Charles-François de Buttet

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Décès
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Charles-François de Buttet
Biographie
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Charles-François II de Buttet, né en 1738 à Suse et mort en 1797 à Aoste, est un scientifique et ingénieur savoyard du royaume de Sardaigne[1], inspecteur général des salines de Tarentaise, directeur des Salines Royales de Moûtiers, mais aussi officier d'artillerie, sous le règne de deux princes de la dynastie de Savoie, Charles-Emmanuel III de Sardaigne, et de son fils, Victor-Amédée III.

Blason de la famille de Buttet

Charles-François de Buttet est né le à Suse[1]. Sa famille est originaire d'Ugine et du Bourget-du-Lac, en Savoie[Note 1].

Son grand-père paternel, Jean-Pierre de Buttet (1660-1729), seigneur d'Entremont au Bourget-du-Lac, épouse le , Péronne-Josephte Capré de Megève, (1660-1736), fille de François Capré de Megève (1620-1706), président de la Chambre des Comptes de Savoie, mort en fonction en 1706[2].

Son père, Charles-François Ier de Buttet, (1698-1763), natif de Chambéry, officier dans le Régiment de Savoie commandé par le baron Philibert du Verger, participe aux guerres de succession de Pologne (1733-1738) et d'Autriche (1740-1748). Il est grièvement blessé dans un combat singulier contre un Espagnol en 1743. Il est nommé commandant du château de Domodossola (Piémont) en 1743, puis, en 1755, gouverneur de la forteresse d'Ormea composée de 400 hommes d'armes. Il épouse en 1733 Anna Maria Mario, (1717-1791), fille d'Attiglio Eligio Mario, issu d'une famille noble piémontaise de Valenza, en Piémont, originaire de Venise. De cette union sont nés deux fils : Amédée de Buttet, né en 1734 à Suse, moine cistercien dans un monastère d'Asti et Charles-François II de Buttet, né en 1738 à Suse[2].

Charles-François II de Buttet (1738-1797), épouse[2] :

  • en premières noces, le , Madeleine Philiberte Humberte de Saint-Sixt, (1753-1792), fille du baron Claude Joseph de Saint-Sixt, seigneur de La Roche, premier syndic de Thonon, et de Suzanne Constance de Cambiague. De cette union est issu un fils : Claude Joseph de Buttet, né à Moûtiers le Ier [Note 2], mort en 1814, sans alliance ni postérité.
  • en secondes noces, le , à la Superga de Turin[Note 3], Jeanne-Baptiste-Françoise de Maistre, (1762-1834), fille de François-Xavier Maistre (1705-1789), second président du Sénat de Savoie, et sœur de Joseph de Maistre et de Xavier de Maistre. De cette union est issu un fils, Louis Éloi Audifax de Buttet (1795-1877)[Note 4], officier au service du roi Charles-Albert de Sardaigne. Héritier en 1848 du château de Belmont, il opta en 1860 pour la nationalité française. Il épouse le à Lucerne, Marie Louise Débonnaire de Forges, fille d'Augustine de Saint-Janvier. Cette dernière était une orpheline originaire de Saint-Domingue. De cette union sont nés huit enfants, dont deux garçons et six filles. La famille de Buttet est subsistante.

Charles-François II de Buttet est mort dans la cité d'Aoste le à l'âge de 59 ans. Son épouse, originaire de Chambéry, s'était réfugiée avec la famille de Maistre à Aoste, après l'invasion en 1792 de la Savoie par les troupes révolutionnaires françaises. Il laisse un orphelin de deux ans, Louis-Éloi-Audifax, dont l'éducation sera confiée à son oncle et tuteur, Nicolas de Maistre, officier dans l'Armée du roi de Sardaigne, résidant au château de Bissy.

Le tombeau de Charles-François II de Buttet, érigé contre le mur de la Cathédrale Saint-Jean d'Aoste, portait une épitaphe latine rédigée par Joseph de Maistre[3] :

D.C.M
Car.Franc. De Buttet Equitis
Legionis Tormentariae proefecti
Reg.Scient.acad.Taur.Soc.
Virtute bellica.rerum naturae peritia
prisca fide.clari.
Ossa heic quiescunt.
Doctus, in publica.commoda
Ingenio. Juxta manuque. Validus
Omnis. Machinarum. Generis.excogitator Sagaciss.
nec Physicien. unquam sinebat esse indoctam
nec otiosam Mathesin.
Obiit X. Kal. Julii Ao ab incarn. M DCCXCVII set .LIX.
Famae satis
Uxor moarens Johan. de Maistre
Amato, Cineri mon. pos.
Acerbissimi luctus. Eheu nimis leve Solatium.

Cette inscription et le tombeau furent profanés quand les Français ont pénétré à Aoste, en 1798.

Carrière

Voir aussi

Notes et références

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