Chantal Balet-Emery naît Chantal Balet le à Grimisuat, dans le district de Sion (canton du Valais). Originaire de son lieu de naissance et de Lens, dans le district de Sierre[1], elle est la benjamine d'une famille de quatre enfants[2]. Son père, Raymond Balet, œnologue[3], est directeur de la maison de vin Gilliard et membre du Parti démocrate-chrétien (PDC)[4],[5]. Sa mère, qui s'occupe du foyer[6], venait également de Grimisuat[7], d'une famille PDC (son père est même président du conseil municipal de Grimisuat)[5]. La famille vit à Sion pendant ses dix premières années de sa vie, puis déménage à Grimisuat[5].
En 1994, à l'âge de 42 ans, elle part s'installer à Genève, où elle succède au à Martine Brunschwig Graf, rencontrée à Berne et qui la recommande, en tant que responsable pour la Suisse romande de la Société pour le développement de l'économie suisse (future Économiesuisse)[2],[4],[8]. Elle reste à ce poste pendant treize ans, jusqu'en [7],[10]. Elle fonde en 2007 un cabinet de conseils avec Edgar Fasel et Raymond Loretan[2],[6].
Elle est mariée depuis 1985 à Ernest Emery, propriétaire d'un magasin d'antiquités à Sion. Le couple n'a pas d'enfants et vit à Grimisuat[2],[4].
Elle est l'un des cofondateurs du Parti libéral valaisan, en 1988 à l'âge de 36 ans[4],[8], qu'elle choisit en raison de ses «idées indépendantes, parce qu'il ne se mêle pas de la conscience des gens, de leur appartenance religieuse»[11]. Elle siège de 1989 à 1998 au Grand Conseil[1], où elle est le chef du groupe libéral[9].
Elle se dit féministe de droite[2],[11]: «On peut être de droite, libérale et féministe, c'est-à-dire défendre la situation des femmes et faire avancer l'égalité.»[6]. Elle défend notamment à cet égard le nouveau droit matrimonial et le droit à l'avortement[2].