François-Xavier Maistre
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| Président Sénat de Savoie |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation |
Études de droit |
| Activités | |
| Famille | |
| Père |
André Maistre (d) |
| Mère |
Angèle Maistre (d) |
| Conjoint |
Christine de Motz de La Salle (1727-1774). |
| Enfants |
Joseph de Maistre Marie-Christine de Maistre (d) Nicolas de Maistre (d) André-Marie de Maistre Anne-Marie de Maistre (d) Marie-Marthe de Maistre (d) Jeanne-Baptiste Françoise de Maistre (d) Xavier de Maistre Marie-Thérèse de Moussy (d) Victor de Maistre (d) |
François-Xavier Maistre, alias François-Xavier de Maistre, dit Comte Maistre, né le à Aspremont (alors comté de Nice des États de Savoie), mort le à Chambery (alors duché de Savoie du royaume de Sardaigne), président du sénat de Savoie à Chambéry. Il est le fondateur de la famille de Maistre (Savoie) dont de nombreux descendants se sont illustrés au service de leur pays.
François-Xavier Maistre est savoisien d'origine niçoise. Il est né le à Aspremont, dans le comté de Nice. Il est le fils d'André Maistre (1661-1722), négociant, deuxième syndic de Nice (1708- 1709) et d'Henriette, alias Angèle, Berengero[n 2],[n 3]. André Maistre est syndic de Nice au cours des années 1708 et 1709. Il a marié sa sœur, Angèle Maistre, à Germano, comte de Villefranche, seigneur de Peillon (Peglione) et confié tous ses fils au collège des jésuites, voisins de sa propriété niçoise[n 4].
François-Xavier Maistre poursuit ses études au collège des Jésuites de Nice, puis au collège des docteurs des lois ou Jurisconsultes de Nice, avant de rejoindre l'université de Turin.
Son appartenance au Souverain Sénat de Savoie à partir du lui confère la noblesse ainsi qu'à ses descendants par voie héréditaire. C'est donc l'année 1740 qui doit être retenue comme date d'accession à la noblesse de la famille Maistre en duché de Savoie. Le texte des Patentes royales du (le nommant substitut surnuméraire de l'Avocat fiscal général du Sénat de Savoie) confirme qu'il était déjà considéré comme noble à cette date mais c'est en 1778 qu'il reçoit le titre et la dignité de comte[1]. La famille ne porte alors pas de particule[n 5]. Elle est composée de douze enfants, dont neuf furent baptisés en la cathédrale Sainte-Réparate de Nice. Parmi les frères de François-Xavier, trois sont rentrés dans les ordres, dont Joseph-André, religieux Augustin, maître provincial et professeur de théologie sacrée aux royales écoles de Nice. Un autre de ses frères, Jean-Baptiste est avocat à Nice.
François-Xavier Maistre épouse le , en la paroisse Saint-Léger de Chambéry, Christine Demotz de La Salle (1727-1774), d'une famille noble originaire de Rumilly (fille de Joseph Demotz (1699-1769), Sénateur honoraire et juge mage de Savoie et de Marie Fortis). De cette union sont issus quinze enfants, dont dix vivants, parmi lesquels le philosophe Joseph de Maistre, l’écrivain Xavier de Maistre et André-Marie de Maistre, nommé évêque d'Aoste. Le cousin germain de François-Xavier est Jean-François Maistre (1698-1760), comte de Castelgrana et Carraz, second président de la chambre royale des comptes à Turin. Dans la famille Maistre, François-Xavier est le fondateur de la branche savoisienne, son cousin Jean-François est le fondateur de la branche piémontaise.
Issu d’une famille d'avocats et de marchands, François-Xavier Maistre exerce au sénat de Nice. En 1740, il est transféré par décision royale du sénat de Nice au sénat de Savoie. Promu sénateur au sénat de Savoie, il prend ses fonctions à Chambéry[n 6]. Sénateur, puis second président du sénat, il mène une carrière brillante. Il est notamment l'artisan principal, avec le président Salteur et le chancelier Caissotti, des Royales Constitutions de 1770 promulguées par Charles-Emmanuel III .
Le président François-Xavier Maistre est décédé en fonction à Chambéry, à l'âge de 84 ans, le [3],[n 7].
Carrière
Les étapes principales de la carrière du comte sont :
- 1729, avocat à Nice ;
- 1730, substitut de l'avocat des pauvres ;
- 1738, nommé au bureau de l'avocat fiscal général de Nice ;
- 1740, promu sénateur, transféré par décision royale au sénat de Savoie à Chambéry, prend le titre d'avocat fiscal général. Son appartenance au Sénat de Savoie entraine statutairement l'agrégation de sa famille à la noblesse du duché de Savoie[n 8] ;
- 1749, prend la direction du parquet[n 9] ;
- 1761, se rend à Turin pour participer à l'édit d'affranchissement ;
- 1764, , nommé second président du sénat de Savoie (le premier président étant Jacques Salteur)[n 10],[n 11] ;
- 1768, nommé à la présidence du conseil de réforme pour réorganiser l'enseignement universitaire dans le duché, et rédacteur à la commission de législation pour les Royales Constitutions de 1770 ;
- 1778, reçoit le titre et la dignité de comte pour lui et ses descendants par ordre de primogéniture[n 12] ;
- 1785, conservateur général des apanages des altesses royales en Savoie[n 13] ;
- 1789, , sur les 4 heures du soir, décès de François-Xavier comte Maistre[8].
Union et Postérité
François-Xavier Maistre épouse le Christine de Motz de La Salle (alias Demotz) (1727-1774). Elle est la fille de Joseph de Motz de La Salle (1699-1769), juge mage de Savoie, et de Marie Fortis. Le couple a 15 enfants, dont 10 vivants.
- Marie-Josephte (1751-1751).
- Marie-Jacqueline (1751-1751).
- Joseph (1753-1821). ∞ (1786) Françoise de Morand de Saint-Sulpice (1759-1839), filles colonel du régiment de Chablais Jean-Pierre de Morand (1703-1759) et d'Anne-Marie Favier du Noyer (1732-1812), dont il a trois enfants : leur fils Rodolphe de Maistre (1789-1866) est l'ancêtre de tous les Maistre d'origine savoisienne.
- Jeanne Baptiste Françoise (1754-1759).
- Marie-Christine (1755-1814). ∞ (1778) Pierre-Louis de Vignet (1733-1806). Elle a trois enfants, dont le sénateur François-Xavier de Vignet (1780-1844).
- Nicolas (1756-1837), colonel du régiment de Savoie, chevalier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare. ∞ (1802) sa cousine Marthe Perrin d'Avressieux dont il a un fils, Éloi de Maistre , né en 1805, mort prématurément en 1806. Il participe, en 1815, à la délégation royaliste savoyarde conduite par l'évêque d'Annecy Claude-François de Thiollaz, chargée d'obtenir la restitution des États de Savoie à Victor-Emmanuel Ier[n 14].
- André-Marie (1757-1818), nommé évêque d'Aoste, juste avant sa mort en 1818.
- Anne (1758-1822). ∞ (1796) Jacques-Alexis Vichard de Saint-Réal (1746-1832) dont elle a une fille, Elisabeth, future comtesse de Foras, mère du comte Amédée de Foras, auteur de l'Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie.
- Marie-Marthe (1759-1826). Elle est religieuse Ursuline sous le nom de sœur Eulalie.
- N. (née et décédée le ).
- Jeanne-Baptiste, dite Jenny[n 15].(1762-1834). ∞ (1794) Charles-François de Buttet (1738-1797), colonel d'Artillerie, dont elle a un fils, Louis-Éloi-Audifax de Buttet (1795-1877)[n 16].
- Xavier (1763-1852). ∞ (1813) Sophie Zagriaski (1778-1851) dont il a quatre enfants morts jeunes.
- Marie-Thérèse (1765-1832). ∞ (1792) le chevalier Nicolas Constantin de Moussy (1764-1816), dont elle a cinq enfants.
- Eugène Claude (1767-1771).
- Victor (1771-1801), officier aux Dragons de Sardaigne. Mort sans alliance.