Charles Brunin
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Charles Brunin, né à Mons le et mort à Schaerbeek le , est un sculpteur belge[1].
Charles Eugène Brunin, né à Mons le , est le fils du marchand Eugène Victor Joseph Brunin et de Caroline Claire Dandoy[2]. En 1879, il épouse Marie Pauline Ernestine Clays (1855), fille du peintre de marine Paul-Jean Clays.
Il étudie à l'Académie royale des Beaux-Arts de Mons avec Étienne Wauquière, à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers avec Joseph Geefs (1865-1869) et à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles (1869-1870, 1872-1873) avec Eugène Simonis[1]. En 1869, il concourt pour le Prix de Rome, qu'il ne remporte pas. Il peut cependant se rendre à Rome grâce aux subventions de la ville de Mons[3]. Son séjour en Italie lui inspire la création de plusieurs types folkloriques italiens.
Brunin a sculpté des bustes, des figures, des monuments aux morts et des portraits. Il fait ses débuts comme exposant en , à l'exposition des maîtres vivants d'Amsterdam et une semaine plus tard au Salon de Gand. Il participe également aux Salons de Bruxelles, aux expositions universelles de 1878 à Paris et de 1880 à Bruxelles, et à l'Exposition universelle coloniale et d'exportation générale (1883) à Amsterdam. En 1872, il expose le buste en marbre d'une Milanaise au Salon de Bruxelles. Un scandale éclate lorsque l'œuvre est achetée par un membre du jury au lieu de l'État[4]. Son œuvre en marbre Les pigeons de Saint-Marc est achetée par le roi au Salon de Bruxelles de 1875, et un exemplaire en bronze entre dans la collection des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique en 1893[5]. En 1879, il remporte une commande pour un vase monumental derrière le bâtiment du parlement à Bruxelles. Le travail de Brunin a été distingué à l'Exposition universelle de 1879 à Sydney et à l'Adelaide Jubilee International Exhibition (en) à Adélaïde (1887).
De 1873 à 1882, Brunin est professeur à l'Académie de Mons. En 1882, la famille Brunin s'installe à nouveau à Bruxelles.
Brunin meurt quelques années plus tard, à l'âge de 46 ans. Il n'a pu mener à bien plusieurs commandes, dont trois sculptures pour l'hôtel de ville de Bruxelles[6].
À la suite de son décès le , il est inhumé au cimetière de Mons[7].
Sélection d'œuvres
- 1865 : Jeune femme en prière, monument funéraire de Béatrix Boulengé de la Hainière au cimetière de Mons.
- 1874 : Milanaise, buste en marbre.
- 1875 : Les pigeons de Saint-Marc, dans une collection privée (marbre) et dans la collection des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (bronze).
- 1878-1879 : Les arts et métiers, bas-relief sur la façade du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.
- 1879-1881 : représentation allégorique de la province de Hainaut pour le Monument à la Dynastie dans le parc de Laeken.
- 1879-1881 : vase monumental, avec une allégorie de la constitution en haut-relief, derrière le Palais de la Nation à Bruxelles.
- 1881 : buste du peintre Euphrosine Beernaert, dont une version en marbre est dans la collection du musée royal des Beaux-Arts d' Anvers.
- 1882-1883 : statue de Charles-Joseph de Ligne, à Belœil[8].
- 1887 : buste du physicien et chimiste Louis Melsens, collection de l'Académie royale de Belgique.
- 1887 : monument François Dolez (Renommée en pierre de Soignies et buste en bronze de François Dolez), square Saint-Germain à Mons, 1887.