Louise de Savoie

princesse de la maison ducale de Savoie, mère de François Ier From Wikipedia, the free encyclopedia

Louise de Savoie, née le au château de Pont-d'Ain (dans le département français actuel de l'Ain) et morte le à Grez-sur-Loing (dans l'actuel département de Seine-et-Marne), princesse de la maison ducale de Savoie, est la mère de François Ier, le roi de France emblématique de la Renaissance.

PrédécesseurAnne de Beaujeu
SuccesseurElle-même
PrédécesseurElle-même
Faits en bref Fonctions, Régente du royaume de France ...
Louise de Savoie
Illustration.
Louise de Savoie,
Paris, BnF, département des estampes, XVIe siècle.
Fonctions
Régente du royaume de France

(7 mois et 3 jours)
Prédécesseur Anne de Beaujeu
Successeur Elle-même

(1 an, 7 mois et 9 jours)
Prédécesseur Elle-même
Successeur Catherine de Médicis
Duchesse d'Angoulême

(16 ans, 7 mois et 18 jours)
Prédécesseur François d'Angoulême (comte)
Successeur Charles de France
Duchesse de Bourbon et d'Auvergne, comtesse de Forez, de Clermont et de la Marche, et dame de Beaujeu

(8 ans, 11 mois et 15 jours)
Prédécesseur Suzanne et Charles III
Successeur Retour à la couronne
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Date de naissance
Lieu de naissance Château de Pont-d'Ain[1] (duché de Savoie)
Date de décès (à 55 ans)
Lieu de décès Grez-sur-Loing (royaume de France)
Sépulture Nécropole royale de la basilique de Saint-Denis
Père Philippe II de Savoie
Mère Marguerite de Bourbon
Conjoint Charles d'Orléans
Enfants Marguerite
François Ier
Religion Catholicisme

Image illustrative de l’article Louise de Savoie
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Elle joue un rôle capital durant le règne de son fils. Elle est deux fois régente de France pendant les campagnes italiennes de son fils qu'elle désapprouve d'ailleurs[2]. Elle a une grande influence et sait diriger le royaume selon ses intérêts politiques et familiaux, bien secondée par le chancelier Duprat, Florimond Robertet, son demi-frère René de Savoie, ou encore Odet de Lautrec[3]. Ses choix ont marqué durablement la France. Elle n'est pas étrangère non plus à la trahison du connétable Charles III de Bourbon (après avoir obtenu en héritage, par décision royale du , les terres de la princesse Suzanne de Bourbon avant que le parlement de Paris, qui avait ordonné le séquestre des biens en litige, ne se soit prononcé)[4] et à l'exécution du baron de Semblançay, surintendant des Finances[4]. Mais son rôle exact dans ces deux affaires est controversé[5],[6]. La capture du roi à la bataille de Pavie en va offrir à Louise de Savoie de donner toute sa mesure[7]. Sa régence est de première importance après la capture du roi car, du fait de son expérience, elle peut organiser la continuité du royaume et une contre-offensive diplomatique contre l'empereur Charles Quint. Elle y déploie toute son énergie et s'illustre par ses succès diplomatiques. Bien qu'autoritaire, son action permet les alliances avec l'Angleterre de Henri VIII et l'Empire ottoman de Soliman le Magnifique, et finalement obtient la libération du roi François Ier le contre la détention de ses petits-fils aînés François et Henri. Le rôle politique qu'elle tient alors, lui permit de négocier la paix des Dames.

Biographie

Famille

Louise naît le au château de Pont-d'Ain[1],[8]. Elle est la fille du comte de Bresse, Philippe sans Terre ( ), futur duc de Savoie, et de Marguerite de Bourbon ( )[8].

À la mort de sa mère en 1483, elle est envoyée à Amboise et confiée à sa cousine, Anne de Beaujeu, fille du roi de France Louis XI, alors régente du royaume et qui aura une influence des plus importantes pour son avenir[8],[9].

Mariage

Charles d'Angoulême et Louise de Savoie jouant aux échecs, dans Le livre des échecs amoureux moralisés.

En 1488, à 12 ans, elle épouse Charles d'Orléans, comte d'Angoulême, dont elle a deux enfants :

Veuve à dix-neuf ans, elle est trop jeune pour disposer seule de la tutelle de ses enfants. Elle essaie malgré tout d'y parvenir, mais sans succès. Elle est contrainte d'accepter Louis duc d'Orléans comme co-tuteur de ses enfants en tant que plus proche parent mâle de François et Marguerite[10].

Elle se consacre à l'éducation de ses enfants, aidée par son confesseur, Cristoforo Numai de Forlì. Conforme à sa devise Libris et liberis pour des livres et pour des enfants »), elle fait œuvre de mécène en commandant de nombreux manuscrits pour leur éducation[11].

Règne de Louis XII

Maître de Philippe de Gueldre, « Antoine Vérard présente son livre à François d'Angoulême, en présence de Louise de Savoie et de Marguerite d'Angoulême [?] », dans Octavien de Saint-Gelais, Le Séjour d'honneur, Paris, BnF, Vélins 2239, fo 1, 1503 (enluminé vers 1506).

À la mort de Charles VIII le , c'est le duc d'Orléans qui lui succède sous le nom de Louis XII. Louise est alors à Cognac, elle se rend à Paris pour réclamer au nouveau roi, le transfert de l'héritage des Orléans. Celui-ci lui refuse, donnant comme compensation, une pension de 8000 £.t à son fils François, devenu alors premier prince du sang[12].

Le roi veut alors garder l'héritier présomptif de la couronne près de lui. Louise et ses deux enfants sont alors reçu par le souverain au château de Chinon. Louis XII nommé Pierre de Rohan-Gié, gouverneur des enfants. Celui-ci emmène alors Louise à Romorantin puis à Blois. Le château est mal commode en raison des travaux que le roi y entreprend. Gié obtient enfin l'autorisation de transférer Louise, François et Marguerite au château d'Amboise. Il devint alors la résidence principale de Louise et de ses enfants[13]. Le Maréchal de Gié parvint également à obtenir pour le jeune François le duché de Valois comme bien éminent.

En 1499 une épidémie sur les bords de Loire la contraint à quitter Amboise pour Romorantin, le roi et la reine l'y rejoindrons en mai, et c'est d'ailleurs là que leur fille Claude nait[14].

Le , elle est au château de Blois avec son fils, pour recevoir avec le reste de la cour, l'archiduc d'Autriche Philippe le Beau et sa femme Jeanne de Castille. Dans les jours suivant elle retourne a Amboise pour y accueillir le couple archiducal le 16 du même mois[14].

En elle reçoit en son château de Romorantin la nouvelle reine de Hongrie, Anne de Foix, s'en allant en son royaume [14].

Elle doit témoigner, les 17, et , lors du procès du Maréchal de Gié. Au printemps 1506 le roi la rencontre à Romorantin pour organiser les fiançailles de sa fille Claude avec François. Pour appuyer cette futur union, lors des États Généraux tenu au Plessis-lès-Tours, il est demandé solennellement au roi que sa fille épouse le duc de Valois. Louise assisté alors aux fiançailles de son fils et Claude à Tours le [15].

Cette même année 1506, elle choisit Artus Gouffier de Boisy pour remplacer le maréchal de Gié, suite à sa disgrâce, comme gouverneur de ses enfants[16].

Enluminure représentant un dauphin bleu à côté du futur François Ier. L'enfant est guidé par sa mère, Louise de Savoie, jeune veuve vêtue de noir. Accompagnée de ses dames d'honneur, elle tient un compas, allégorie de la prudence. Louise entend que son « César » devienne le dauphin en titre, héritier du trône de France, conformément à une prophétie de François de Paule[17].
Maître de Philippe de Gueldre, « Le Compas du Dauphin », vers 1505, Paris, BnF, Ms. Français 2285, fo 5 ro.

Son unique objectif fut de bien préparer son fils, son « César bien-aimé » à l'accession au trône, car le roi Louis XII n'a pas de descendant mâle qui survive[18],[19].

En 1508, son fils François, rejoint définitivement la cour, elle quitte alors Amboise pour retourner à Cognac. Elle vient sur Blois pour le mariage de la marquise de Montferrat le , puis pour celui de sa propre fille avec le duc d'Alençon[15].

La mort de la reine Anne de Bretagne change tout. Cela permet le mariage de son fils avec Claude de France, au château de Saint-Germain-en-Laye (la reine Anne désapprouvait l'union).m[15].

Le , au château de Blois elle échappe de peu à un accident où le plancher de [sa] chambre tomba, et eusse esté en extrême danger, n'eust esté ma petite Bigote et le seigneur de Desbrules, lesquels premierement s'en aperceurent [15].

Elle est à Romorantin lorsqu'elle apprend la mort de Louis XII et part aussitôt pour Paris[15].

La mère du roi

Louise de Savoie. Copie d'après Jean Clouet. Fondation Bemberg, Toulouse.

Lorsque François Ier hérite du trône de France, Louise n'a que trente-huit ans. Elle ne vit que pour voir son fils auréolé de gloire. Elle est encore belle de teint, très vive et enjouée, selon Antonio de Beatis[20].

Elle est titrée duchesse d'Angoulême, duchesse d'Anjou et comtesse du Maine et Beaufort-en-Vallée ainsi que baronne d'Amboise[21] après l'accession de son fils au trône de France à la mort du roi Louis XII le .

Son rêve est enfin accompli, son fils est monté sur le trône de France et elle compte bien l'assister dans tout ce qu'il entreprend, qu'elle soit d'accord avec lui ou non[20]. Son influence auprès de son fils est immense, les 15 premières années du règne, Louise domine largement le Conseil et la diplomatie royale[22]. Dès le début du règne en valorisant des hommes comme le secrétaire Florimond Robertet et le financier Jacques de Beaune. Déjà actif sous Louis XII, elle s'attache ces hommes d'expérience, elle s'attache le premier en faisant épouser au beau-frère de celui-ci une fille bâtarde de son défunt mari, Souveraine d'Angoulême. Elle s'attache le deuxième en le gratifiant de la terre de Semblançay dont il prend le nom[23].

Elle nomme également des hommes nouveaux, techniciens de valeurs comme Duprat au rang de chancelier de France dès le , Artus Gouffier, ou encore son propre demi-frère, le bâtard de Savoie[16].

Dès 1515 François Ier se rend en Italie pour la campagne qui verra la bataille de Marignan, c'est à sa mère Louise qu'il confie la régence. Ces pouvoirs restent malgré tout limités, car le roi a emporté le grand sceau avec lui[7].

En étant maîtresse des entrées au Conseil du roi, elle s'impose également pour les sorties, ainsi elle joue un rôle considérable dans la disgrâce (par rancune personnelle) de Semblançay et surtout dans celle du connétable de Bourbon[20],[24].

Elle s'investit notamment dans l'organisation du Camp du Drap d'Or entre son fils et le roi d'Angleterre Henry VIII[25].

La disgrâce du Connétable de Bourbon

Depuis 1519, Charles duc de Bourbon, est en lien avec l'empereur Charles Quint, puisque celui-ci lui verse une pension en compensation des pertes subits par son père le comte de Montpensier, en Italie du sud. Ces rapports sont certainement un signe pour dire au roi de ménager son Connétable. C'est cependant le résultat inverse qui est atteint[26].

En , la femme du connétable, Suzanne de Bourbon (fille de Pierre de Beaujeu et Anne de France), décède, léguant tous ces biens à son mari. Elle est en effet l'héritière de la branche aînée des Bourbon, et donc des vastes domaines que ceux-ci avaient. Louise de Savoie conteste alors le testament, étant sa cousine germaine, elle est la plus proche parente de la défunte. Le roi en fait de même. Le tout est alors soumis au jugement du parlement de Paris. Mais avant même que le jugement ne soit prononcé, François fait don à sa mère d'une partie de l'héritage du connétable. Le parlement marque alors des réticences au vu du déroulement de l'affaire. La surenchère royale, amène le connétable de Bourbon dès l'automne 1522 à multiplier les contacts avec Charles Quint, et en juillet de l'année suivante un accord prévoit le mariage du connétable avec la sœur de l'empereur, et son passage total du côté de Charles Quint[26].

La seconde régence (1523-1526)

Louise de Savoie représentée avec un gouvernail, symbole de la régence, avec à ses pieds Étienne Le Blanc. Miniature de Noël Bellemare tirée des Gestes de Blanche de Castille d’Étienne Leblanc, vers 1520-1522, Paris, BnF, département des manuscrits, ms. Français 5715.

François Ier désigne de nouveau Louise régente, lorsqu'il s'apprête à retraverser les Alpes en . Il lui laisse les mêmes droits qu'en 1515, seulement la durée et la direction du conseil, vont s'avérer fort différentes. Quelques capitaines fidèles restent également dans le royaume pour le protéger de possibles invasions, c'est le cas de Charles de Bourbon, duc de Vendôme, à qui est remis en plus du gouvernement de Picardie, celui de Paris et de l'île de France [7],[27].

Louise s'installe à l'abbaye Saint-Just de Lyon, elle règne sur un conseil élargi, présidé par le chancelier Duprat (ce qui fait que le grand sceau est cette fois auprès d'elle, ce qui permet de prendre n'importe quelle décision[10]).

Mais cette seconde régence n'est pas accepté sans contestation, et plus particulièrement après la capture du roi à Pavie en [10].

Se monte alors une coalition anti-Duprat, principalement constituée par des membres du parlement de Paris. Ceux-ci poussent le duc de Vendôme, alors en route pour Lyon après avoir appris le désastre, à revendiquer la place de la régente en tant que plus proche parent du roi, premier prince du sang[28]. Mais Vendôme s'abstient de renverser l'équilibre fragile sur lequel repose alors l'État. Devant la menace que le duc représente, Louise lui octroie le titre honorifique de Chef du Conseil, ce qu'il accepte. Mais Vendôme n'a pas une grande marge de manœuvre au sein du conseil puisqu'il ne peut rien faire sans l'advis et conseil de XXIV personnaiges, et reste assez isolé face à Duprat. Les parlementaires essaie alors de rallier, en plus du duc de Vendôme, ses deux frères, le comte de Saint-Pol (il est alors en Italie), et le cardinal de Bourbon, ainsi que Lautrec (celui-ci s'avéra être du parti de Duprat) affin que les entreprinses dud. Conseil cessent pour la conservacion de l'auctorité du roy et de mad. Dame et de lad. Court et que la justice puisse estre remise et entretenue en son premier estat[28].

Louise sentant son protégé Duprat et elle-même, menacés par le parlement et Vendôme, elle essaie de faire du vicomte de Lautrec le lieutenant général du royaume à la place du duc de Vendôme pour le contrer[29] et lui montrer ce qu'il a à perdre s'il décide de s'opposer à elle. La coalition naissante est alors éteinte avant d'avoir vraiment commencé, montrant les talents politiques de Louise[25].

Malgré ce contexte délicat, la régente gouverne avec succès. Son objectif principal est la paix. Elle veut s'assurer des frontières du royaume pour éviter toute invasion impériale ou anglaise. Elle reconduit alors là trêve de Breda pour s'assurer la frontière entre Dijon et la Franche-Comté, et signé le traité de More avec Henry VIII d'Angleterre brisant l'alliance anglo-impériale, faisant pression sur Charles Quint pour qu'il libère François Ier. Elle cherche également de l'aide auprès du sultan Soliman le Magnifique, formant une alliance avec lui contre l'empereur dans la Méditerranée[10].

La disgrâce de Semblancay

Ses relations avec Jacques de Beaune, baron de Semblançay, homme qu'elle a elle-même mené au sommet, se tendent en raison de difficultés financières. Il est en effet le responsable des finances de Louise, auxquelles il a ajouté la gestion des finances du roi[26].

En 1521 François Ier se lance dans la sixième guerre d'Italie, face à Charles Quint. Ce conflit nécessite de lourds financements, alors Semblançay, en tant que général des finances de Louise, a investi de ses fonds dans le conflit. Mais lors de la défaite du maréchal de Lautrec à la Bicoque en , qui voit la perte du duché de Milan, celui-ci blâme Semblançay de ne pas avoir reçu l'argent destiné à ses troupes. Le financier accuse alors Louise de l'avoir saisi au moment de son envoi pour l'Italie, voulant à tout prix le récupérer. François Ier reprochera à sa mère de lui avoir fait perdre le milanais[30].

Les tensions créés lors de la guerre, sont d'autant plus attisées par un autre homme de confiance de Louise, le chancelier Duprat, qui veut prendre la place de Semblançay. Sa chute est en marche : disgracié, il est exclu du conseil dès le printemps 1524, et lui et ses proches sont exclus de tous leurs postes auprès du roi et de Louise[31].

La crise que va traverser alors la couronne suite au désastre de Pavie nécessite de prendre des décisions radicales, bien que la faute soit collective, les revenus étant insuffisants face aux dépenses qu'engendrent les conflits. Le roi requérant toujours plus, Louise est incapable de le raisonner, et les conseillers cherchent à satisfaire le roi malgré tout : le bâtard de Savoie, Bonnivet, Semblançay et Duprat[32].

Cependant le désastre de 1525 nécessite que des têtes tombent : c'est Semblançay. Il est alors le plus isolé et le seul survivant, le bâtard de Savoie et Bonnivet sont morts à Pavie, le roi et Louise sont intouchables et Duprat est le véritable bras droit de Louise[32]. À cela il faut ajouter les raisons financières, puisque sa condamnation efface la créance considérable qu'il a sur le trésor royal[32]. La procédure judiciaire commence à la fin de l'année 1526, il est arrêté le et enfermé à la Bastille et enfin pendu au gibet de Montfaucon le [31]

La fin du "règne"

Louise de Savoie a encore l'occasion de s'illustrer en négociant, au nom de son fils, avec Marie de Luxembourg et Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas des Habsbourg, sa belle-sœur, tante de Charles Quint, la paix des Dames, signée à Cambrai le , qui n'est toutefois qu'une accalmie dans l'affrontement entre le roi de France et l'empereur, mais qui permet la libération de ses petits-enfants François et Henri (contre la modeste somme de deux millions d'écus d'or)[33],[34].

Louise de Savoie, comme sa fille, Marguerite d’Angoulême, protège les premiers Réformateurs dont Jacques Lefèvre d'Étaples et les membres du cénacle de Meaux : le protestantisme se répand rapidement dans leur entourage[35].

Mort et funérailles

Louise de Savoie meurt le , des suites de ses maladies, alors qu'elle se rendait dans son château de Romorantin avec sa fille [24], pour fuir la peste qui sévissait à Fontainebleau. François, qui apprend le décès le lendemain , ordonne pour sa mère des obsèques dignes du « roi » : le corps est placé en l'abbaye de Saint-Maur-des-Fossés pour embaumement[36] ; et une effigie de cire, honneur traditionnellement réservé au cérémonial funèbre des rois et des reines de France, est placée sur son cercueil recouvert d'un immense drap d'or frisé et d'hermine, drapée du manteau royal, coiffée de la couronne ducale, et tenant en main le sceptre[37].

Clément Marot la dépeint comme une sainte qui a réformé la cour de France et lui a enfin donné de bonnes mœurs, à tel point que son trépas laisse le pays et la nature sans vie, les nymphes et les dieux accourent et gémissent. Il la dépeint comme évangélique dans sa conception de la vie sociale avec une vision pastorale et traditionnelle de la manière dont on doit se conduire.

Louise de Savoie et les arts

Louise et Romorantin

La musique

Sa bibliothèque

Postérité

Dans la littérature

Dans la musique

Dans la ville

Plusieurs rues de communes françaises portent son nom : Pont-d'Ain (Ain), Cognac (Charente), Lonzac (Charente-Maritime), La Ville-aux-Dames (Indre-et-Loire), Chambéry , Annecy (Haute-Savoie), Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher).

Deux collèges utilisent également son nom à Pont-d'Ain (Ain) et à Chambéry (Savoie)[38]. La commune de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher) a dénommé une école élémentaire et une maternelle[39], de même que la commune d'Épernay (Marne) pour une école maternelle[40]. La commune de Saint-Jean-de-Maurienne, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, baptise sa médiathèque du nom de cette reine[41].

À la télévision

Ascendance

Notes et références

Voir aussi

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