Charles-Zachée-Joseph Varlet
personnalité politique française
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Charles-Zachée-Joseph Varlet, né le à Saint-Omer (généralité de Lille, actuel département du Pas-de-Calais), mort le à Hesdin (département du Pas-de-Calais), est un militaire et un homme politique de la Révolution française.
| Député français | |
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| Membre du Conseil des Anciens |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
Homme politique, militaire |
Entre 1792 et 1797, il est député du Pas-de-Calais à la Convention nationale, où il vote la détention de Louis XVI, puis au Conseil des Anciens.
Biographie
Sous l'Ancien régime, Charles-Zachée-Joseph Varlet est ingénieur militaire et lieutenant-colonel du génie.
Mandat à la Convention
La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries.
En septembre 1792, Charles Varlet, alors maire de la commune d'Hesdin, est élu député suppléant du département du Pas-de-Calais, le premier sur cinq, à la Convention nationale. Il est admis à siéger dès le début de la session à la faveur du désistement de Maximilien Robespierre qui opte pour la députation de Paris[1].
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention durant la guerre et le bannissement sous peine de mort, et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[2] :
Je vais prononcer un jugement dont la conséquence ne peut être indifférente au salut de l’État. J'ai pensé que la nation ne devait se déterminer par aucun sentiment de vengeance, et que la mesure la plus salutaire pour le repos de l’État, la plus propre à prévenir les factions intestines, et la plus conforme à nos intérêts politiques, était que Louis fût condamné à la réclusion pendant la guerre, et ensuite à la paix au bannissement perpétuel, sous peine de mort.
Le 5 février 1793, alors qu'il est désigné représentant en mission auprès de l'armée du Nord, Pierre Joseph Duhem (député du Nord) et Augustin de Robespierre (député de la Seine) s'opposent à sa nomination[3] :
Je déclare que la frontière du Nord a assez souffert pour qu'il soit nécessaire de lui envoyer un homme connu pour son patriotisme. [...] Censurez-moi si vous voulez ; mais je déclare que je ne nommerai jamais un député qu'on m'assure être royaliste. (Nouveaux murmures.)
Le 13 avril, il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Le 28 mai, il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[5].
Le 3 octobre, après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de Sûreté générale, il est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin. Lui et les autres signataires sont libérés et réintégrés à la Convention le 18 frimaire an III ().
Mandat aux Anciens
Sous le Directoire, Varlet est réélu député au Conseil des Anciens. Il y siège deux ans, n'intervenant que pour faire ratifier un traité signé avec le duc de Wurtemberg.
Son mandat prend fin en 1797, date à laquelle il se retire de la vie politique.
Il meurt à 77 ans en 1811.