Viola Patricia Amherd[1] naît le à Brigue, en Valais. Elle est originaire du même lieu et de deux autres communes valaisannes, Zwischbergen et Naters[2].
Elle est la fille d'Albert Amherd, entrepreneur électricien, et d’Amanda Imhof, femme au foyer[3]. Ses parents sont propriétaires d'un magasin d'électronique. Elle a une sœur de 14 ans son aînée, Myriam[4].
Elle suit sa scolarité à Brigue-Glis, puis étudie le droit à l'université de Fribourg à partir de 1982[3], où elle obtient une licence en 1987. Elle passe successivement ses diplômes de notaire en 1990 puis d'avocate l'année suivante en Valais, avant de s'installer à son compte[5].
Parcours politique
Elle entre en politique dans le PDC par l'intermédiaire de Brigitte Hauser-Süess, qu'elle aide par la suite lors d'une procédure pénale concernant le régime des délais[4].
Elle commence sa vie politique comme membre du conseil communal de Brigue-Glis dès 1992[4] et en est successivement vice-présidente de 1996 à 2000 puis présidente de 2000 à 2012[3].
De 1994 à 2006, elle est juge suppléante à la Commission fédérale de recours du personnel fédéral[3].
Le , à la suite du retrait de Doris Leuthard, elle annonce sa candidature pour lui succéder au Conseil fédéral[7]. Elle est retenue le par son parti pour l'élection sur un ticket à deux avec Heidi Z'graggen. Le , Viola Amherd est élue par l'Assemblée fédérale avec 148 voix sur 244 dès le premier tour[8]. Elle devient ainsi la première représentante féminine du Valais à se faire élire au Conseil fédéral et le 118e membre du Conseil fédéral de l'histoire[9].
Le , elle devient chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), la première femme à la tête de ce département.
En été 2023[12] / début 2024 une affaire impliquant RUAG et la vente de chars léopards est révélée au grand public. Menant à la démission du président du conseil d'administration (Nicolas Perrin)[13] ainsi qu'au secrétaire du DDPS (Toni Eder)[14].
Elle joue un rôle déterminant dans le choix par la Suisse des avions de combat américains «Lockheed Martin F-35 Lightning II», ignorant les avertissements répétés relatifs aux surcoûts à craindre[15]. Alors qu'elle était en poste, le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) mandate le cabinet d'avocats zurichois «Homburger», lequel lui remet un avis de droit, facturé 2.5 millions de francs suisses[16], et concluant à tort à ce que le prix convenu est fixe[17].
Le , elle annonce sa démission du Conseil fédéral pour le suivant[15].
Après sa démission, des surcoûts massifs sont annoncés, et les biais de la procédure d'acquisition des avions de chasse révélés. Le 9 août 2025, les médias rélèvent que d'autres surcoûts importants, jusque-là minimisés par le Conseil fédéral, sont à prévoir[18]. Pierre-Alain Fridez, conseiller national et membre de la Commission de la politique de sécurité fait état d'un «scandale d'Etat», ayant abouti à l'acquisition d'un avion «tout à fait inadapté»[19].
Positionnement politique
Elle est perçue comme libérale et humaniste sur les sujets de société (elle s'est notamment battue en Valais pour l'autorisation de l'avortement dans le régime dit «des délais» et s'est engagée en faveur de quotas féminins et du mariage pour tous), ce qui lui vaut initialement une certaine défiance de la part de membres de son parti[17], mais elle a le soutien de conservateurs en sa qualité de représentante des intérêts des cantons de montagne (elle s'est notamment engagée pour le deuxième tube du Lötschberg)[4].
Vie privée
Elle est célibataire, mais a aidé sa sœur, femme célibataire, à élever sa fille[4]. Les deux sœurs habitent le même bâtiment à Brigue[4].