Chems-Eddine Hafiz

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Chems-Eddine Hafiz
Chems-Eddine Hafiz en 2017.
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Recteur de la grande mosquée de Paris
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Chems-Eddine Mohamed Hafiz, né le à Alger[1], est un avocat franco-algérien[2]. Il est recteur de la grande mosquée de Paris depuis le et membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH)[3].

Le , Chems-Eddine Hafiz devient avocat à la Cour d'Alger[4] et participe à la création de l’Union des jeunes avocats du barreau d’Alger.

Le , il s'inscrit au barreau de Paris[3] et se spécialise à la fois dans le droit international des affaires, notamment entre le Maghreb et les pays arabes, et le droit pénal[5].

Il a plaidé aux assises. D'abord l'affaire Khouas[réf. nécessaire], du nom du jeune Mohammed Khouas, abattu le , par balle par deux frères, Eric et Yann Beaufrère au pied de son immeuble, cité des Chaillots, à Sens, dans l'Yonne. Il avait 19 ans et venait d'obtenir son baccalauréat professionnel de maintenance au lycée de Montbard[6]. Ensuite, l'affaire Sohane Benziane, du nom de la jeune fille découverte inanimée le , gravement brûlée, dans un local à poubelles de la cité Balzac, à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne. Elle meurt à l'hôpital à tout juste 17 ans[7].

En 1998, il devient le conseiller de la grande mosquée de Paris[8] qu’il représente aux côtés du recteur Dalil Boubakeur à l'occasion de la « consultation » (Istichâra) lancée par le ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement[9].

En 2002, pour le compte de la grande mosquée de Paris, il assigne devant le tribunal de grande instance de Paris l'écrivain Michel Houellebecq pour « complicité de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes en raison de son appartenance à une religion » et « injure »[10]. L'écrivain est finalement relaxé[11].

En 2006, au côté de ses confrères Francis Szpiner et Christophe Bigot, il assigne l’hebdomadaire Charlie Hebdo qui a publié les caricatures de Mahomet parues dans le Jyllands-Posten et traitant de façon satirique le prophète de l’Islam[12]. Le journal est relaxé à la faveur du droit au blasphème, de la liberté d'expression et du droit à la satire[13].

Dans un article de presse paru le , alors recteur de la mosquée de Paris, il revient sur le procès en défendant la liberté d'expression et en expliquant la démarche de cette action en justice : « Notre action visait, avant toute chose, à couper l’herbe sous les pieds des milieux extrémistes et à canaliser le débat vers les prétoires afin qu’il n’ait pas lieu dans la rue. Implicitement, elle introduisait l’idée que nous étions tous des citoyens justiciables, aptes à poursuivre et susceptibles d’être poursuivis, car les tribunaux sont les lieux, par excellence, où se règlent les conflits et les différends. Notre action était celle de citoyens français qui voulaient user d’un droit constitutionnel »[14].

Vingt ans après les attentats du 11 septembre 2001, il publie Le Manifeste contre le terrorisme islamiste[15]. Ce livre, basé sur les arguments théologiques des imams de la grande mosquée de Paris, vise à contredire les thèses qui promeuvent l’amalgame entre l’ensemble des musulmans et les extrémistes, pour ainsi prendre à contre-pied les fatalistes qui estiment que la violence formerait l'ADN de la religion musulmane.

Le , il est reçu au Vatican par le pape François[16].

Le , jour de fête nationale, Chems-Eddine Hafiz est promu au rang d'officier de la Légion d'honneur par le président français Emmanuel Macron, pour qui il avait appelé à voter trois mois plus tôt[17].

En , il crée et préside le prix littéraire de la grande mosquée de Paris qui récompense le meilleur roman et le meilleur essai de l'année sur la civilisation de l'islam[18],[19], décerné pour la première année à Xavier Le Clerc et à Karima Berger. La deuxième édition du prix est remise le à Ahmad Massoud et Abdelkrim Saïfi[20]. La troisième édition, en septembre 2024, a couronné les auteurs Nour Malowé, Dorothée-Myriam Kellou, Louis Blin et Yasmina Khadra[21]. La quatrième, en 2025, a récompensé Hajar Azell, El Mouhoub Mouhoud, Catherine Mayeur-Jaouen et à titre posthume Abdelwahab Meddeb[22].

Sous son rectorat, la grande mosquée de Paris organise du au sa première université d'été[23]. La journée d’ouverture se déroule à l'Institut du monde arabe et réunit un panel diversifié de personnalités (représentants des différents cultes, membres de la société civile, imams...). Des tables rondes et conférences traitant de thèmes divers ponctuent ces journées.

Cette université d’été s’inscrit ainsi dans l’approche qu’a voulue Chems-Eddine Hafiz à l’inauguration de son mandat, celle d’un islam ouvert et se plaçant sous le signe du dialogue inter-religieux, de la tolérance et de son inscription pleine et entière dans la République.[réf. nécessaire]

Le , le président de la République Emmanuel Macron se rend à la grande mosquée de Paris pour les célébrations du centenaire de la pose de sa première pierre, où il visite une exposition consacrée à ce sujet, se recueille à la mémoire des soldats musulmans morts pour la France et prononce un discours à l'issue duquel il remet à Chems-Eddine Hafiz les insignes d'officier de la Légion d'honneur[24].

Le , il conclut un accord avec les autorités algériennes permettant à la grande mosquée de Paris d'assurer la certification halal des produits exportés de la France vers l'Algérie à partir du [25].

En , il organise, avec le ministère algérien de la Jeunesse et des Sports, une colonie de vacances en Algérie pour des enfants venus de France et d'autres pays d'Europe, avec pour volonté de créer des ponts durables entre ces pays[26]. L’expérience est reconduite à l’été 2023 au cours duquel 900 enfants sont envoyés par la grande mosquée de Paris en colonies de vacances en Algérie[27], puis en 2024 et en 2025 pour 2000 enfants[28]. En juin 2024, il permet également l'envoi de 200 personnes âgées en cures thermales en Algérie, en collaboration avec le ministère algérien du Tourisme[29].

Lors des élections européennes de 2024 puis des élections législatives françaises de 2024, il appelle publiquement à voter contre l'extrême droite[30].

Le 21 juin 2024, il associe la Grande Mosquée de Paris à la Fête de la musique, pour la première fois de son histoire[31]. Une expérience qui est rééditée en 2025.

Il accueille les relayeurs de la flamme olympique le 14 juillet 2024 à la grande mosquée de Paris, l'un des lieux choisis pour le relais lors de son passage dans la capitale[32]. La grande mosquée de Paris, avec ses imams, contribue aussi à la gestion du centre multiconfessionnel du village olympique de Saint-Denis[33].

La Grande Mosquée de Paris et Dar Erahma, son service d’aide sociale menant diverses opérations telles que les « Repas solidaires » des mois de Ramadan[34], ouvrent, en septembre 2024, une épicerie solidaire à Barbès (18e arrondissement de Paris), permettant aux personnes dans le besoin de se fournir en produits de première nécessité[35]. D'autres formes d'actions solidaires sont régulièrement entreprises, comme à l'automne 2025 à l'occasion de dépistages visuels[36] (avec OneSight EssilorLuxottica Foundation) et cardiovasculaires[37] (avec Les cœurs oubliés).

En pleine crise diplomatique entre la France et l'Algérie, il reçoit, le 19 mars 2025, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot pour un Iftar réunissant les ambassadeurs de pays musulmans, et déclare que l'institution qu'il dirige est la « marque de l'amitié entre la France et les terres d'islam »[38], tout en jouissant d'une histoire singulière avec l'Algérie qui lui a permis, selon lui, « de soutenir la pratique harmonieuse de l'islam en France, d'accompagner la citoyenneté des musulmans et de lutter contre l'extrémisme »[38].

Le 26 avril 2025 au Vatican, à l'invitation du président de la République Emmanuel Macron, il assiste aux obsèques du pape François[39]. Quelques semaines plus tôt, le 10 février, il avait été reçu par le pape afin de lui proposer la création d'une rencontre internationale, à Paris, pour la fraternité entre chrétiens et musulmans[40]. Il avait aussi participé à la réouverture de Notre-Dame de Paris le 7 décembre 2024[41].

Après le meurtre d'Aboubakar Cissé dans une mosquée de La Grand-Combe (Gard), il permet l'accueil de sa dépouille à la grande mosquée de Paris pour une cérémonie d'hommage, avant son rapatriement au Sénégal[42]. Dans une tribune au Monde, il réclame des mesures fortes contre l’islamophobie qui, selon lui, « ronge en silence » la France[43].

En août 2025, le recteur et le cardinal Mgr Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, signent ensemble une tribune au journal Le Monde pour la fraternité entre la France et l’Algérie[44].

En septembre 2025, la Grande Mosquée de Paris publie avec l'Institut français d'opinion publique le premier « observatoire des discriminations envers les musulmans de France »[45], qui conduit le recteur à proposer l'introduction au débat du terme « musulmanophobie », pour mieux représenter les actes et les discours visant des personnes de confession musulmane[46].

Par voie de communiqué, le 21 septembre 2025, il salue la reconnaissance par la France de l’État de Palestine[47],[48], soulignant que cette décision, publiquement soutenue par la grande mosquée de Paris à plusieurs reprises, « reflète une exigence de justice et une fidélité au droit international, qui doit guider l’action des nations ».

Responsabilités associatives

Chems-eddine Hafiz est président de l'association Vivre l'islam, producteur sur la chaîne France 2, tous les dimanche matin, de l’émission Islam.

En 2001, il crée au sein du barreau de Paris l'Association des avocats algériens de France qui regroupe des avocats originaires d'Algérie. En 2008, il en modifie la dénomination qui devient Association Euro-Maghreb des avocats de droit d'affaires (AEMADA). Il en est aujourd'hui le président d'honneur depuis 2013[49]. Il s'exprime régulièrement à propos de l'espace juridique algérien par l'intermédiaire de son blog, dédié à la commission Paris-Alger du barreau de Paris et de l'AEMADA[50]. Il est désigné en 2013 par l'ordre des avocats à la cour d'appel de Paris responsable de la commission internationale Paris-Alger[3].

Au cours de sa carrière d'avocat il défendra, entre autres, l'ambassade d'Algérie en France ainsi que le Front Polisario, mouvement politique et armé, indépendantiste pour une République arabe sahraouie démocratique (RASD) qui s'oppose depuis 1976 au Maroc pour le contrôle du Sahara occidental.

À la suite des attentats du 13 novembre 2015 en France, il crée avec des avocats du barreau de Paris l'association « La fraternité du Barreau de Paris », réunissant des avocats de diverses confessions[51]. Cette association a organisé des rencontres à la Mosquée de Paris, à la grande synagogue de la Victoire, à Notre-Dame de Paris et au temple protestant de l'Oratoire du Louvre[52],[53].

En , il co-fonde avec Xavier Emmanuelli l'association Les Vendredis de la Connaissance[54] dans le but d'organiser des universités populaires sur des enjeux de société et de religion[55].

Il préside l'association Les bâtisseurs des mosquées de France[56] qui a pour objet de rendre hommage et de faire connaître l'histoire des personnes ayant construit le patrimoine cultuel musulman de France.

En , il est élu à l'Académie des sciences d'outre-mer.

Organisation du culte musulman

De à , Chems-Eddine Hafiz est membre du bureau exécutif de l'instance représentant le culte musulman : le Conseil français du culte musulman (CFCM). Il en est le vice-président de 2008 à 2021.

Il est membre de la commission de réflexion juridique sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics, dite commission Machelon désigné par Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur[57].

Il est membre fondateur de la Fondation pour les œuvres de l'Islam[58].

Il est également membre de la Conférence des responsables de culte en France (CRCF).

Le , élu président de la Société des Habous et lieux saints de l'Islam, dont il était le vice-président depuis 2001, il devient recteur de la grande mosquée de Paris, en remplacement de Dalil Boubakeur qui a démissionné de ce poste[59].

Il est l'un des rédacteurs et des cinq signataires de la Charte des principes pour l'islam de France, présentée le au président de la République Emmanuel Macron[60].

Le , il annonce que la fédération de la grande mosquée de Paris et trois autres fédérations fondatrices quittent le bureau exécutif du CFCM[61], pour former un nouvel organe de représentation de l'islam en France, « La Coordination »[62].

En , il lance l'Observatoire des droits de la grande mosquée de Paris pour œuvrer sur les « grandes questions juridiques liées à la pratique de l’islam et à la vie sociale du musulman »[63] et, dans la continuité, signe un partenariat avec la Licra pour lutter contre l'islamophobie et pour l'accès universel au droit[64].

Le , il saisit en référé le Conseil d'État pour demander un aménagement exceptionnel du couvre-feu, alors en vigueur en France, permettant l'ouverture des lieux de culte musulman lors de la Nuit du Destin[65]. La demande est finalement rejetée au motif que l'impossibilité de se rendre dans un lieu de culte « ne porte pas une atteinte manifestement disproportionnée à la liberté de culte compte tenu de l’objectif de protection de la santé publique »[66].

À partir d’octobre 2020, dans le contexte de la fin annoncée des imams étrangers détachés en France[67], il réforme la formation des imams dispensé par la grande mosquée de Paris[68], qu’il étend à cinq annexes dans différentes villes de France[69],[70], et dont les premiers diplômés sortent en 2023[71]. Le 25 février 2025, à Vitry-sur-Seine, il inaugure un nouveau centre de formation de la grande mosquée de Paris, appelé école nationale Ibn Badis [72].

Il lance, au printemps 2023, les travaux d'un groupe de réflexion sur l’adaptation du discours religieux en France et en Occident[73], composé de personnalités de la société civile, des autres cultes, de religieux et d'experts musulmans, qui s'intéresse à traiter tous les sujets entre société et religion musulmane. C'est dans ce cadre qu'en 2025 il rencontre par exemple Mohammed Al-Issa[74], Ahmed al-Tayeb[75] ou encore le président de l'université Zitouna[76]. C'est aussi en lien avec ce groupe de réflexion qu'il demande aux imams de la grande mosquée de Paris d'introduire une invocation pour la France à la fin de leurs prêches[77]. Les résultats de ces travaux sont publiés le 10 février 2026[78] dans l'ouvrage Musulmans en Occident, Pratique cultuelle immuable, présence adaptée, qui réunit la charte de Paris, un glossaire sur l’adaptation du discours religieux et les textes des auditions des personnalités sondées.

Il crée en octobre 2023, et préside depuis lors, le conseil de coordination AMMALE[79], rassemblant des responsables musulmans de premier plan de nombreux pays européens.

Le 16 septembre 2025, il installe le Comité d’éthique et médical de la Grande Mosquée de Paris, composé de médecins, femmes et d’hommes de droit, imams, représentants des autres religions et personnalités qualifiées, avec pour but de porter une voix musulmane dans les débats de société dans les domaines médical, scientifique et éthique[80]. Le même jour, il instaure parallèlement la Journée annuelle de l'imam[81].

Prises de position et polémiques

Le , il estime que « les lois de la république sont au-dessus de toutes les lois, même la loi divine »[82]. Le , il maintient ces propos[83].

« Iftar républicain » et appel à voter Emmanuel Macron

Le , en plein ramadan, il organise à la grande mosquée de Paris un « iftar républicain de soutien à la réélection d’Emmanuel Macron », en présence notamment de l'ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, de l'ancienne secrétaire d'État Jeannette Bougrab, de l'ancien député européen Karim Zéribi et du journaliste Jean-Pierre Elkabbach[84]. Cette réunion provoque l'interpellation du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin par la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio, qui y voit une violation manifeste de l'article 35-1 de la loi de 1905 qui dispose qu'« il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l'exercice d'un culte ou dans leurs dépendances qui en constituent un accessoire indissociable »[85].

Port du voile

Le , il déclare à propos du port du voile islamique : « C'est une question qui fait débat à l'intérieur même de la communauté musulmane. On ne sait pas si c'est une prescription, si c'est une obligation ou ce n'est pas du tout dans les versets du Coran. ». Il estime également que « oui, dans certaines situations », il peut constituer un « uniforme islamiste ». En outre, il qualifie de « provocation […] insupportable » le fait que la syndicaliste étudiante Maryam Pougetoux se soit présentée voilée devant une commission d'enquête de l'Assemblée nationale le 17 septembre 2020[86].

Le , interrogé sur le propos « À bas le voile ! » du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, il répond :« Écoutez, moi je l'ai dit déjà que le voile ne devait pas exister en France […] Bruno Retailleau […] c'est pas le premier qui l'a dit, nous l'avons dit […] En même temps et c'est là où je ne suis pas d'accord avec Bruno Retailleau, on ne doit pas stigmatiser les femmes qui veulent porter le foulard »[87].

Tweet sur les « mécréants » au lendemain de la tentative d'assassinat de Salman Rushdie

Le , au lendemain de la tentative d'assassinat de Salman Rushdie (33 ans après la fatwa lancée contre lui par l'imam Khomeini), Chems-Eddine Hafiz publie le message suivant sur son compte Twitter : « Les Croyants se prosterneront alors que les mécréants ne le pourront guère, leur dos restera raide et lorsque l'un deux souhaitera se prosterner, sa nuque partira dans le sens inverse comme faisaient les mécréants dans ce monde, contrairement aux Croyants », avant de le supprimer devant l'ampleur de la polémique suscitée. Par la suite, il apporte son soutien à l'écrivain en lui adressant une lettre ouverte dans laquelle il nie sa qualité d'« ennemi de l’islam » et qualifie la fatwa à son encontre d'« infâme message »[88],[89].

Distinctions

Publications

Notes et références

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