Cimetière de Namur
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Cimetière de Belgrade
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Le cimetière de Namur (également appelé « cimetière de Belgrade ») est un lieu d'inhumation inauguré le à Saint-Servais (Namur). Ce cimetière est en quelque sorte le « Père Lachaise » namurois où repose un grand nombre de personnalités namuroises. Environ 67 000 Namurois ont été inhumés au cimetière[1].
Le cimetière est implanté à Saint-Servais (Namur) à proximité de la limite avec le quartier de Belgrade qui fait comme le quartier de Saint-Servais partie de l'entité de Namur. Il a une superficie de 8,8 ha. L'entrée, encadrée par deux pavillons appartenant au cimetière, se situe sur la chaussée de Waterloo.
Á gauche de l'entrée, un casque grec en fer sur un socle perpétue la mémoire du colonel Alexandre von Zastrow et des soldats prussiens tombés le à Namur à la fin des guerres napoléoniennes. Il s’agit du seul monument commémorant les combats de [2]. À droite, on note également le monument et buste de François-Philippe Cauchy, ingénieur en chef de la ville de Namur au XIXe siècle et expert en minéralogie. Le cimetière comporte par ailleurs de nombreux monuments et mausolées civils de personnalités namuroises.
De larges allées carrossables arborées permettent l'accès aux véhicules[3]. Un bâtiment octogonal donne accès à une crypte qui contient de nombreuses niches enfermant les défunts. Trois galeries en forme de T comptent environ 400 « cases ». La disposition des galeries en sous-sol correspond à celle des monuments en surface. Cette crypte est l'une des seules de Wallonie (avec celle de Wavre). Des inhumations y ont encore lieu[4].
Au fond du cimetière, on trouve de nombreuses tombes militaires et monuments liés aux deux guerres mondiales.
Le cimetière de Namur a obtenu le label « Cimetière Nature » décerné par le Réseau Wallonie Nature. Ce label, créé en 2015, vise à encourager les communes à mettre en œuvre des projets de végétalisation de ses cimetières. Depuis , le Service Nature et Espaces Verts de la Ville de Namur n’y utilise plus de produits phytopharmaceutiques.
- Entrée principale du cimetière.
- Plan du cimetière avec mention des sépultures de personnalités.
- Bâtiment d'entrée de la crypte.
- Conifères entourant les monuments.
- Les Trois Parques, sculpture de René Cliquet, sépulture Engelmann.
- Mausolée néo-roman en pierre bleue.
- Ancienne chapelle en pierre bleue.
- Monument au colonel prussien Von Zastrow.
Histoire
Depuis 1786, l'ancien cimetière de Namur se situait au faubourg d'Heuvy dans un terrain en fond de vallée longeant la station de chemin de fer[5]. Il était cependant de taille réduite (moins d'un hectare) et trop proche du centre de Namur[6].
Les autorités communales de Namur choisissent donc de déplacer le cimetière sur un plateau à 3 km du centre-ville dans le faubourg de Saint-Servais. Il est ouvert aux inhumations le et reçoit la bénédiction officielle du clergé namurois le . Il est dessiné par un architecte comme un parc aux allées rectilignes majestueuses bordées d’arbres imposants dans le style des parcs à l'anglaise. Il est entouré d'un mur d'environ 3 mètres de haut. Au départ, 3⁄4 du cimetière était réservé aux défunts de culte catholique, le dernier quart étant destiné aux autres confessions[6].
Sa superficie initiale de 4 ha, a été accrue à plusieurs reprises pour atteindre sa superficie actuelle de 8,8 ha : en 1897, dans les années 1920 et dans les années 1960.
En 1882, est ouverte une crypte qui abrite des rangées de niches enfermant les défunts[4].
Au cours de la Première Guerre mondiale, les tués belges et français du siège de Namur en août 1914 sont enterrés dans un carré militaire du cimetière. Le , le cimetière militaire allemand et son monument sont inaugurés par les autorités allemandes d'occupation en présence du général Moritz Von Bissing, gouverneur général de la Belgique, et de Freiherr Van Hirchberg, gouverneur de Namur[7]. Le monument de style néo-classique soutenu par deux colonnes ioniques y a été érigé à la mémoire des soldats allemands tombés sur les champs de bataille. Ce monument disparaîtra après la Seconde Guerre mondiale.
En 1922, une entrée de service est aménagée dans la rue Auguste Leblanc.
Le cimetière de Namur est le lieu de nombreuses commémorations autour des monuments du cimetière militaire et de tombes de personnalités wallonnes. Depuis les années 1950, les monuments et la tombe de François Bovesse sont fleuries annuellement en septembre lors de l’hommage rendu au cours des Fêtes de Wallonie[3].
Cimetière militaire
Le cimetière militaire se trouve au bout de l'allée centrale. La Croix du Sacrifice a été érigée à son entrée par le gouvernement anglais en mémoire des centaines de soldats alliés tombés à Namur au cours de la Première Guerre mondiale et inhumés dans le cimetière militaire. S'y situent les pelouses d'honneur belge, britannique, italienne, française et soviétique morts pendant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale. Y reposent notamment 245 militaires britanniques (Gallois, Écossais, Irlandais) et du Commonwealth (Canada, Afrique du Sud, Australie, Canada, Inde et Nouvelle-Zélande). Un registre fait mention des soldats britanniques inhumés et leurs tombes sont entretenues par la Commonwealth War Graves Commission.
Parmi les monuments, on peut mentionner celui aux volontaires namurois des journées de , aux civils fusillés en 1914-1918, aux prisonniers politiques (1940-1945), à la Résistance, aux victimes des bombardements aériens (en particulier d'), et aux morts de 1940-1945. Plusieurs panneaux explicatifs expliquent le déroulement des opérations militaires pendant la Première Guerre mondiale[8] et les bombardements de Namur pendant la Seconde Guerre mondiale.
- Pelouse d'honneur belge.
- Monument aux héros civils fusillés pour la Patrie (1914-1918).
- Pelouse d'honneur britannique et du Commonwealth.
- Monument aux victimes des bombardements de Namur en 1940-1945.
- Monument aux soldats soviétiques morts à Namur (1941-1945).
- Pelouse d'honneur italienne.
- Monument aux prisonniers politiques 1940-1945.
