe, et permet de faire la distinction avec une autre commune de Seine-Maritime : Caudebec-lès-Elbeuf (Caldebec 962-996, probablement ancienne Uggade de l'Itinéraire d'Antonin)
Selon François de Beaurepaire, les deux Caudebec se trouvant au bord de la Seine, il se pourrait qu'il s'agisse d'un surnom scandinave de ce fleuve[3]. Cependant les Vikings appelaient la Seine Signa, et il est probable que ce qualificatif de Caudebec « froide rivière » se rapporte en fait à la rivière Sainte-Gertrude, dont le nom semble relativement récent. Selon un mode de transfert usuel, Caudebec est devenu le nom du lieu comme Bolbec et la rivière s'est vue requalifiée en Sainte-Gertrude. Jacques Le Maho considère que l'ancien nom de Caudebec était Loium attesté dans l'Itinéraire d'Antonin, dont une variante moins évoluée phonétiquement Logium est également attestée au VIIe siècle dans un document où l'on mentionne l'abbaye féminine au centre du bourg actuel.
Caudebec est également homonyme de Caldbeck (Angleterre, Cumberland, Caldebeck 1060 )[2].
Histoire
Période gauloise
Dès les débuts de l’archéologie, principalement au XIXe siècle, des recherches sont faites dans les retranchements importants du Calidu. Dans son ouvrage paru en 1866, La Seine inférieure historique et archéologique, l’abbé Cochet, archéologue, inspecteur des monuments historiques de la Seine-Inférieure et des monuments religieux du diocèse de Rouen, écrit :
Sur ces numéraires, figure une tête tournée vers la gauche accompagnée de la légende kal, kala, kaacou, kaltau, kaldv, kaledu, caledu. Une autre monnaie fut découverte, avec une inscription celtique « caledv senodon », et, au revers, un cheval au galop.


Le terme de Calidu fait référence à un camp pré-romain désigné aujourd’hui par oppidum, c'est-à-dire un lieu de retranchement, ceint de talus avec fossés secs à l’extérieur. À Caudebec, le site offrait des défenses naturelles. Ces fortification étaient situées le plus souvent en hauteur, avec des superficies variables, allant de 1 à 160 hectares. Leur rôle exact (refuge occasionnel, rôle commercial et religieux, habitat permanent ou temporaire, lieux de surveillance…) n’est pas connu, ni leur date de construction, comme à Fécamp, Bracquemont, Vernon, Duclair, Sandouville… Quelques-uns remontent à l’âge du bronze, la plupart semblent être typiquement gaulois.
L’oppidum du Calidu se situe sur les collines à l’ouest de Caudebec, du haut des falaises jusqu’à la courte côte. Par extension, le Calidu désigne aujourd’hui l’ensemble du retranchement, soit 25 hectares. Au sud, la falaise de la Seine sert de défense naturelle, de même à l’est avec la forte pente donnant sur la vallée de Caudebec, simple marécage à l’époque. Au nord, un rempart artificiel, ou de trois à six mètres, doublé à l'extérieur d'un fossé plat, longe d'abord la route de Caudebec à Lillebonne, puis est coupé par celle-ci. Ce rempart rejoint la lisière de la forêt, au niveau du chemin du gibet et longe la lisière ensuite pour retrouver la route de Lillebonne, derrière la maison forestière de la Pommeraye. Un deuxième retranchement occupe la partie sud-est de cet oppidum. Le talus de ce second retranchement, surmonté d’un mur moderne, sert encore de limite de propriété et de limite de communes. Ce talus ne fait que renforcer une pente naturelle déjà assez forte.
L’abbé Cochet rapporte que Léon Fallue a découvert de nombreuses tuiles à rebords, des vases et des monnaies romaines au Mont Calidu. L’emplacement des découvertes n'est pas assez renseigné. Un squelette d’un jeune gaulois fut trouvé dans la partie sud de l’oppidum, non loin de la falaise, en 1874. Le corps orienté est/ouest, portait au tibia gauche un anneau uni coupé en bronze[4].
En 1985, une voie antique recouverte d'un empierrement de silex grossier et irrégulier, bordée de chaque côté par un fossé, a été découverte. Elle est moins large et moins bien construite que la voie romaine contigüe. La base des anciens remparts a été identifié, en 1984, comme un murus gallicus à armature en bois, tel qu'en décrit Jules César. Le bâti le plus important date de l'époque gallo-romaine, sans pouvoir déterminer s'il s'agit d'une extension de la ville de Loium ou du camp celtique lui-même.
Caledu pourrait être une variante de Caleto pour Caletoduno- (dunum) : « l'oppidum des Calètes » (cf. pays de Caux) et senodon pour senoduno : « vieil oppidum ». Dans ce cas, Caudebec aurait pu être l'oppidum principal des calètes, avant son remplacement par la cité gallo-romaine de Lillebonne (Juliobona)[5].
Période romaine
Les historiens normands estiment que l'occupation romaine commence au IIIe siècle apr. J.-C. Jusqu’au début des années 1990, ils ont considéré que la ville de Caudebec s’appelait Lotum à l’époque romaine. Leurs informations étaient fondées sur les écrits de l’abbé Cochet. Comme d’autres spécialistes du XXe siècle, il s’appuyait sur un témoignage manuscrit, un document antique, l'Itinéraire d'Antonin. Cette liste référence les stations routières de l’Empire ; dressée au IIIe siècle de notre ère, elle mentionne une bourgade du nom de Lotum, dans la vallée de la Seine, à 14 milles de Rouen et à 6 milles de Lillebonne. La concordance des distances permet de conclure qu’il s’agit de Caudebec-en-Caux. De nombreuses découvertes d'artefacts montrent l’importance de cette localité dès l’époque romaine ; elle était effectivement située sur le tracé de la route reliant Rouen à Lillebonne.
Un texte ancien vient appuyer cette identification : la biographie de saint Condède, abbé de Belcinac, écrite par un moine de Saint-Wandrille au IXe siècle. Ce moine aurait eu entre les mains une copie de L'Itinéraire d'Antonin ; il parle d'un lieu proche de l’île de Belcinac, que l’on appelait, dit-il, Lutum dans l’Antiquité. Il propose sa propre interprétation de l’origine du nom : les alluvions que déposent chaque année, en hiver, les inondations de la Seine. Le mot lutum désigne, en effet, la boue en latin.
Ces traditions apparaissent peu fiables. Le nom de Logium (prononcer Loium) désignait la localité de Caudebec avant la période normande.
Moyen Âge et époque moderne

Des textes du haut Moyen Âge, publié en 1996 dans la Revue d’histoire de l’Église de France, laissent à penser que le monastère mérovingien de Logium, longtemps situé par erreur au hameau de Caudebecquet près du pont de Brotonne, doit être cherché en réalité au cœur même de la ville actuelle de Caudebec ; et l'église paroissiale Notre-Dame pourrait être l’abbatiale de ce monastère ; la reine Bathilde, femme du roi Clovis II, lui fit un don important au VIIe siècle[6]. Ce monastère devait s’étendre sur la majeure partie du bourg actuel de Caudebec. Outre l’église Notre-Dame, il comprenait une chapelle Saint-Pierre située à l’emplacement même de la place d’armes, une chapelle dédiée à saint Martin et probablement un troisième oratoire, placé sous le patronage de saint Léger, à la sortie nord de la ville sur la route de Sainte-Gertrude. Abandonné lors des invasions vikings du IXe siècle, il ne fut jamais rebâti. Une partie de ses biens fut répartie entre divers chefs normands après 911, le reste fut réuni au patrimoine de l'abbaye de Saint-Wandrille en 960[7].
Le port d'étape de Caudebec, l'un des deux, avec celui de Quillebeuf, entre Rouen et la mer, appartenait à l'abbaye de Saint-Wandrille qui y prélevait des droits sur les navires amarrés aux quais[8].
Afin de soutenir le monastère de Saint-Wandrille, Louis XI confirma les privilèges de Caudebec, par lettres patentes, en [9].
La place forte est prise par les Anglais sous Charles VI en 1419, puis par les protestants en 1562[10]. Gabriel Ier de Montgommery, chef des huguenots de Normandie, fuit Rouen en barque, se dirige vers Le Havre, et doit forcer un barrage dressé en travers de la Seine à Caudebec[11]. Henri IV y passera en 1591[12].
Époque contemporaine

Dans l'entre-deux-guerres, l'usine Latham y construit des hydravions.
Le , un incendie détruit des maisons situées rue de la Boucherie, rue de la Cordonnerie et rue des Halles[13].
Seconde Guerre mondiale
Le , durant la bataille de France, l'arrivée imminente de l'armée allemande provoque un afflux des locaux vers l'embarcadère permettant la traversée de la Seine par le bac. Les voitures s'entassent dans les rues étroites. Les Allemands, qui veulent couler le bac, bombardent la Seine et mettent le feu à la ville, les et [14]. Le bac est manqué ; une bombe explose sur les hauteurs de Caudebec ; le feu se répand jusqu'au cœur de la ville, alimenté par les files de voitures arrêtées qui forment un véritable cordon. L'incendie dure trois jours, et détruit la ville à 80 % ; seule, l'église est épargnée[15].
Début juillet, les Caudebecquais rentrent chez eux. Ils déblaient et reconstruisent. Des baraquements en préfabriqués sont installés un peu partout en ville, qui permettent aux habitants de continuer à vivre à Caudebec. La reconstruction, supervisée par Otello Zavaroni, se poursuit jusqu'en 1960, soit environ 11 ans après les premiers travaux.
- La fusion intercommunale
En 2015, confrontées à la réduction programmée des dotations de l’État aux communes, Caudebec-en-Caux, Saint-Wandrille-Rançon et Villequier décident de s'unir afin de maintenir pendant trois ans ces dotations et de bénéficier de la bonification de 5 % de la dotation globale de fonctionnement.
La commune nouvelle, issue du regroupement de ces trois communes devenant des communes déléguées, est créée au par un arrêté préfectoral du [16],[17],[18],[19],[20],[21].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
La commune était historiquement le chef-lieu du canton de Caudebec-en-Caux. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle fait désormais partie du canton de Notre-Dame-de-Gravenchon.
Liste des maires
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26],[Note 1].
En 2013, la commune comptait 2 231 habitants, en évolution de −3,42 % par rapport à 2008 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20,7 %).
À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,1 %) est supérieur au taux national (51,6 %). Il est intéressant de souligner la maison de retraite Maurice Collet, qui, avec 157 résidents âgés, modifie profondément la pyramide des âges au prorata de l’importance globale de la population.
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 46,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 20,2 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 22,3 %) ;
- 53,1 % de femmes (0 à 14 ans = 13,7 %, 15 à 29 ans = 18,4 %, 30 à 44 ans = 16,7 %, 45 à 59 ans = 14,9 %, plus de 60 ans = 36,3 %).
Manifestations culturelles et festivités
Sports et loisirs
Vie associative
Cultes
Médias
- Le quotidien Paris-Normandie et l'hebdomadaire Le Courrier cauchois relatent les informations locales.
Économie
- Tourisme.
- Construction aéronautique (Revima).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Moyen Âge et Renaissance



- Église Notre-Dame : XVe et XVIe siècles. Le roi Henri IV aurait dit qu'elle était l'une des plus belles églises de France « C'est la plus belle chapelle de mon royaume ». Classée MH depuis 1840[31].
- Tours d'Harfleur et des Fascines (fortifications médiévales). Fortifications élevées à partir de 1378, ces deux tours en sont les deux principaux vestiges. Elles sont représentatives d'une fortification urbaine prenant en compte la généralisation de l'artillerie à feu.
Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le .[32]. - Maison dite « des Templiers » XIIe et XIIIe siècles, peut-être parce qu'elle a servi de temple protestant au moment de la Réforme. Elle a échappé à l'incendie de 1934 et la destruction totale en 1940, probablement grâce à sa structure en pierre, puis restaurée par une association. C'est l'une des rares maisons normandes d'époque médiévale aussi ancienne. Elle abrite un petit musée d'histoire et d'archéologie locale (musée Biochet-Bréchot) qui raconte, entre autres, l'histoire de l'expédition du Latham 47 de René Guilbaud disparu en mer de Barents avec Roald Amundsen et qui présente également une épée viking draguée en Seine et une collection de plaques de cheminée. Elle accueille depuis 2020 un marché d'artisanat local. Classée MH depuis 1899[33].
- Ancienne prison du XIVe siècle.
Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le .[34]. - Monastère de Loge.
Autres

- Hôtel du Bailli. Cette grande bâtisse, en brique, de plan rectangulaire et toiture à croupe, possède deux façades identiques de neuf travées à percements réguliers. La pierre calcaire est utilisée pour encadrer les baies rectangulaires sous arc déprimé, pour les claveaux sculptés et les soubassements, et pour souligner les différents niveaux. Les trois travées centrales constituent le corps principal, accosté de pilastres en brique et surmonté d'un fronton percé d'un oculus[35].
Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le .[36] - Château de Caumont (actuel hôtel de ville), fin XVIIIe début du XIXe siècle. Appartenant aux Busquet de Caumont, puis jusqu'en 1921 à la famille Chandoisel, et ensuite aux consorts de Carrière de Béarn, avant de devenir propriété de la Société immobilière et commerciale du château de Caudebec-en-Caux qui l'exploite comme hôtel. Rachetée en 1936 par la société des Émissions de Radio Normandie, elle devient studio d'enregistrement avant d'être réquisitionnée en 1941 par la municipalité qui l'érige en mairie. En raison de l'échec des transactions engagés, la Radio y reprend ses droits en 1946, mais la commune l'achète enfin en 1953. La brique prédomine dans ce bâtiment à deux étages carrés surmontés d'un comble et d'une toiture à croupe, mais la pierre calcaire est omniprésente : soubassements, chaînes d'angle à bossage, encadrement des baies, corniches soulignant les niveaux et travée centrale. La façade s'ordonne suivant cinq travées régulières. La travée centrale est accostée de deux pilastres cannelés ornés d'un modillon à volute, sa partie supérieure s'ouvrant sur la haute baie en plein cintre à claveau sculpté de feuillages et d'une tête de chérubin, surmontée d'un fronton mouluré et brisé portant un aigle de profil et des instruments de musiques (trompettes, flûtes et hautbois) sur un fond de nuages. Les baies du rez-de-chaussée disposée disposent d'une imposte moulurée, sous un arc en plein cintre à claveau passant sculpté en voute[35]
Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le .[37] - Quais

- MuséoSeine, sur l'histoire de la navigation fluviale
- « Les Capucins », ancien monastère de l'ordre des capucins - Propriété privée - XVIIe siècle : En 1630, Louis XIII concède aux capucins une « carrière délaissée pleine de vidange où il ne croissait rien », hors de la ville au pied du mont Calidu. Les moines capucins y ont lutté contre les épidémies de peste qui ont sévi durant le XVIIe siècle. La chapelle Saint-Louis, fondée par le duc de Longueville, est consacrée en 1668 par l'évêque de Finibor (Irlande). Le couvent est désaffecté à la Révolution mais les bâtiments sont conservés. Lamy, propriétaire dans la première moitié du XIXe siècle, y reconstitue une cellule de capucin avec tout son mobilier. La chapelle est détruite en 1861, le cloître signalé en partie détruit en 1881. Les bâtiments sont transformés en château de style néo-Renaissance.
- Maisons à colombages, 12, 12bis et 14 Grande-Rue
Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le .[38]. - Hospice Saint-Julien (maison de retraite Maurice-Collet), façades et toitures du bâtiment de 1725 et du bâtiment dit Henry IV, escalier et pièce lambrissée de ce dernier, et la chapelle
Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le .[39]. - Ancien couvent des Augustines, le couvent des Augustines était installé à Caudebec dès le XVIe siècle. Il a été bombardé et incendié en 1940. Lors de la reconstruction de la ville vers 1950, les vestiges ont été abattus et seule la porte Sud de la grande chapelle a été conservée et remontée en façade du presbytère, rue Jean-Léon-Leprévost. La porte du XVIIe siècle se présente comme une baie sous arc en plein-cintre, épaulée par deux pilastres et surmontée d'une niche occupée par une statue de la Vierge à l'Enfant.
Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le .[40]. - Maison du XVIIIe siècle, située 16 rue de la République.
Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le .[41] - Maisons situées au 5, 7 et 9 route du Havre.
Inscription sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 1960.[42],[43],[44]. - Collège Victor-Hugo.
- Monument aux morts dû à Maurice Ringot (1920).
À l'extérieur de la ville
- Château d'Ételan, château du XVe siècle de styles gothique flamboyant et Renaissance, situé à Saint-Maurice-d'Ételan.
- Pont de Brotonne (1977).
- Monument du Latham 47 (1931), Robert Delandre statuaire.
- Abbaye Saint-Wandrille de Fontenelle.
- Musée Victor-Hugo, à Villequier, ancienne maison Vacquerie, lieu de la noyade de Léopoldine Hugo.
- Château de Villequier, XVIIe siècle.

Château de Villequier
Représentations artistiques

Eugène Boudin, 1889
Musée d'art moderne André-Malraux, Le Havre
Dans la peinture
La ville a été peinte par Eugène Boudin dans son tableau La Seine, Caudebec en Caux en 1889 (musée d'art moderne André-Malraux, Le Havre)[45].
Dans la publicité
Caudebec-en-Caux, le marché du dimanche par Pierre Matossy est une affiche des Chemins de fer de l'État réalisée en 1930-1931. Elle est reproduite (no 78) dans le livre de Pierre Belvès Cent ans d'affiches de chemins de fer, Éditions La vie du rail, 1980.
Dans la littérature
Victor Hugo décrit Caudebec-en-Caux comme une simple « dentelle de pierre »[46].
Au cinéma
Le film Willy 1er se déroule dans la ville et ses alentours.
Personnalités liées à la commune
Natifs de Caudebec-en-Caux
- Thomas Basin (Utrecht, 1412 - 1491), chroniqueur et évêque de Lisieux.
- Adrien Sacquespée (1629 - après 1688), peintre et poète ; tableaux conservés au musée de Rouen.
- Charles-Robert Hecquet (Caudebec-en-Caux, 1750 - Paris, ), homme politique.
- Camille Ladvocat (1791 - Paris, 1854), libraire - éditeur.
- Jean-Léon Le Prevost (1803-1874), religieux.
- Émile Bréchot (1886-1971), peintre.
- Joseph Decaëns (1926-2016), archéologue.
- Henry Decaëns (1942-), historien spécialiste de la Normandie.
- Jean-Luc Buisine (1961-), footballeur français.
- Raymond Narac (1964-), pilote automobile.
Habitants de la commune
- Gustave Valmont (1881-1914), poète, il est l'un des 560 écrivains morts pour la France au Panthéon. Auteur d'une Esquisse de l'histoire de Caudebec-en-Caux et de sa région ,
Héraldique
ancien blasonnement : D'azur, aux trois éperlans argent. |


