Jean-Noël Barrot
homme politique français
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Jean-Noël Barrot, né le à Paris 7e (France), est un économiste et homme politique franco-suisse.
François Bayrou
Sébastien Lecornu
| Jean-Noël Barrot | |
Jean-Noël Barrot en 2023. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères | |
| En fonction depuis le (1 an, 7 mois et 14 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Michel Barnier François Bayrou Sébastien Lecornu |
| Gouvernement | Barnier Bayrou Lecornu I et II |
| Prédécesseur | Stéphane Séjourné |
| Président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale | |
| – (2 mois et 14 jours) |
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| Élection | 20 juillet 2024 |
| Législature | XVIIe (Cinquième République) |
| Prédécesseur | Jean-Louis Bourlanges |
| Successeur | Bruno Fuchs |
| Ministre délégué chargé de l'Europe | |
| – (7 mois et 13 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Gabriel Attal |
| Gouvernement | Attal |
| Prédécesseur | Laurence Boone (secrétaire d'État, indirectement) |
| Successeur | Benjamin Haddad |
| Conseiller régional d'Île-de-France | |
| En fonction depuis le (4 ans, 10 mois et 3 jours) |
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| Élection | 27 juin 2021 |
| Circonscription | Yvelines |
| Président | Valérie Pécresse |
| Ministre délégué chargé du Numérique[a] | |
| – (1 an, 6 mois et 7 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron |
| Premier ministre | Élisabeth Borne |
| Ministre | Bruno Le Maire |
| Gouvernement | Borne |
| Prédécesseur | Cédric O (indirectement) |
| Successeur | Marina Ferrari (secrétaire d'État, indirectement) |
| Député français | |
| – (3 mois et 13 jours) |
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| Élection | 7 juillet 2024 |
| Circonscription | 2e des Yvelines |
| Législature | XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | DEM |
| Prédécesseur | Anne Bergantz |
| Successeur | Anne Bergantz |
| – (30 jours) |
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| Élection | 9 octobre 2022 |
| Circonscription | 2e des Yvelines |
| Législature | XVIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | DEM |
| Prédécesseur | Anne Grignon (indirectement) |
| Successeur | Anne Bergantz |
| – (5 ans, 1 mois et 14 jours) |
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| Élection | 18 juin 2017 |
| Réélection | 19 juin 2022 |
| Circonscription | 2e des Yvelines |
| Législature | XVe et XVIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | MoDem/DEM |
| Prédécesseur | Pascal Thévenot |
| Successeur | Anne Grignon |
| Secrétaire général du Mouvement démocrate | |
| – (3 ans, 7 mois et 11 jours) |
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| Avec | Richard Ramos Alice Le Moal |
| Prédécesseur | Yann Wehrling |
| Successeur | Maud Gatel |
| Porte-parole national du Mouvement démocrate | |
| – (9 mois et 14 jours) |
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| Avec | Sarah El Haïry |
| Prédécesseur | Yann Wehrling |
| Successeur | Sarah El Haïry |
| Conseiller départemental de la Haute-Loire | |
| – (2 ans, 7 mois et 28 jours) |
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| Avec | Madeleine Dubois |
| Élection | 29 mars 2015 |
| Circonscription | Canton d'Yssingeaux |
| Prédécesseur | Madeleine Dubois |
| Successeur | Georges Philibert |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Paris 7e (France) |
| Nationalité | Française Suisse |
| Parti politique | MoDem |
| Père | Jacques Barrot |
| Mère | Florence Cattani |
| Grand-père paternel | Noël Barrot |
| Diplômé de | HEC Paris IEP de Paris École d'économie de Paris |
| Profession | Économiste |
| modifier |
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Vice-président du Mouvement démocrate (MoDem), dont il est le secrétaire général de 2018 à 2022, il est député de la deuxième circonscription des Yvelines de 2017 à son entrée au gouvernement.
Nommé ministre délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications le , il est reconduit lors du remaniement du en tant que ministre délégué chargé du Numérique, fonction qu'il occupe jusqu'à la démission du gouvernement Borne. Entre février et , il est ministre délégué chargé de l'Europe dans le gouvernement Attal.
Réélu député lors des élections législatives anticipées de 2024, il succède à Jean-Louis Bourlanges à la tête de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
Le , il est nommé ministre de l'Europe et des Affaires étrangères du gouvernement Barnier. Le suivant, il est reconduit à cette fonction dans le gouvernement Bayrou puis dans le gouvernement Lecornu I le et de nouveau dans le gouvernement Lecornu II le .
Biographie
Origines familiales
Jean-Noël Barrot naît le à Paris[1], dans le 7e arrondissement[2]. Il est le petit-fils de Noël Barrot, résistant démocrate-chrétien puis député de la Haute-Loire. Sa mère, Florence Cattani[3], est une Suissesse originaire de la région lausannoise[4]. Son père, Jacques Barrot, est une figure de la Cinquième République : député démocrate-chrétien de Haute-Loire pendant une trentaine d'années, ministre de plusieurs gouvernements de droite, il devient vice-président de la Commission européenne de 2004 à 2009 et membre du Conseil constitutionnel de 2010 à 2014[3]. Sa sœur cadette Hélène Barrot[5] est, en 2022, directrice de la communication de Uber pour les marchés ouest et sud-européens[6].
Parcours académique
Diplômé de HEC Paris (master « Grande École »[7]) en 2007, après des classes préparatoires économiques et commerciales au lycée Henri-IV, Jean-Noël Barrot est également titulaire d’un master « gouvernance économique » de Sciences Po Paris[8] obtenu en 2008, ainsi que d'un master en sciences économiques de l'École d'économie de Paris (2008).
Jean-Noël Barrot obtient un doctorat en sciences de gestion en 2012, pour avoir soutenu une thèse d'économie financière sous la direction de David Thesmar à HEC Paris[9]. En 2013, il est nommé professeur assistant de finance à la Sloan School of Management du Massachusetts Institute of Technology (MIT)[10], puis professeur associé en 2017. Il cesse ses activités d'enseignement à la Sloan School of Management en 2017 et, en 2018, rejoint HEC Paris comme professeur associé.
Ses travaux de recherche portent sur le financement des entreprises et de l'innovation, sur les réseaux de production et le crédit inter-entreprises et sur l'interaction entre les marchés de capitaux et les marchés de biens et de services[réf. souhaitée].
Parcours politique
Mandats électoraux
Élu conseiller départemental du canton d'Yssingeaux (autrefois représenté par son grand-père et son père) en 2015 sous l'étiquette MoDem et en tandem avec la conseillère sortante Madeleine Dubois, Jean-Noël Barrot est candidat aux élections législatives de dans la deuxième circonscription des Yvelines sous l'étiquette La République en marche (LREM) avec le soutien du MoDem, à l'issue desquelles il est élu député[11] avec 58,3 % des voix.
En , il devient porte-parole du MoDem, en tandem avec Sarah El Haïry[12]. Il succède à Yann Wehrling comme secrétaire général du MoDem le [13].
Il est lauréat (promotion 2020) du programme « Young Leaders » de la French-American Foundation[14].
Le , il est chargé par le Premier ministre Jean Castex d'une mission de six mois auprès du ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire, ayant pour objet l'accompagnement de la sortie de crise et le rebond économique des territoires[15].
Avec Aurore Bergé en , il est tête de liste pour le département des Yvelines dans le cadre des élections régionales en Île-de-France au nom de la liste « majorité présidentielle » de Laurent Saint-Martin[16]. Il est élu conseiller régional d'Île-de-France le [17] et rejoint le conseil d'administration d'Île-de-France Mobilités (IDFM)[18][source insuffisante].
Il est réélu député lors des élections législatives de 2022.
Carrière ministérielle
Le , il est nommé ministre délégué auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, où il est chargé de la Transition numérique et des Télécommunications dans le gouvernement Borne[19],[20], prenant ainsi le même titre que son prédécesseur Cédric O du gouvernement Castex, alors que le poste était vacant dans le gouvernement Borne. Bien que peu connu pour son action dans le secteur, sa nomination permet de donner des gages à son parti, le MoDem, au sein de la majorité[3].
Le lendemain, , il envisage de se décharger des dossiers concernant Uber, sa sœur occupant le poste de directrice de la communication de cette entreprise[21]. L'enquête journalistique des Uber Files est publiée le suivant[22],[6].
Sa suppléante Anne Grignon qui l'avait remplacé au Palais-Bourbon démissionne quelques jours plus tard à la suite d'un recours devant le Conseil constitutionnel présenté par un de ses concurrents aux législatives. Ce recours relève une infraction au Code électoral qui interdit à un « remplaçant d'un membre d'une assemblée parlementaire » (en l’occurrence Anne Grignon était déjà suppléante au Sénat) de se présenter comme suppléant d'un député[23]. En effet, Anne Grignon avait été candidate en seconde position sur la liste LREM lors des élections sénatoriales de septembre 2017 dans les Yvelines. Non élue, elle était de fait devenue la remplaçante possible de son colistier qui avait été élu, Martin Lévrier, notamment en cas de démission ou mort de celui-ci. Cela provoque en conséquence une législative partielle qui se déroule début . Barrot est à nouveau candidat avec comme suppléante cette fois Anne Bergantz[24], qui doit siéger à sa place en cas de victoire. Le , il arrive en tête du premier tour avec 42,29 % des voix devant la candidate de la NUPES Maïté Carrive-Bedouani (18,60 %) et le candidat Les Républicains Pascal Thévenot (17,80 %), dans un scrutin marqué par une faible participation (seulement 26,67 % des inscrits)[25].
Barrot est à nouveau réélu dans sa circonscription des Yvelines lors des élections législatives anticipées de 2024, qui se tiennent après dissolution de l'Assemblée nationale par le président de la République. Le suivant, il est élu président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale[26].
Aux Affaires étrangères
Le , il est nommé ministre de l'Europe et des Affaires étrangères dans le gouvernement Barnier[27]. À la suite de la motion de censure du contre le gouvernement Barnier, Jean-Noël Barrot est reconduit le dans le gouvernement Bayrou[28]. Il conserve cette fonction en dans les gouvernements Lecornu I et II.
Guerre russo-ukrainienne
Jean-Noël Barrot affirme son soutien à l'Ukraine dans la guerre russo-ukrainienne, estimant que sa victoire permettrait d'assurer la sécurité de l'Europe face à la Russie[29]. Il est ainsi favorable à son intégration au sein de l'OTAN[30].
Conflit israélo-palestinien
Jean-Noël Barrot dirige la diplomatie française lors de la guerre de Gaza depuis 2023[31].
Il est actif dans plusieurs phases du processus de paix, notamment en lors de l'initiative franco-américaine aboutissant à un cessez-le-feu le long de la frontière israélo-libanaise[32],[33], puis à l'été 2025 lorsque la France reconnait l'État palestinien, il parvient avec l'Arabie saoudite à rallier d'autres États de la région ainsi que le Royaume-Uni à la position française[34],[35]. Il appuie par ailleurs le plan américain de paix pour Gaza porté par le président Donald Trump en [36]. Jean-Noël Barrot condamne le projet de conquête de Gaza par l'armée israélienne[37] et l'extension des colonies israéliennes en Cisjordanie[38]. En , il porte la demande d'examen du respect par Israël de ses obligations de respect des droits humains à la Commission européenne, ce qui peut conduire à une suspension des accords d'association entre l'Union européenne et Israël (commerce, culture, recherche)[39]. Il pilote aussi l'arrivée de l'aide humanitaire française à Gaza[40] et plaide pour le libre accès des journalistes à l'enclave[41], et s'il « déconseille formellement » aux ressortissant français participant à la Global Sumud Flotilla de se rendre sur zone[42], il indique aussi vouloir « recueillir les témoignages » lorsque des violences sont signalées lors de l'arraisonnement des bateaux par la marine israélienne[43].
Parallèlement, Jean-Noël Barrot prend aussi position en faveur des intérêts israéliens. Il déclare ainsi inapplicable les mandats d'arrêt de la CPI contre Benyamin Netanyahou (estimant que ce dernier bénéficierait d'une immunité en tant que dirigeant d'État non-partie au Statut de Rome)[44]. Il s'oppose également aux appels au boycott du pays lors de Eurovision 2026[45]. En , Jean-Noël Barrot confirme à son homologue israélien Gideon Sa'ar que toutes les entreprises israéliennes d'armement seront autorisées à participer au salon Milipol[46]. Il se déclare pour l'exclusion du Hamas du gouvernement d'un futur État palestinien et appelle à sa reddition, lui imputant « une responsabilité très lourde dans la catastrophe vécue par les Palestiniens »[47]. En , se basant sur un montage vidéo tronqué, Jean-Noël Barrot exige la démission de Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale des Nations Unis sur les territoires palestiniens occupés[48]. Il est ensuite rejoint par plusieurs responsables politiques occidentaux, mais est aussi critiqué par de nombreux diplomates[49]. Il finit par reconnaître le caractère irrévocable du mandat de la fonctionnaire onusienne[50],[51].
Synthèse des résultats électoraux
Élections législatives
Élections départementales
| Année | Parti | Canton | Colistier | 1er tour | Issue | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | ||||||
| 2015[54] | UMP | Canton d'Yssingeaux | Madeleine Dubois | 2 636 | 52,90 | 1er | Élu | |
Synthèse des mandats
Conseiller départemental
Jean-Noël Barrot est conseiller départemental de Haute-Loire[54] pour le canton d’Yssingeaux :
- du au [55].
Député
Jean-Noël Barrot est député de la deuxième circonscription des Yvelines[1] :
- du au ;
- du au ;
- du au ;
- du au .
Conseiller régional
Jean-Noël Barrot est conseiller régional d’Île-de-France (élu sur la liste de Laurent Saint-Martin), pour le département des Yvelines[56] :
- depuis le .