Chartreuse de Moulins

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DiocèseMoulins
TypeMonastère d'hommes
Chartreuse Saint-Joseph de Moulins
Cartusiæ Molinensis
Image illustrative de l’article Chartreuse de Moulins
Existence et aspect du monastère
Identité ecclésiale
Culte Catholique
Diocèse Moulins
Type Monastère d'hommes
Présentation monastique
Fondateur Henri de Bourbon, prince de Condé
Origine de la communauté Chartreuse de Bonnefoy
Ordre Chartreux
Province cartusienne France-sur-Loire
Armes ou sceau du fondateur
Image illustrative de l’article Chartreuse de Moulins
Historique
Date(s) de la fondation 1623
1629 (incorporation à l'ordre)
Fermeture 1790
Architecture
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Drapeau du Auvergne-Rhône-Alpes Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Commune Moulins
Coordonnées 46° 34′ 50″ nord, 3° 19′ 57″ est
Géolocalisation sur la carte : Allier
(Voir situation sur carte : Allier)
Chartreuse Saint-Joseph de MoulinsCartusiæ Molinensis
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
(Voir situation sur carte : Auvergne-Rhône-Alpes)
Chartreuse Saint-Joseph de MoulinsCartusiæ Molinensis
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Chartreuse Saint-Joseph de MoulinsCartusiæ Molinensis

La chartreuse Saint-Joseph était un ancien monastère de Chartreux à Moulins dans l'Allier.

La chartreuse de Bonnefoy ayant été pillée par les Protestants, les Chartreux désirent la transférer en un lieu moins exposé. Les magistrats de Moulins demandent en 1622 que le transfert se fasse dans leur ville. Le prince Henri de Bourbon, prince de Condé, ratifie la fondation, accepte le titre de fondateur et offre le terrain au bout du faubourg de Chaveau[1], ancien fief de la Maison de Bourbon[2], pour la somme de 7.359 livres et 10 sols; Henri de Bourbon en paye 5.000 livres à titre de don aux chartreux et fait accorder par les échevins de Moulins[note 1] d'avantageux privilèges aux chartreux. L'acte d'acquisition et de fondation est approuvé par Bruno d'Affringues, général des chartreux, le , et reçoit l'agrément du roi[3].

La pose de la première pierre a lieu en 1625, mais l’évêque de Viviers, Louis de La Baume de Suze, s’oppose au transfert de la communauté de Bonnefoy. Moulins est donc une nouvelle maison, qui est incorporée à l'ordre en 1629. Les bâtiments sont commencés magnifiquement selon les désirs du prince ; on les termine comme on peut, les ressources étant devenues modestes du fait du maintien de Bonnefoy, chargée en outre de la fondation du Puy.

Une longue correspondance et une procédure d'opposition, soit de la part de l'évêque de Viviers, soit des fondateurs ou de leurs ayants droit, suivent l'établissement à Moulins d'un groupe de chartreux essaimés de Bonnefoy. Ces difficultés ne seront enfin réglées que par les lettres patentes données à Versailles par Louis XIV en . Ces lettres décident que les chartreux de Bonnefoy et de Moulins auraient une existence distincte, ne confondraient pas leurs fondations, mais que la maison de Bonnefoy servirait une pension de 3 000 livres à celle de Moulins, en faveur du Chapitre général. Le roi étend à la Chartreuse de Moulins le droit de franc-salé dont jouit celle de Bonnefoy sur le grenier du Pont-St-Esprit[3]. En , un groupe de chartreux de Bonnefoy s'établit à Moulins.

En 1740, les chartreux, en faisant creuser un puits dans l'enclos de la chartreuse, trouvent un filon de mines de plomb, qui promet d'être riche, mais gardent le secret, ne voulant pas l'exploiter, ni que d'autres y touchent[4],[5].

Le , l'assemblée constituante prononce l'abolition des vœux monastiques et la suppression des congrégations religieuses. La communauté se disperse en .

Le couvent et son église sont détruits en 1793[2].

Une ordonnance royale du , autorise le préfet de l'Allier à acquérir, au nom du département, l'emplacement de l'ancien couvent des chartreux de Moulins, sur lequel sont élevées les constructions destinées à recevoir le séminaire diocésain[6] qui ouvre en 1826.

Moines notables

Prieurs

Autres

Patrimoine culturel

Patrimoine foncier

La chartreuse possédait le domaine Vernay à Aubigny[16], le fief de Plaisance à Saint-Bonnet[17]. Les chartreux exploitaient une mine d'antimoine à Bresnay[18].

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

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