Charles-Eugène Duponchel
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| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 44 ans) Avesnes-le-Sec |
| Période d'activité |
- |
| Nationalité |
Française |
| Activité | |
| Maître |
Jacques-Nicolas Tardieu (1716-1791) |
Charles-Eugène Duponchel est un graveur français né le à Abbeville (Somme), actif un temps à Londres, et mort à la bataille d'Avesnes-le-Sec (Nord) le .
Charles-Eugène naît à Abbeville le du mariage de Marc Antoine François Duponchel, maître chaudronnier, et Marie Marguerite Caquerelle. Baptisé le lendemain en la paroisse Saint-André d'Abbeville, son parrain est Eugène Honoré Picot, oncle probable du graveur Victor-Marie Picot dont il sera l'ami[1].

Il est à Paris l'élève de Jacques-Nicolas Tardieu (1716-1791) puis s'installe rue Saint-Jacques pour, dans la décennie 1770, produire des portraits à l'eau-forte et au burin, l'un des tout premiers répertoriés étant celui de Marie Leszczynska, princesse de Pologne (après 1773) d'après le tableau de Jean-Marc Nattier[2] conservé au Musée du Louvre. Il collabore ensuite à l'illustration de livres avec l'éditeur Cazin et le dessinateur Clément-Pierre Marillier avant de partir en 1779, pour une période de deux années, à Londres où il est accueilli par Victor-Marie Picot, lequel est son témoin lors de son mariage avec Marie-Jeanne Pouilly, le , en l'église Saint-George de Bloomsbury[1].
Il se réinstalle rue Saint-Jacques à Paris en 1781, poursuivant avec Cazin une collaboration que la période londonienne n'avait du reste pas interrompue.
Il épouse les idéaux de la Révolution française et entre dans la Section révolutionnaire de Paris dite des Thermes de Julien. Le 1er bataillon des volontaires de Paris, dirigé par le général Nicolas Declaye, commandant la garnison de Cambrai et dans lequel on le retrouve en tant que capitaine des canonniers, est décimé le à Avesnes-le-Sec dans un « désastre complet »[3] face à deux mille cavaliers autrichiens. il succombe à ses blessures le lendemain de la bataille[1].
Par un décret du 19 Thermidor An II (), la Convention nationale accorde à « la citoyenne Marie-Anne Pouilly, veuve de Charles-Eugène Duponchel, mère de cinq enfants, dont le mari, capitaine des canonniers dans le 1er bataillon des volontaires de Paris, a été tué le 13 septembre dernier à l'affaire qui eut lieu à Cambrai », la somme de six cents livres à titre de secours provisoire[4].
Réception critique
« Portalis et Béraldi, sabre au clair, commencent par cette phrase assassine : "Duponchel d'Abbeville n'a gravé que des non-valeurs (...] et quelques vignettes disséminées dans des ouvrages sans importance". Ce commentaire brutal, qui ne se contente pas d'être excessif et qui a détourné les amateurs, collectionneurs, marchands d'estampes et musées des productions de Duponchel, est en grande partie erroné. »
— Philippe Tillier[1]

