Chamberet
commune française du département de la Corrèze
From Wikipedia, the free encyclopedia
Chamberet (Chambarèt en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.
| Chamberet | |||||
La châsse de saint Dulcet. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Corrèze | ||||
| Arrondissement | Tulle | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Vézère-Monédières-Millesources | ||||
| Maire Mandat |
Bernard Rual 2020-2026 |
||||
| Code postal | 19370 | ||||
| Code commune | 19036 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Chambertois, Chambertoise. | ||||
| Population municipale |
1 433 hab. (2023 |
||||
| Densité | 21 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 35′ 03″ nord, 1° 43′ 14″ est | ||||
| Altitude | Min. 376 m Max. 727 m |
||||
| Superficie | 69,85 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Seilhac-Monédières | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Corrèze
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | chamberet.net | ||||
| modifier |
|||||
Géographie
Localisation
Cette commune du Massif central est située sur le plateau de Millevaches dans le parc naturel régional de Millevaches en Limousin, près de Treignac au nord de la Corrèze et limitrophe du département de la Haute-Vienne. Elle est proche du mont Gargan et des Monédières.
Communes limitrophes
Hydrographie
La commune est arrosée par deux affluents de la Vézère : le Bradascou qui y prend sa source, et la Soudaine.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 237 mm, avec 14 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Eymoutiers à 18 km à vol d'oiseau[8], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 170,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,9 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Chamberet est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (55,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,7 %), forêts (37,5 %), zones agricoles hétérogènes (10,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,4 %), zones urbanisées (2,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,4 %)[16].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Transport routier
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Chamberet est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].
Risques naturels

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 47,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (26,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 002 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 239 sont en aléa moyen ou fort, soit 24 %, à comparer aux 36 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[19],[Carte 2].
Concernant les feux de forêt, aucun plan de prévention des risques incendie de forêt (PPRIF) n’a été établi en Corrèze, néanmoins le code de l’urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d’urbanisme. Le périmètre des servitudes d'utilité publique et des zones d'obligation légale de débroussaillement pour les particuliers est quant à lui défini pour la commune dans une carte dédiée[20].
Risque particulier
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Chamberet est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[21].
Histoire
Le nom de Chamberet apparaît pour la première fois en 930, lors de l'arrivée des reliques de saint Dulcet qui marque la création du bourg[22].
La châtellenie de Chamberet était une possession des Comborn-Treignac[23] .
Georges Guingouin commandant les FFI en Haute-Vienne surnommé « le préfet du maquis » réussit, malgré les disparités entre réseaux (AS et FTP), à constituer un grand maquis entre Châteauneuf-la-Forêt et Chamberet. Dans cette zone, il dispose de terrains propices aux parachutages et de camps[24].
Politique et administration
Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Politique de développement durable
La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[26].
Politique environnementale
Dans son palmarès 2024, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune[27].
Démographie
| L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29]. En 2023, la commune comptait 1 433 habitants[Note 2], en évolution de +4,45 % par rapport à 2017 (Corrèze : −0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %). |
Économie
L’économie de la commune est tournée vers le tourisme, avec un hôtel, des restaurants, un camping, sept gîtes, un village « espace nature », une piscine municipale, un arboretum, un parc acrobatique en hauteur, des activités nature (golf, courses d'orientation...), des roulottes et des chalets découvertes. Il s'y trouve également une station de recherches publiques sur les chevaux, la station expérimentale de Chamberet, gérée par l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE).
Lieux et monuments
L’église Saint-Dulcet (église paroissiale) date du XIIe siècle. Elle a été restaurée à différentes époques à la suite de divers incendies et autres catastrophes.
- Au Xe siècle, l'église et les maisons étaient en bois, ce n'est que de 1127 à 1137[32] que l'église actuelle fut construite par les moines d'Uzerche et les Comborn[33].
- Les reliques de saint Dulcet, furent transportées à Chamberet afin qu'elles échappent aux bandes de Normands qui mettaient l'Aquitaine à feu et à sang au XIIe siècle[34].
- Le clocher, détruit pendant les guerres de Religion, a été reconstruit en 1660.
- Frappée par la foudre au matin de Noël 1818[35], l'effondrement du clocher provoqua trois morts pendant l'office.
- En 1881 (le 29 juillet), le feu venant d'une boulangerie voisine causa la perte de la sacristie alors couverte de bardeaux de bois.
- L'église a été restaurée à la fin du XIXe siècle[36].
Sous le porche, il y a une pierre tombale médiévale dressée comme une croix
Depuis le 25 juin 1981, sont classés aux monuments historiques, dans l'église de Chamberet, les éléments suivants :
- la grande châsse émaillée du XIIIe siècle, représentant la mise au tombeau de saint Dulcet
- le bras reliquaire en cuivre du XIVe siècle
Chasse de Saint Dulcet, une face Chasse de Saint Dulcet, un profil Chasse de Saint Dulcet, autre face Chasse de Saint Dulcet, autre profil bras reliquaire
Autres monuments :
- borne fontaine, datée de la deuxième moitié du ou du début du XIXe siècle ;
- château d'Enval, construit du XVIIe au XIXe siècle, inscrit avec son parc paysager de la fin du XIXe à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques le 29 mai 1991[37] ;
- chapelle Saint-Dulcet (peut-être du XVIIIe siècle, restaurée en 1827[38]) ;
- chapelle Saint-Nicolas (reconstruite en 1827, elle existait au XIe siècle[39])
- l’ancien presbytère était installé dans un manoir de la deuxième moitié du XVIe siècle, et a été restauré à la fin du XIXe siècle[40]
La Maison de l'Arbre s'enracine dans le tourisme régional et sensibilise le public autour de trois thèmes : les tourbières, le rôle des champignons dans l'écosystème forestier et, une étude approfondie de ce qu'est un lichen.
L’arboretum est constitué d'une collection de 105 espèces différentes, d'un fructicetum, d'une collection de plantes aquatiques, d'une bambouseraie, d'un étang, d’une pommeraie constituée exclusivement de variétés locales, dont la reinette brune museau de lièvre de la Corrèze et la pomme reinette dorée rouge des vergnes sainte germaine.
Au nord-est de la commune, le mont Ceix est connu pour les ruines de son village, sa chapelle et ses fontaines à dévotion.
Personnalités liées à la commune
- Zina Morhange (1909-1987), médecin et résistante, déportée à Auschwitz et survivante de ce camp d'extermination.
- Marcelle Delpastre (1925-1998), ou Marcela Delpastre en occitan, poétesse française et occitane.
- Daniel Chasseing (1945-), homme politique, ancien maire de la commune, élu sénateur de la Corrèze en 2014.
Héraldique
Vie locale
Événements et manifestations
- Le Festival d'accordéon de Chamberet organisé chaque année en octobre pendant cinq jours et qui regroupe près de 5000 festivaliers.
- Le quarante-deuxième Tour du Limousin traversa la commune, le mardi , lors de la première étape : Limoges - Ussel.
Voir aussi
Bibliographie
- Maurice Gady, Chamberet (monographie historique), imprimerie Lachaise, Brive, 1948 (plaquette de trente pages épuisée ; AD Corrèze Br 188)
- Daniel Borzeix, Histoire de Chamberet, tome I, des origines à la fin du XVIe siècle, Treignac, éditions Les Monédières, 1981 (épuisé, seul tome paru).
- Paul Estrade (sous la dir. de), Les Forçats espagnols des GTE de la Corrèze (1940-1944), 2004, (dont le témoignage de M. et Mme Peyraud, de Chamberet)
- Yves Lavalade, Les Noms de lieux de la commune de Chamberet, Treignac, éditions Les Monédières, 2005.
- Le XXe siècle en Limousin, Treignac, éditions Les Monédières, 2001 (dont Éric Moratille, Évolution politique du canton de Treignac ; Jan dau Melhau, Marcelle Delpastre : Entre deux mondes, entre deux langues et André Plantadis, son témoignage de maire de Soudaine-Lavinadière).
- Daniel Borzeix, Le Pays de Treignac autrefois, Treignac, éditions de L'Esperluette, 2011.
- Monique Borzeix, Histoire des écoles du canton de Treignac, éditions de L'Esperluette, 2013.
- Yves Lavalade, Les noms de lieux du canton de Treignac, éditions de L'Esperluette, 2014 (dont évidemment Chamberet, p. 28-51)
- Cartulaire de l’abbaye d’Uzerche (Corrèze) du Xe au XIVe siècle, éd. J.-B. Champeval, 190 (ex. n° 484 av 1133 et n° 814 p. 338,n° 814 p. 338, ca 1132). https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1120156/f236.item.r=chamberet
