Charles-Albert Costa de Beauregard
homme politique français, historien de la Savoie (France), membre de l'Académie française
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Charles-Albert Costa de Beauregard, né à La Motte-Servolex (duché de Savoie) le et mort à Paris le , est un historien et homme politique savoyard et français, député de la Savoie (Législature 1871-1876) et membre de l'Académie française (1896-1909) et président de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie (1887-1889).
| Fauteuil 32 de l'Académie française | |
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| Président Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie | |
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| Député de la Savoie | |
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| Conseiller général Canton de Chambéry-Sud | |
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Marthe de Saint-Georges de Vérac (d) |
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Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie () Académie française () Société d'histoire contemporaine (d) Ligue de la patrie française |
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Biographie
Origines
Charles-Albert Marie Charles Albert Costa de Beauregard naît le à La Motte-Servolex[1],[2]. Issu de la famille Costa de Beauregard, il est le fils de Pantaléon Costa de Beauregard et de Marthe Augustine de Saint-Georges de Vérac[1],[2].
Il est ainsi le petit-fils d'Olivier de Saint-Georges de Vérac, gouverneur de Versailles, Pair de France ; l'arrière-petit-fils de Joseph Henri Costa de Beauregard[1] et le filleul de Charles-Albert de Sardaigne[3].
Carrière

Il participe à la guerre franco-prussienne en tant que commandant du 1er bataillon des mobiles de la Savoie[2], et il est blessé et fait prisonnier lors de la bataille de la Lizaine à Bethoncourt en .
Conservateur monarchiste et catholique, il est élu député de la Savoie en 1871. Il siège à droite et vote à droite durant toute la législature.
De 1865 à 1871, il est aussi conseiller-général de la Savoie pour le canton de Chambéry-Nord.
Il se retire de la politique au renouvellement de 1876, et se consacre à l'histoire de sa famille, de la Savoie et à celle de la monarchie.
Il est membre effectif de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie depuis le , et président de 1887 à 1889[4].
Il est élu au 32e fauteuil de l'Académie française, où il succède au littérateur Camille Doucet, le [4], en même temps qu'Anatole France.
En 1889/1890, il se rend acquéreur, auprès de M. Noblet, de l'île de Port-Cros[5], s'y installe à la bastide du Manoir et invite ses amis "à venir chasser et, pour les lettrés, à écrire"[réf. nécessaire]. Il délaisse de cette façon son domaine qu'il possède à La Motte-Servolex[2].
Ses ouvrages les plus importants sont une trilogie sur le roi Charles-Albert de Savoie et les Mémoires historiques sur la maison royale de Savoie où il achève l'œuvre entreprise par son arrière-grand-père en 1816.
Distinction
Famille
Il épouse à Paris les 16 et Émilie Pourroy de Laubérivière de Quinsonas (Paris, - Occagnes, ), fille d'Octavien Pourroy de Laubérivière, marquis de Quinsonas, commandant des mobiles de l'Isère, député de l'Isère, et de Eugénie de Choiseul Daillecourt. Elle est la petite-fille de Maxime de Choiseul Daillecourt.
Le couple a une fille, Léontine (1866-1944), mariée en 1888 avec le prince Georges de Broglie (1856-1942).
Publications
- Un homme d'autrefois, souvenirs recueillis par son arrière-petit-fils (1878). Biographie de son grand-oncle qui vivait au château du Villard, avant la Révolution française[6]. Texte en ligne
- Mémoires historiques sur la maison royale de Savoie et sur les pays soumis à sa domination, depuis le commencement du XIe siècle jusqu'à l'année 1800 (1888). Il complète les trois premiers tomes de son arrière-grand-père de notes et d'un quatrième tome.
- Un héritier présomptif. La jeunesse du roi Charles-Albert (1888)
- Prologue d'un règne. La jeunesse du roi Charles-Albert (1889)
- Épilogue d'un règne. Milan, Novare et Oporto. Les dernières années du roi Charles-Albert (1890)
- Le Roman d'un royaliste sous la Révolution. Souvenirs du Comte de Virieu (1892)
- Prédestinée (1896)
- Émigration, souvenirs tirés des papiers du Cte A. de La Ferronnays (1777-1814) (1900)
- Courtes Pages (1902)
- Liberté, égalité, fraternité (1904)
- Amours de sainte : Mme Loyse de Savoye, récit du XVe siècle (1907)
- Pages d'histoire et de guerre (1909)
- Il en est de l'amour, poésie mise en musique par Albéniz