La Villedieu (Creuse)

From Wikipedia, the free encyclopedia

La Villedieu
La Villedieu (Creuse)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Intercommunalité Communauté de communes Creuse Grand Sud
Maire
Mandat
Thierry Letellier
2020-2026
Code postal 23340
Code commune 23264
Démographie
Population
municipale
52 hab. (2023 en évolution de +8,33 % par rapport à 2017)
Densité 9,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 03″ nord, 1° 53′ 15″ est
Altitude Min. 532 m
Max. 717 m
Superficie 5,63 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Felletin
Législatives Circonscription unique
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
La Villedieu
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
La Villedieu
Géolocalisation sur la carte : Creuse
Voir sur la carte topographique de la Creuse
La Villedieu
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
La Villedieu

La Villedieu (La Viala-Diau en occitan) est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine.

Communes limitrophes

La Villedieu est située au sud du département de la Creuse, sur le plateau de Millevaches. Elle est limitrophe du département de la Haute-Vienne.

Communes limitrophes de La Villedieu[1]
Faux-la-Montagne
La Villedieu
Nedde
(Haute-Vienne)

Hydrographie

Elle est arrosée par la Feuillade (ou ruisseau de la Villedieu).

Voies de communication et accès

Le sentier de grande randonnée, GR46 reliant Tours (Indre-et-Loire) à Cahuzac-sur-Vère (Tarn) traverse la commune.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 296 mm, avec 13,9 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Eymoutiers à 11 km à vol d'oiseau[8], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 170,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 38 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,9 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , La Villedieu est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (60,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,9 %), prairies (39,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,3 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de La Villedieu est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].

Risques naturels

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de La Villedieu.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 35,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (33,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 55 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 18 sont en aléa moyen ou fort, soit 33 %, à comparer aux 25 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[19],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[20].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[17].

Risques technologiques

La commune est en outre située en aval du barrage de Confolent, un ouvrage sur la Creuse de classe A[Note 2] soumis à PPI, disposant d'une retenue de 4,7 millions de mètres cubes[22]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[23].

Risque particulier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de La Villedieu est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[24].

Topographie

Histoire

Le , un camion de l'armée rempli de réservistes rappelés pour la guerre d'Algérie, se rend à la Courtine, centre de regroupement avant le départ pour l'Algérie. Il est ensuite bloqué à la Villedieu par les habitants qui cautionnent les soldats réfractaires. Trois personnes seront condamnées pour l'exemple: René Romanet, un maçon de la Creuse dans le Nord de la France après 1918. Il revient travailler comme charpentier à La Villedieu, dont il est élu maire en 1935, Gaston Fanton, instituteur de Faux-la-Montagne, Antoine Meunier, vétéran invalide de la deuxième guerre mondiale (Pour les détails:).

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1956 René Romanet PCF  
1956 1958 Julien Mourieras    
1958 2001 Jean Salviat    
mars 2001 en cours Thierry Letellier DVG Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[26].

En 2023, la commune comptait 52 habitants[Note 3], en évolution de +8,33 % par rapport à 2017 (Creuse : −2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
122176224266301362359351353
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
307278301277271245293305300
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
284310290226219189162130151
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1159172555343514843
2014 2019 2023 - - - - - -
504752------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

La reconstitution (nominative) de la population communale en 1800 (d'après registres paroissiaux) est consultable à la mairie.

Lieux et monuments

  • Le monument aux morts est particulièrement intéressant, non par son allure générale, plutôt traditionnelle, mais par le décor qui l'entoure. On peut y voir, non seulement des obus, mais un petit canon, fait semble-t-il unique en Limousin. Ce symbole militariste tranche en effet avec les prises de position de la population, en 1956 d'une part (« affaire » liée à la guerre d'Algérie, voir plus haut), plus récemment d'autre part (« affaire » dite de Tarnac, fin 2008). On peut ainsi voir sur un mur à l'entrée du village (en venant de l'est), le graffiti suivant : « Police partout, justice nulle part ». La contradiction suggérée par le monument est frappante, et impose une question : pourquoi l'obusier est-il toujours en place ? ou, autrement dit : à quoi sert de montrer « l'arme » qui a tué tant de nos jeunes hommes ?
  • L'église Saint-Robert du village date du XIIe siècle. Elle est inscrite sur la liste des monuments historiques depuis 1963[29].

Personnalités liées à la commune

Lieu de naissance d'Eugène Guillemet le 22/09/1873, médecin militaire officier de la légion d'honneur n° d'inscription 28971. Auteur de "sur les sentiers Laotiens " imprimé à Hanoi, imprimerie d'Extrême-Orient en 1921, puis d'un traité portant sur les médecins et la médecine chinoise écrit en 1910 alors qu'il était en mission en Chine. Source : l'annuaire du marsouin 1920.

Enseignement

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI