Charles Rossignol
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Pin (Haute-Saône)
Granges-la-Ville (Haute-Saône)
| Charles Rossignol | ||
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| Naissance | Pin (Haute-Saône) |
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| Décès | (à 24 ans) Granges-la-Ville (Haute-Saône) |
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| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Arme | Infanterie | |
| Grade | ||
| Années de service | 1939 – 1944 | |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale | |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 |
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Charles Rossignol, né le à Pin et Mort pour la France[1] le à Granges-la-Ville, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.
Jeunesse et engagement
Fils d'un cordier et d'une institutrice, Charles Rossignol naît le à Pin, en Haute-Saône[2]. Orphelin trois ans plus tard, il est fait pupille de la Nation le [2]. Après avoir fréquenté l'école de Pin et le lycée de Besançon, il décide de s'engager dans l'armée et intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en dans la promotion "Amitié Franco-britannique" où il rencontre Louis Dupuis[3],[4].
Seconde Guerre mondiale
La formation de la promotion est écourtée par l'avancée des troupes allemandes lors de la bataille de France[4]. Affecté à un dépôt d'infanterie qui se replie sur Bordeaux, Charles Rossignol y apprend que le Maréchal Pétain a demandé l'armistice[4]. Décidant de poursuivre la lutte, il s'échappe en compagnie de Louis Dupuis et parvient jusqu'à Saint-Jean-de-Luz où, le , il embarque sur le paquebot MS Batory en direction de l'Angleterre[4],[5].
Arrivé à Londres, il s'engage dans les Forces françaises libres et est d'abord chargé de l'instruction de jeunes volontaires[3],[5]. Après plusieurs demandes de rejoindre une unité combattante, il est envoyé au Levant en et intègre le bataillon de marche no 11 avec lequel il participe à la guerre du désert en Libye[4],[5]. Promu sous-lieutenant en , il s'illustre quelques mois plus tard lors de la seconde bataille d'El Alamein en secourant l'un de ses tirailleurs et en neutralisant la résistance ennemie[4]. Cité une première fois pour cette action, il l'est une seconde fois lors de la campagne d'Italie lorsqu'il est blessé le à Naples[4]. Rapidement rétabli, il participe au débarquement de Provence en août suivant puis remonte le Rhône lors de la libération de la France[4].
L'avancée des troupes alliées le mène jusqu'à la libération de Besançon, à seulement quelques kilomètres de chez lui[4]. Il a alors l'occasion de revoir ses parents avant de repartir au combat[4]. Le , il se porte volontaire pour une mission de reconnaissance et, alors qu'il progresse devant Granges-la-Ville, il est tué par balle[4],[5]. Il est inhumé à Pin, son village natal[3].
Décorations
| Chevalier de la Légion d'Honneur | Compagnon de la Libération Par décret du 7 juillet 1945 |
Croix de guerre 1939-1945 Avec deux palmes | ||||||
| Médaille de la Résistance française Avec rosette | ||||||||
