Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Les informations figurant dans cet article ou cette section doivent être reliées aux sources mentionnées dans les sections «Bibliographie», «Sources» ou «Liens externes» ().
Classé le à la fois comme monument historique et site, le château illustre l’évolution d’une habitation seigneuriale du Moyen Âge à nos jours. À l’origine, vers le XIIIesiècle, le château de Spontin est une simple tour défensive carrée, dans la vallée du Bocq, destinée à protéger les usagers de l’antique voie romaine Dinant-Huy. Depuis environ le milieu du XIIIe siècle il était possédé par la Maison de Spontin.
Après de hauts faits d’armes, Guillaume dit «l’Ardennais» (1276-1321) transforme à la fin du XIIIesiècle le bâtiment primitif en une demeure fortifiée de trois étages et aux murs plus épais. C’est seulement au XIVesiècle que la demeure prend son aspect de château-fort classique et sont rajoutées deux tourelles de défense avec pont-levis au XVe.
Dès la fin du XVIesiècle, les fortifications étant devenues inutiles, le château se transforme en résidence par le percement de fenêtres et il est rehaussé de briques roses et de toits en poivrière. Les deux dernières transformations sont la construction d’une ferme fortifiée en dehors des douves (1622) et la démolition d’une partie des fortifications arrière. Dans la cour d'armes, ornée d'une élégante armature de puits en fer forgé par Van Boeckel (XIXesiècle), apparaît l'ancien donjon. Les salles du vieux logis, aux murs énormes, aux cheminées gothiques et boiseries Louis XIII, au pavement de grès, contrastent par leur austérité avec les appartements. La partie sud a été décorée au XIXesiècle dans le style néogothique (architectes Jean-Baptiste Bethune et Auguste Van Assche).
Le , le châtelain Robert Vermeersch fut retrouvé assassiné dans le château de Spontin. Ce fut le dernier châtelain faisant vivre le château au gré des visites[1].
Paul Arren, Van Kasteel naar kasteel, Kapellen, 1995, vol. VI, p. 250-253.
Joseph de Borchgrave d’Altena (dir.), Châteaux de Belgique, Liège-Bruxelles, 1967, p. 212-213.
Cécile Douxchamps-Lefèvre, Châteaux de la Province de Namur, Leurs occupants, 3:Arrondissement de Dinant, Wépion, 2e éd., 2002, p. 149-151.
Philippe Farcy, 100 châteaux de Belgique connus et méconnus, II, Bruxelles, 2003, p. 160-161.
Charles Galliot, Histoire générale, ecclésiastique et civile de la ville et province de Namur, Liège, t. I, 1788, p. 387; t. II, 1788, p. 154; t. V, 1790, p. 65.
Luc-Francis Genicot (dir.), Le grand livre des Châteaux de Belgique, Châteaux forts et Châteaux-fermes, Bruxelles, 1975, p. 234-236.
Jean Germain & Louis Genette, Spontin d’eau et de pierre, 2 vol., Louvain-la-Neuve, 2004.
Jean Germain, Le patrimoine de l’entité d’Yvoir, entre Meuse et Bocq, Carnets du Patrimoine, 88, Namur, 2011, p. 21-23.
Jean-Louis Javaux, «La «maison» de Pierre de Spontin au XIIIesiècle: Analyse archéologique», Bulletin de la Commission royale des Monuments et des Sites, Commission royale des Monuments et des Sites, t.10, , p.20-44 (lire en ligne)
Joseph de Ghellink d'Elseghem, «Spontin» dans La Maison d’Hier et d’Aujourd’hui, 9, , p. 64-65.
Joseph de Ghellink d'Elseghem, Châteaux de Belgique à visiter, Bruxelles, 1974, p. 132-134.
Le Patrimoine monumental de la Belgique, vol. 22, tome 3, Province de Namur, arrondissement de Dinant, Sprimont, 1996, p. 1184-1188.
Lily Portugaels & Charles Mahaux, Vies de châteaux en pays de Meuse, Liège, 1997, p. 105.