Christophe Olympe de Nervo

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PrédécesseurCharles Hurand
SuccesseurLouis de Bruno
Date de naissance
Lieu de naissanceParis
Christophe Olympe de Nervo
Illustration.
Fonctions
Maire de Saint-Germain-en-Laye

(moins d’un an)
Prédécesseur Charles Hurand
Successeur Louis de Bruno
Maire d'Étampes-sur-Marne

(15 ans et 5 mois)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 70 ans)
Lieu de décès Saint-Germain-en-Laye
Sépulture Cimetière ancien de Saint-Germain-en-Laye
Famille Hélène de Montgeroult (soeur)
Robert de Nervo (petit-fils)
Fernand de Nervo (petit-fils)
Jacques de Nervo (descendant direct)

Image illustrative de l’article Christophe Olympe de Nervo Image illustrative de l’article Christophe Olympe de Nervo
Famille de Nervo
Maires de Saint-Germain-en-Laye

Christophe Olympe, 1er baron de Nervo, né le à Paris et mort le à Saint-Germain-en-Laye, est un officier général de la marine et homme politique français.

Contre-amiral à la fin sa carrière et maire éphémère de Saint-Germain-en-Laye, il est fait baron d'Empire puis baron héréditaire après avoir servi lors guerre d'indépendance des États-Unis, mais aussi, sous les ordres du général de Précy lors de la défense de Lyon.

Origines et milieu familial

La famille de Nervo est d’origine suisse, elle trouve son origine dans un hameau proche d’une vallée sombre et boisée (val noir) située à Prez-vers-Siviriez[1], dans la Glâne fribourgeoise, à deux pas de Romont, où elle est citée dès la fin du XIVe siècle[1]. Elle s'établit par la suite à Bouloz dans le canton de Fribourg où elle apparaît dès la première moitié du XVIe siècle et semble avoir possédée la noblesse dès cette époque[1],[2]. Elle s’établit à Lyon au début du XVIIe siècle où on les trouve marchands sans qualificatifs de noblesse au début du XVIIe siècle.

Christophe Olympe de Nervo, ou Christophe Olimpe, est né paroisse Saint-Eustache à Paris, le 18 septembre 1765. Fils de messire Jean-Baptiste de Nervo (1735-1822), écuyer, seigneur d'Oing, conseiller-secrétaire du roi Louis XV en 1756, conseiller à la Cour des monnaies de Lyon puis juge au tribunal civil du département de la Seine, et de dame Anne Marie Sabine Mayeuvre de Champvieux.

Il n’a qu’une sœur : Hélène de Montgeroult (1764-1836), compositrice, pianiste et professeur au conservatoire de musique à Paris, considérée comme l’une des plus grandes interprètes de son époque. Née Hélène Antoinette Marie de Nervo, elle épouse en premières noces le général André de Montgeroult, qui meurt en captivité en Italie en 1793[3]. Elle se marie ensuite avec l’écrivain et rédacteur Charles His de la Salle, dont elle a son unique enfant, le collectionneur et érudit Horace His de la Salle. Après leur divorce en 1802, elle unit sa vie à celle de l’administrateur et préfet Édouard Dunod de Charnage[4].

Christophe Olympe de Nervo épouse en premières noces à Paris le 18 janvier 1797, Alexandrine Claire Thérèse Fauveau de Frénilly, née le 17 avril 1771, paroisse Saint-Eustache à Paris et sœur du baron François-Auguste Fauveau de Frénilly (1768-1848), poète, mémorialiste et pair de France. Elle meut prématurément le 7 janvier 1800 à l'âge de 28 ans, dans l'ancien 2e arrondissement de Paris, sans postérité[5].

Il épouse en secondes noces, Zoé Thévenin de Margency (1779-1852), le 14 avril 1803[5]. De cette union est née deux enfants dont :

Carrière

Entré jeune dans la marine, il est garde-marine en 1783 et prit part à la guerre d'indépendance des États-Unis et servit dans l'Inde. Il est fait membre de la Société des Cincinnati par George Washington en 1789 lors de la visite de L'Illustre à Boston. Il est promu lieutenant de vaisseau en 1789, puis général de brigade en 1793.

Major général de l'armée sous les ordres du général de Précy, il participe à la défense de Lyon le lors du Soulèvement de Lyon contre l'armée de la Convention. À la chute de la ville, il s'y cache quelque temps, puis émigra dans le canton de Fribourg.

Siège de Lyon (1793)

Rentré en France, il devient maire éphémère de Saint-Germain-en-Laye en 1795, puis est fait baron d'Empire sur majorat par lettres-patentes du 9 janvier 1810 de l'Empereur Napoléon I[8].

Sous la Restauration, il passe contre-amiral en 1814 et est fait baron héréditaire par ordonnance royale de Louis XVIII du 26 décembre 1818[8]. Il devient membre du collège électoral du département de la Somme, président du canton de Nesle.

Il est maire de la ville d'Étampes-sur-Marne de janvier 1813[9] à juin 1828[10]. La magistrature est reprise par son fils Gonzalve à compter de cette dernière date[10].


Il meurt le 30 octobre 1835 et est inhumé dans le cimetière ancien de Saint-Germain-en-Laye. La majorité de sa famille, dont son épouse Zoé de Margency (1779-1852), repose dans l'ancien cimetière de la Chabasse sur la commune d'Olliergues.

Titres et honneurs

Notes et références

Voir aussi

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