Felletin

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Felletin
Felletin
La mairie.
Blason de Felletin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Intercommunalité Communauté de communes Creuse Grand Sud
Maire
Mandat
Olivier Cagnon
2024-2026
Code postal 23500
Code commune 23079
Démographie
Gentilé Felletinois
Population
municipale
1 577 hab. (2023 en évolution de −1 % par rapport à 2017)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 04″ nord, 2° 10′ 25″ est
Altitude Min. 459 m
Max. 685 m
Superficie 13,74 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Felletin
(bureau centralisateur)
Législatives Circonscription unique
Localisation
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Felletin
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Felletin
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Felletin
Liens
Site web felletin.fr

Felletin est une commune française située dans le département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine.

Localisation

Cartographies de la commune
La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique

La commune de Felletin est située dans la haute vallée de la Creuse au pied du plateau de Millevaches. Le territoire communal est arrosé par la rivière Creuse. Felletin est la porte d'entrée creusoise du parc naturel régional de Millevaches en Limousin.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Felletin
Moutier-Rozeille
Saint-Quentin-la-Chabanne Felletin
Saint-Frion

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 049 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 969,0 mm[7],[8]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16,9 °C, atteinte le [Note 1].

Statistiques 1991-2020 et records station FELLETIN (23) - alt : 635 m, lat : 45°52'48"N, lon : 2°11'09"E (à 1,1 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Record de chaleur (°C)
date du record
20,1
01.01.22
23,7
20.02.1998
24,3
30.03.21
27,7
30.04.05
31,1
22.05.22
36,2
30.06.15
38,9
23.07.19
39,3
13.08.25
35,1
04.09.23
33,5
08.10.23
24,7
08.11.15
19,5
31.12.21
39,3
2025
Température maximale moyenne (°C) 6,4 7,2 11,2 14,3 17,9 22 24 24,2 20,3 16,2 10,1 7,2 15,1
Température moyenne (°C) 3,3 3,6 6,6 9,2 12,7 16,4 18,1 18,2 14,8 11,7 6,6 4 10,4
Température minimale moyenne (°C) 0,2 −0,1 2 4,2 7,5 10,8 12,2 12,3 9,2 7,3 3,1 0,9 5,8
Record de froid (°C)
date du record
−12,7
26.01.07
−16,4
07.02.12
−16,9
01.03.05
−5,2
08.04.03
−2
06.05.02
1,7
04.06.01
3,7
17.07.00
2,7
29.08.1998
0,5
14.09.1996
−7,2
29.10.1997
−11,5
22.11.1998
−13,3
15.12.01
−16,9
2005
Précipitations (mm) 81,7 69,7 73 93,3 92,1 81,1 79,2 72,3 79 70,5 90,4 86,7 969
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
44,4
18.01.1998
40,6
03.02.03
37,4
28.03.01
53
26.04.1998
40,8
13.05.01
51,3
05.06.11
58,8
04.07.01
52,5
27.08.25
51,4
14.09.21
44,8
20.10.19
38,2
24.11.02
34,3
10.12.17
58,8
2001
Source : « Fiche 23079002 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
6,4
0,2
81,7
J
7,2
−0,1
69,7
F
11,2
2
73
M
14,3
4,2
93,3
A
17,9
7,5
92,1
M
22
10,8
81,1
J
24
12,2
79,2
J
24,2
12,3
72,3
A
20,3
9,2
79
S
16,2
7,3
70,5
O
10,1
3,1
90,4
N
7,2
0,9
86,7
D
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[9], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Felletin est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (57,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,3 %), forêts (29 %), zones agricoles hétérogènes (16,6 %), zones urbanisées (10,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,8 %), eaux continentales[Note 2] (1,7 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Transports

Transport routier

Transport ferroviaire

Ligne Caractéristiques
L25 Felletin/Montluçon > Guéret > Limoges
Felletin/Montluçon Limoges
Ouverture / Fermeture
— / —
Longueur
Durée
Nb. d’arrêts
18
Matériel
TER / Car
Jours de fonctionnement
L, Ma, Me, J, V, S, D
Jour / Soir / Nuit / Fêtes
O / O / N / O
Voy. / an
Dépôt
SNCF
Desserte :
  • Gares desservies : Felletin, Aubusson, Lavaveix-les-Mines, Huriel, Lavaufranche, Gouzon, Parsac-Gouzon, Busseau-sur-Creuse, Ajain, Guéret, Montaigut, Vieilleville, Marsac, Saint-Sulpice-Laurière, Ambazac, Limoges
Autre : Circule toute l'année, même les jours fériés.
Dernière actualisation :

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Felletin est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon[15]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[16].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Creuse. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999[17],[15].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Felletin.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 23 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (33,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 780 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 90 sont en aléa moyen ou fort, soit 12 %, à comparer aux 25 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[18],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[19].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[15].

Risques technologiques

La commune est en outre située en aval du barrage de Confolent, un ouvrage sur la Creuse de classe A[Note 3] soumis à PPI, disposant d'une retenue de 4,7 millions de mètres cubes[21]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[22].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Felletin est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[23].

Toponymie

La ville se nomme Falatin en occitan[24]. À partir des formes anciennes Filitin (attestée entre 1096 et 1108), Phylitini (1157), Feletin et Felleti (XIIe siècle), Marcel Villoutreix propose un dérivé du nom d'homme germanique Filisteus, avec le suffixe latin -inum[25].

Histoire

Moyen Âge

L'origine de la ville est peut-être un domaine agricole ayant appartenu aux vicomtes d'Aubusson[26].

La ville de Felletin est construite autour de deux bourgs qui se sont soudés. Le premier s'était élevé autour du château construit par les vicomtes d'Aubusson sur le piton ouest de la colline de Beaumont. Le second s'était établi autour du prieuré ou moutier fondé par les moines bénédictins de l'abbaye Sainte-Valérie de Chambon-sur-Voueize. Il y a alors deux paroisses : celle de Beaumont, la plus ancienne, avec l'église Saint-Blaise, et celle du Moutier, avec l'église Sainte-Valérie construite vers 1121-1125. Les fouilles faites à côté de l'église Sainte-Valérie ont fait apparaître des structures plus anciennes. L'église Saint-Blaise est desservie par une communauté de prêtres-filleuls depuis la fin du Moyen Âge.

Felletin est alors une ville commerciale importante sur la route de Lyon à Limoges, qui passait par la Grande Rue[27]. Deux ponts, le pont Roby et le pont des Malades, y permettent le franchissement de la Creuse. La ville, marchande et artisanale, assure la transformation des productions de la montagne et est dotée d'institutions communales placées sous l'autorité de quatre consuls élus chaque année parmi les bourgeois et notables de la ville.

En 1228 et 1248, des incendies ravageurs se produisent. En 1278, Felletin est le siège d'une châtellenie. En 1300, Alengarde, la fille de Guy II, dernier vicomte d'Aubusson, confirme les privilèges de la ville.

En 1356, la ville est occupée par les Anglais.

Le château de Beaumont est détruit au début du XVe siècle. Un nouveau château est construit qui est lui aussi démantelé à la fin du XVe siècle. La ville est enserrée par une enceinte avec des tours rondes, ouverte vers l'extérieur par quatre portes : au nord, la porte du Château ; à l'est, la porte de la Pelleterie ; au sud, la porte de la Font-Anel ; à l'ouest, la porte Pisseloche. Devant ces portes  sauf devant la porte du Château  se développent des faubourgs où habite la main-d'œuvre ouvrière[28].

Entre 1454 et 1480, le prieur du Moutier entreprend la reconstruction de l'église Sainte-Valérie et, vers 1478, la communauté de Beaumont obtient de Pierre de Bourbon, comte de la Marche, de faire construire l'église Notre-Dame-du-Château.

En 1456 apparaît la première mention de la tapisserie dans le comté de la Marche avec un tapissier de Felletin nommé Jacques Bonnyn. On trouve une deuxième mention en 1473 quand les consuls de Riom reçoivent le tapissier de Felletin Jehan Beranhe. Les historiens donnent pour origine de la tapisserie dans le comté de la Marche, à Felletin, Bellegarde-en-Marche et Aubusson, le mariage en 1310 de Marie d'Avesnes, fille de Jean de Hainaut, avec Louis de Bourbon, comte de la Marche en 1322. À cette époque où, pour des raisons politiques, les Anglais ne livrent plus de laine dans les ports flamands, des tapissiers flamands sont probablement attirés vers le comté de la Marche par Marie d'Avesnes et sa cousine Marie de Flandre, mariée en 1312 à Robert VII d'Auvergne, devenue à la mort de celui-ci, en 1325, dame de Bellegarde-en-Marche. On trouve une nouvelle mention de la tapisserie de Felletin en 1514 dans l'inventaire après décès des biens de Charlotte d'Albret, veuve de César Borgia, dans lequel sont cités 75 pièces de Felletin « à champ doré, à feuillages et bêtes […] à menus feuillages sur bandes rouges, blanches et vertes ».

En 1479, les consuls font construire l'Hôtel-Dieu (fin du XVe siècle). Il en reste sa chapelle, qui devient en 1674 la chapelle des pénitents bleus de l'Assomption-de-la-Vierge.

Temps modernes

De 1576 à 1580, la ville est occupée par des troupes protestantes.

En 1581, les moines du Chambon quittent le prieuré pour retourner à l'abbaye. Le de la même année, Montaigne passe par Felletin en revenant d'Italie pour aller prendre ses fonctions de maire de Bordeaux[29].

En 1584, le prieuré devient un simple bénéfice. Le , un collège est fondé pour améliorer l'enseignement catholique[30].

Au début du XVIIe siècle, sous l'influence de la Contre-Réforme, pour favoriser la vie spirituelle et communautaire, sont créés des confréries de pénitents à Felletin :

  • la confrérie de Pénitents noirs de la Sainte-Croix, en 1606, qui a d'abord sa chapelle dans l'église Saint-Blaise avant de faire construire sa chapelle en face de l'église Notre-Dame du château, démolie en 1805[31] ;
  • la confrérie des Pénitents bleus de l'Assomption-de-la-Vierge fondée à Felletin en 1617 et qui fait ses dévotions ans la chapelle Bleue ;
  • la confrérie des Pénitents blancs, qui fait construire en 1625 la chapelle Blanche consacrée à Notre-Dame de Bonne-Espérance.

Felletin devient une manufacture royale en 1689. Elle est en concurrence avec la manufacture royale d'Aubusson. Mais au XVIIIe siècle, les tapisseries d’Aubusson détournent le flux commercial ce qui provoque l’abandon de l’itinéraire ancien, et donc un recul du passage et des commerces à Felletin[27].

Les fortifications de la ville sont arasées au XVIIIe siècle. Il n'en subsiste que deux tours en 1817.

En 1771, Felletin accueille Michel-Etienne Lepeletier de Saint-Fargeau (père du futur conventionnel), président à mortier au parlement de Paris, exilé par Louis XV pour s'être opposé à la réforme judiciaire lancée par le chancelier Maupeou. S'adonnant à la mode nouvelle de l'archéologie, c'est lui qui aurait donné le nom de « cabane de César » au dolmen de la Croix blanche situé sur les hauteurs de la ville[32].

Révolution française

Entre 1790 et 1800, Felletin est chef-lieu de district.

En 1795, l'église Saint-Blaise est détruite par un incendie. L'église Sainte-Valérie devient l'église principale de Felletin.

XIXe siècle

Depuis le Moyen Âge, comme dans toutes les communes de la Marche, chaque année durant la période de faible activité agricole, beaucoup d'hommes se rendent dans les grandes villes et les ports afin d'y être embauchés sur les chantiers du bâtiment ou de la construction navale comme maçons, charpentiers de marine, couvreurs… C'est ainsi que les maçons de la Creuse deviennent bâtisseurs de cathédrales. En 1624, ils construisent la digue de La Rochelle ; au XIXe siècle, ils participent à la reconstruction du Paris du baron Haussmann. Initialement saisonnière de novembre à mars, l'émigration devient définitive : ainsi, entre 1850 et 1950, la Creuse perd la moitié de sa population. On trouve dans le livre de Martin Nadaud Mémoires de Léonard la description de cet exode qui marqua si fortement les modes de vie.

En 1877, le cimetière de Beaumont ainsi que la lanterne des morts qui s'y trouvait sont déplacés[33].

En 1889-1890, c'est à l'initiative d'un Creusois de Paris, Claude Blaise Vennat[34], né à Felletin, qu'est créé un atelier de taille du diamant à Felletin. À Paris, Claude Blaise Vennat avait appris le métier de la taille des diamants chez Louis Gruet, appartenant à une dynastie de lapidaires originaires de Saint-Claude et installé lui-même à Paris en 1883. Il s'était associé avec Edouard Willingstorfer, lapidaire et diamantaire né à Paris. Pour l'attirer dans son projet, Claude Blaise Vennat lui vante la disponibilité de la force motrice de la Creuse toute l'année. Ils s'installent dans le moulin de Chissat, rue de la Maison-Rouge. Le nombre d'ouvriers employés à la taille du diamant augmente progressivement. Vers 1905-1906 est créée la Société coopérative des ouvriers diamantaires de Felletin, la Felletinoise. La déclaration de fondation est publiée dans le Journal officiel du . En 1911-1912, quinze coopérateurs décident de créer un atelier moderne à l'image de ceux qu'ils ont visités à Saint-Claude. C'est l'origine de la diamanterie de Pont-Roby[35]. Elle va travailler avec la Fédération des coopératives diamantaires de France et de Suisse, installée à Saint-Claude. En 1927, il y a 25 coopérateurs, puis 21 en 1932. L'activité diamantaire commence à décliner à partir de 1930. En 1950 apparaissent les diamants synthétiques. La Felletinoise ferme en 1982.

En 1889, après la démolition d'un îlot de maisons insalubres, la municipalité fait construire une halle à côté de la fontaine Courtaud.

En 1902, la ville se dote d'un nouvel abattoir.

En 1906, la Caisse d'Épargne de Felletin est construite face au portail de l'église Sainte-Valérie.

En 1911 est fondée l'école des métiers du bâtiment, remplacée en 1947 par l'École nationale du bâtiment, puis, en 1998, par le lycée des métiers du bâtiment[36].

XXe siècle

En 1959, la halle est démolie pour créer la place Courtaud[37].

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs depuis 1956
Période Identité Étiquette Qualité
1956 Jean Mazet Rad. puis DVD Entrepreneur de bâtiment et travaux publics
Conseiller municipal (1953 → 1956)
Conseiller général de Felletin (1958 → 1982)
Suppléant du député Olivier de Pierrebourg (1962 → 1967 et 1968 → 1973)
Michel Pinton UDF-AD Éleveur
Ancien député européen (1993 → 1994)
Renée Nicoux PS Enseignante et proviseure adjointe de lycée
Sénatrice de la Creuse (2009 → 2014)
Conseillère régionale du Limousin (2004 → 2010)
Vice-présidente de la CC Aubusson-Felletin
Jeanine Perruchet DVD Retraitée
2e adjointe au maire (1995 → 2008)
Conseillère municipale (2008 → 2014)
[38]
(démission)
Renée Nicoux PS Retraitée de l'enseignement
Conseillère départementale de Felletin (2021 → )
en cours Olivier Cagnon[39]   ingénieur

Jumelages

Jumelages et partenariats de Felletin.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Felletin.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Schladming[40]Autrichedepuis
Panneau de jumelage de Felletin.

Politique environnementale

Dans son palmarès 2025, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune[41].

Population et société

Démographie

Au dernier recensement, la commune comptait 1577 habitants.

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3722 6662 6462 8753 2283 2983 5893 5633 454
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 4943 4363 2103 1703 2253 3753 3603 3793 120
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 2063 3283 0403 0533 1142 5782 5622 5152 518
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
2 1612 2782 2912 1961 9851 8921 9121 8661 718
2018 2023 - - - - - - -
1 5541 577-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

  • Le lycée des métiers du bâtiment est issu d'une école professionnelle fondée en 1911.
  • Il y a aussi un collège public portant le nom de Jacques Grancher, médecin né à Felletin qui a vacciné Joseph Meister contre la rage.

Sports

  • Felletin est ville d'arrivée de la 2e étape du 42e Tour du Limousin, le mercredi .
  • En 1972, Felletin a accueilli une édition du Critérium des As, remportée par Raymond Poulidor.
  • U.C Felletin : club cycliste auquel appartient l'ex-pro limousin Jean-Luc Masdupuy.
  • Nombreuses infrastructures sportives : centre équestre « Equi'passion », Pôle sportif (gymnase, courts de tennis extérieurs et halle couverte), boulodrome…
  • Nombreuses associations sportives : football, club tennis, randonnées pédestres et marche nordique, cyclo tourisme, pêche...

Divers

  • Tous les ans se déroule début août, et ce pendant cinq jours, le Festival de folklore international Danses, Musiques et Voix du monde, organisé par l'association Les Portes du monde, sous l'égide du CIOFF.
  • La Journée du Livre, le vendredi avant le  : rencontres et dédicaces avec plus de 60 auteurs.
  • Dernier week-end d'octobre : Journées Nationales de la laine. Felletin, berceau de la tapisserie, est depuis six siècles associée à la production textile. Aujourd’hui, la tradition demeure une réalité économique avec l’activité de la Filature de laines Terrade et de la Manufacture de tapisseries Pinton. Durant 3 jours, Felletin fête la laine et la création textile. Au programme : visites d’entreprises, Salon artisanal avec plus de 100 exposants venus de la France entière, ateliers de démonstrations (tricot, filage, feutre…), Ateliers enfants (Scoubilaine, tressage, tissage…), conférence…
  • Depuis 2009, chaque année de juillet à fin octobre, a lieu le Festival de la flamme, une exposition d'œuvres d'art dans les rues du centre-ville. Cette exposition est organisée par l'association CETIL'Art[44], un collectif d'artistes.

Économie

La petite ville industrielle de Felletin doit son activité à la tapisserie dont elle fut le berceau ainsi qu'à la taille du diamant.

La manufacture Pinton.

Une filière laine active :

  • Ateliers Pinton : dernière manufacture felletinoise, elle perpétue la tradition de la tapisserie de Felletin et produit sur commande des tapisseries pour une clientèle privée ou publique internationale. Elle est connue pour avoir réalisé la plus grande tapisserie au monde[45] (22 m x 12 m) : Christ en gloire, d’après un carton de Graham Suttherland, pour la cathédrale Saint-Michel de Coventry en Grande-Bretagne. Depuis le début des années 1990, elle s'est spécialisée dans la réalisation des tapis hand-tuft, tapis de savonnerie des temps modernes pour lesquels elle s'attache la collaboration d'artistes, designers, décorateurs...
  • Filature de laines Terrade : Cette entreprise artisanale assure la transformation de la toison en fils cardés et teints. Spécialisée dans les commandes de petites séries, elle assure une production sur mesure pour les fabricants de tapis et tapisseries de la région, des bonnetiers ou des artisans-créateurs. Installée sur les bords de la rivière Creuse, sur le site d'un ancien moulin, c'est une des dernières filatures de laines artisanales en activité en France. Leur savoir-faire est d'ailleurs inscrit à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en France[46].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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