Hercule (film, 1997)

film d'animation de Ron Clements et John Musker, sorti en 1997 From Wikipedia, the free encyclopedia

Hercule (Hercules) est le 50e long-métrage d'animation et le 35e « classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1997 et réalisé par John Musker et Ron Clements, il s'inspire du personnage d’Hercule dans les mythologies grecque et romaine.

Titre original Hercules
Réalisation John Musker et Ron Clements
Scénario Ron Clements,
Barry Johnson,
Irene Mecchi,
John Musker,
Bob Shaw,
Donald McEnery
Sociétés de production Walt Disney Pictures
Faits en bref Titre original, Réalisation ...
Hercule
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo du film en français.
Titre original Hercules
Réalisation John Musker et Ron Clements
Scénario Ron Clements,
Barry Johnson,
Irene Mecchi,
John Musker,
Bob Shaw,
Donald McEnery
Sociétés de production Walt Disney Pictures
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre comédie
film musical
péplum
Durée 89 minutes
Sortie 1997

Série Classiques d'animation Disney

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Le film a inspiré la série d'animation éponyme, diffusée à partir de 1998 et dont trois épisodes ont été regroupés sous le titre Hercules : Zero to Hero (en référence à la chanson du film), sorti directement en vidéo en 1999.

Synopsis

L'histoire se déroule dans la Grèce antique après l'emprisonnement des Titans dans le Tartare par Zeus. Le roi des dieux et son épouse Héra ont un fils qu'ils nomment Hercule. Alors que tous les dieux olympiens fêtent sa naissance, Hadès convoite la place de son frère en tant que souverain de l'Olympe et demande de l'aide aux Moires, mais ces dernières lui apprennent que dans dix-huit ans, l'alignement des planètes lui permettra de faire ressurgir les Titans pour conquérir l'Olympe, mais que Hercule sera capable de renverser ce plan. Il envoie alors ses sbires Peine et Panique pour éliminer le nouveau né. Les deux démons arrivent à kidnapper l'enfant et à lui faire boire une potion qui permet de le rendre mortel, mais deux mortels, Amphitryon et Alcmène, trouvent le bébé avant qu'il ne boive la dernière goutte du breuvage et permettent au nourrisson de préserver sa force herculéenne.

Une quinzaine d’années plus tard, Hercule, devenu adolescent, est rejeté de tous à cause de sa force et se demande quelles sont ses origines. Ses parents adoptifs lui montrent le médaillon qu'il portait le jour où ils l’ont trouvé et il décide d'aller au temple de Zeus pour y trouver des réponses. Dans le temple, la statue de son père prend vie, lui révèle d'où il vient, qu'il peut redevenir un dieu en devenant un vrai héros et l'envoie avec Pégase trouver le satyre Philoctète, connu pour avoir entraîné les plus grands héros. Ils rencontrent ce dernier qui a pris sa retraite après plusieurs déceptions, mais le jeune homme l'encourage à suivre son rêve d'entraîner un héros reconnu par les dieux. Contraint par Zeus, Phil le prend sous son aile et l'entraîne, puis ils s'envolent pour Thèbes. Sur le chemin, ils rencontrent Megara, une jeune femme sarcastique qu'Hercule sauve des mains du centaure Nessos. Après l'avoir vaincu et être parti, celle-ci se révèle être une des sbires d'Hadès, auquel elle a vendu son âme pour sauver son amant qui s'est ensuite enfui avec une autre.

En arrivant à Thèbes, le fils de Zeus est tourné en ridicule par les citoyens de la ville, jusqu'à ce que Megara apparaisse et lui apprend que deux garçons sont coincés dans une gorge. Il les sauve sans savoir que ce sont en vérité Peine et Panique et réveille par accident l'Hydre de Lerne. Hercule bat la créature et devient un héros célébré dans toute la Grèce, mais malgré sa reconnaissance naissante et sa victoire face aux nombreux monstres que Hadès lâche sur lui, Zeus lui dit qu'il n'est toujours pas un vrai héros. Déçu et frustré, il passe la journée avec Megara qui tombe amoureuse de lui. Après avoir appris que sa subordonnée est tombé sous le charme du fils de son frère, Hadès la fait prisonnière et passe un marché avec ce dernier: en échange de sa libération et en promettant qu'il n'arrivera rien à la jeune femme, il demande à Hercule de renoncer à sa force pendant 24h. À contrecœur, le jeune homme accepte, mais est attristé de savoir que Megara travaille pour le dieu des Enfers qui libère les Titans. Ceux-ci escaladent l'Olympe et capturent les dieux, alors qu'un cyclope est lancé à Thèbes afin de tuer Hercule. Ce dernier bat le cyclope, puis se fait sauver par Megara d'une colonne en train de tomber qui est gravement blessée. Il retrouve sa force, car l'accord avec Hadès a été interrompu et ce dernier n'a pas respecté sa promesse. Avec l'aide de Pégase, il se rend à l'Olympe, réussit à libérer les dieux, son père et à envoyer les Titans dans la stratosphère, mais malheureusement, il arrive trop tard pour sauver Megara qui meurt et se jure de retrouver Hadès pour la venger.

L'âme de cette dernière appartient maintenant à Hadès. Hercule entre dans les Enfers et passe un pacte avec son ennemi juré, lui offre sa propre vie contre celle de Megara, qu'il doit aller chercher dans le Styx. Sa volonté de se sacrifier pour sauver une personne qu’il aime restaure son immortalité et son statut de dieu avant que le fleuve, qui lui drainait la vie, ne puisse le tuer: Hercule sauve alors Megara et jette Hadès dans le Styx, dans lequel il est enfoncé par des âmes errantes. Megara ressuscite et Hercule et elle sont invités sur l'Olympe, où Zeus et Héra accueillent leur fils. Cependant, Hercule, par amour, décide de rester sur Terre avec celle qu'il aime et échange un baiser avec elle. Il retourne alors avec ses amis à Thèbes, où il voit Zeus créer une constellation pour Hercule afin de commémorer son héroïsme.

Fiche technique

  • Titre original : Hercules
  • Titre français : Hercule
  • Réalisation : John Musker et Ron Clements
  • Scénario : Ron Clements, Barry Johnson, Irene Mecchi, John Musker, Bob Shaw et Donald McEnery, assistés de Barry Johnson (supervision), Kaan Kalyon, Kelly Wightman, Randy Cartwright, John Ramirez, Jeff Snow, Vance Gerry, Kirk Hanson, Francis Glebas, Tamara Lusher-Stocker, Bruce Morris, Mark Kennedy, Don Dougherty et Thom Enriquez
  • Conception graphique :
    • Direction artistique : Andy Gaskill
    • Production designer : Gerald Scarfe
    • Stylisme : Sue Nichols (supervision)
    • Coordinateur artistique : Dan Hansen
    • Coordinateur technique : Ann Tucker
    • Cadrage (Layout) : Rasoul Azadani (supervision)
    • Décors : Thomas Cardone (supervision), Lisa Keene Robledo (supervision Paris)
    • Mise au propre (Clean-up) : Nancy Kniep (supervision)
  • Animation :
    • Supervision : Andreas Deja, Randy Haycocok, Eric Goldberg, Nik Ranieri, Ken Stuart Duncan, Ellen Woodbury, Anthony Derosa, Michael Show, James Lopez, Brian Ferguson, Dominique Monféry, Richard Bazley, Nancy Beiman et Oskar Urretabizkaia
    • Animation des personnages : Patrick Delage, George Abolin, Tom Gately, Sahin Ersöz, Gilda Palinginis-Kouros, Douglas Krohn, Jean Morel, Bill Waldman, Mark Smith, Andreas Wessel-Therhorn, Michael Cedeno, Danny Galieote, Michael Stocker, Anthony Ho Wong, Eric Walls, Raul Garcia, Caroline Cruikshank, Teddy Hall, Bert Klein, Tom Roth, Richard Hoppe, Theresa Wiseman, Teresa Martin, James Baker, Bolhem Bouchiba, Roger Chiasson, Eric Delbecq, Juanjo Guarnido, Jamie Oliff, Dave Kuhn, Sergio Pablos, Mike Polvani, Jared Beckstrand, Joe Oh, Mark Pudleiner, Stéphane Sainte Foi, Robert Bryan, Catherine Poulain, William Recinos, Yoshimichi Tamura, David Block, Steven Pierre Gordon, Kent Hammerstrom, Jeffrey Johnson, David Hancock, Mike Kunkel, Enis Tahsin Ozgür, Robert Espanto Domingo, Borja Montoro Cavero, Adam Dykstra, Daniel T. Hofstedt, Jay Jackson, Daniel O'Sullivan, Marc Eoche Duval, Ron Husband, Thierry Goulard, David Berthier, Sang-Jin Kim, Howard Baker, Raffaella Filipponi, Steve Hunter, Bill Fletcher, William Miller, Mike Merell, Michael Swofford, Chris Bailey, Dave Kupczyk, Jean-Luc Ballester et David Allan Zaboski
    • Effets spéciaux : Mauro Maressa (supervision), Dorse A. Lanpher
    • Animation numérique (CGI) : Roger Gould (supervision)
    • Vérification (Check) : Janet Bruce, Hortensia Casagran (supervision)
  • Son : Gary Rydstrom (supervision)
  • Montage : Tom Finan (supervision film), Earl Ghaffari et Kathleen Forgarty-Bennett (musique)
  • Musique :
    • Compositeur : Alan Menken
    • Chansons : David Zippel (paroles), Alan Menken (musique)
    • Orchestrations : Danny Troob et Michael Starobin
    • Arrangements vocaux et direction : Michael Kosarin
  • Directeur de production : Peter del Vecho
  • Productrice associée : Kendra Haaland
  • Producteurs délégués : Alice Dewey, John Musker et Ron Clements
  • Production : Walt Disney Pictures
  • Distribution : Buena Vista Pictures Distribution
  • Budget : environ 70 000 000 USD
  • Format : Couleurs - 1,66:1 (1,85:1 étendu) - Dolby Digital
  • Durée : 89 minutes
  • Dates de sortie :

Note : La liste des « crédités » au générique étant trop longue pour être citée in extenso ici, ne sont repris que les principaux contributeurs.

Distribution

Voix originales

  • Tate Donovan : Hercules
  • Josh Keaton : Young Hercules (Hercule jeune)
  • Roger Bart : Young Hercules (chant)
  • Danny DeVito : Philoctetes
  • James Woods : Hades, Lord of the Underworld (Dieu des Enfers)
  • Susan Egan : Megara
  • Bob Goldthwait : Pain (Peine)
  • Matt Frewer : Panic (Panique)
  • Rip Torn : Zeus
  • Samantha Eggar : Hera, Hercules' Mother (Mère d'Hercule)
  • Barbara Barrie : Alcmene, Hercules' Foster Mother (Mère nourricière d'Hercule)
  • Hal Holbrook : Amphitryon, Hercules Foster Father (Père nourricier d'Hercule)
  • Paul Shaffer : Hermes, the Messenger God (le Dieu-Messager)
  • Amanda Plummer : Clotho, first Fate (Première Moire)
  • Carole Shelley : Lachesis, second Fate (Deuxième Moire)
  • Paddi Edwards : Atropos, third Fate (Troisième Moire)
  • Lillias White : Calliope, Muse of Epics (Muse de l'Épopée)
  • Vanéese Y. Thomas : Clio, Muse of History (Muse de l'Histoire)
  • Cheryl Freeman : Melpomene, Muse of Tragedy (Muse de la Tragédie)
  • La Chanze : Terpsichore, Muse of Dance (Muse de la Danse)
  • Roz Ryan : Thalia, Muse of Comedy (Muse de la Comédie)
  • Patrick Pinney : Cyclops (Le Cyclope)
  • Corey Burton : Titans / Burnt Man (L'homme brûlé) / End-of-the World Man (L'homme du bout-du-monde) / Tour Bus Guide (Guide du bus)
  • Jim Cummings : Nessus, the Centaur / Pot Maker (Un potier) / Tall and Elderly Thebians (Grand et Vieux Thébains)
  • Keith David : Apollo, the Sun God (Apollon, le Dieu-Soleil)
  • Mary Kay Bergman : Earthquake Lady (Femme du séisme) / Wood, Water and Earth Nypmhs (Nymphes des Bois, de l'Eau et de la Terre) / Teenage Girls (Jeunes filles)
  • Kathleen Freeman : Heavyset Woman (Grosse femme)
  • Bug Hall : Little Boy (Jeune garçon)
  • Kellen Hathaway : Little Boy (Jeune garçon)
  • Wayne Knight : Demetrius, the Pot Maker (le Potier)
  • Aaron Michael Metchik : Ithicles
  • Charlton Heston : Narrateur

Voix françaises

Patrick Timsit en 1999.

Voix québécoises

Chansons du film

  • Le Gospel pur I ou La Vérité pure I au Québec (The Gospel Truth I) - Les Muses
  • Le Gospel pur II ou La Vérité pure II au Québec (The Gospel Truth II) - Les Muses
  • Le Gospel pur III ou La Vérité pure III au Québec (The Gospel Truth III) - Les Muses
  • Le Monde qui est le mien ou Je crois en mon destin au Québec (Go the Distance) - Jeune Hercule
  • Le Monde qui est le mien ou Je crois en mon destin au Québec (Go the Distance) (reprise) - Jeune Hercule
  • Il me reste un espoir ou Une dernière fois au Québec (One Last Hope) - Philoctète
  • De zéro en héros ou Zéro à héros au Québec (Zero to Hero) - Les Muses
  • Jamais je n'avouerai ou Les Raisons du cœur au Québec (I Won't Say) - Meg et les Muses
  • Une étoile est née (A Star Is Born) - Les Muses
  • Go the Distance (générique de fin) - Michael Bolton
  • No importa la Distancia (générique de fin) - Ricky Martin
  • Sentimentale (I won't Say (I'm in Love), générique de fin) - Jenny Mac Kay
  • Shooting Star ( Une étoile est née , générique de fin ) - Boyzone

Distinctions

Sorties cinéma

Sorties vidéo

  • - VHS (Québec)
  • - VHS et Laserdisc avec recadrage 4/3 (1,33:1).
  • - DVD (Québec) avec format respecté (1,66:1)
  • 1er aout 2000 - VHS et DVD (Québec) dans la Collection « classique or » avec recadrage 4/3
  • - VHS et DVD avec format 4/3.
  • - exclusivité Blu-Ray avec format 16/9.

Origines et production

Genèse et développement

Ron Clements et John Musker (ici en 2016) doivent réaliser un nouveau succès pour les studios Disney après Aladdin (1992), dans l'espoir de pouvoir lancer un projet de cœur jusqu'alors rejeté.

Au début de l'année 1992, trente artistes, scénaristes et animateurs présentent leurs pitchs pour de futurs longs métrages d'animation, chacun disposant d'un temps limité à deux minutes[2]. La première idée présentée est une adaptation de l'épopée de l'Odyssée, une histoire jugée par l'auditoire comme trop longue et manquant de personnages centraux[2]. L'animateur Joe Haidar veut également soumettre une histoire tirée de la mythologie grecque et pense les chances quasi nulles en voyant L'Odyssée boudée[2]. Anxieusement, il livre une esquisse d'Hercule et un bref résumé se déroulant pendant la guerre de Troie, où les deux camps veulent s'accaparer le personnage principal comme arme secrète : Hercule fait un choix sans tenir compte des conséquences, mais à la fin, il apprend l'humilité et se rend compte que la force n'est pas toujours la solution[2]. À l'issue de la session de présentation, le développement d'Hercule est approuvé sur la base du résumé d'une page et demie laissé par Haidar, tout comme L'Odyssée et une autre idée[2]. L'implication d'Haidar dans le projet ne va néanmoins pas plus loin[2]. Plusieurs projets dont L'Odyssée et Pocahontas sont évoqués par la presse en [3]. Le développement de L'Odyssée tourne court, l'épopée guerrière se révélant difficile à transposer en un dessin animé comique[4].

De à l'automne 1993, après le succès d'Aladdin (1992), les réalisateurs Ron Clements et John Musker  également derrière Basil, détective privé (1986) et La Petite Sirène (1989)  s'attellent pour la troisième fois à leur vieux projet d'adapter en aventure spatiale le roman L'Île au trésor de Robert Louis Stevenson[5]. Jeffrey Katzenberg, alors président de Walt Disney Pictures, n'est pas intéressé par cette idée et leur suggère plutôt d'adapter Une princesse de Mars d'Edgar Rice Burroughs, dont Disney détient les droits[6]. Courroucés par le rejet de leur projet de cœur, Clements et Musker refusent cette proposition[6],[7]. Katzenberg conclut un accord avec les réalisateurs : ils doivent produire un autre film commercialement viable afin de donner ensuite le feu vert à La Planète au trésor[5],[8]. Ils parcourent trente-cinq idées en préparation[9] et déclinent ainsi des adaptations de Don Quichotte, L'Odyssée, la légende de Pygmalion et Galatée ou Le Tour du monde en quatre-vingts jours[5]. Ils sont finalement séduit par le pitch de Joe Haidar sur Hercule, notamment par l'occasion donnée de livrer une satire du monde moderne[5],[9]. Ce mythe leur semble également moins intimidant, plus malléable, par rapport au chef-d'œuvre de la littérature qu'incarne l'Odyssée[9]. Musker raconte : « Nous avons pensé que ce serait l'occasion pour nous de réaliser un film de « super-héros ». Ron et moi étant fans de bandes dessinées. Le studio a apprécié que nous nous lancions dans ce projet et nous avons donc réalisé [Hercule] »[8].

Écriture du scénario

Hercule dans The Age of Fable, or Stories of Gods and Heroes du mythologue américain Thomas Bulfinch, 1855.

Une fois Hercule entré en production, Ron Clements et John Musker commencent à se documenter abondamment sur la légende originale et rédigent de nombreuses notes. Dès leurs premières ébauches de , le film comporte déjà un personnage principal naïf pris entre deux mondes, un acolyte à la Danny DeVito, une héroïne maline et débrouillarde et un méchant puissant dans un affrontement entre l'idéalisme et le cynisme[9],[10]. Les réalisateurs veulent s'inspirer des comédies loufoques de l'l'âge d'or d'Hollywood réalisées par Preston Sturges et Frank Capra, Musker désirant bâtir « Hercules comme le jeune James Stewart dans Monsieur Smith au Sénat et Meg inspirée de Barbara Stanwyck, en particulier des personnages qu'elle a interprétés dans Un cœur pris au piège et L'Homme de la rue »[11]

Dans leur phase de préparation du scénario, Clements et Musker lisent les œuvres des écrivains férus d'Histoire Thomas Bulfinch, Edith Hamilton, Robert Graves et d'autres passeurs de la mythologie grecque, jusqu'à ce qu'ils parviennent à la conclusion de ne pas représenter l'histoire traditionnelle d'Hercule[12]. Un aspect de la légende est dérangeant : Zeus a engendré Hercule en dehors de son mariage avec Héra[13]. Clements considère que « l'illégitimité serait un sujet difficile à traiter dans un film Disney. Alors [lui et Musker] ont réfléchi à différentes façons de le présenter comme mi-homme, mi-dieu. [Ils] ont plutôt choisi de faire de Hadès le méchant plutôt que Héra. Les Enfers semblaient être une image fascinante et sombre ; le contraste avec l'Olympe semblait offrir toutes sortes de possibilités visuelles »[13]. Ils pensent en outre faire de Thèbes une sorte de New York grecque, percluse de troubles et nécessitant désespérément un héros[9]. De plus, au cours de leurs recherches, les réalisateurs sont inspirés par la corrélation entre la popularité d'Hercule et celle des athlètes et des célébrités de l'époque contemporaine, tous deux affirmant qu'Hercule était le Michael Jordan de son époque[14],[15].

Au début de l'année 1994, après plusieurs réunions et discussions sur le scénario, Musker et Clements rédigent le premiers traitements avant de passer à leur première ébauche de scénario[9]. Ils passent neuf mois à définir la ligne directrice, élaborer le script initial, et concevoir avec Andy Gaskill l'aspect visuel général ; ce dernier supervise ensuite la direction artistique[1]. Le duo de réalisateurs est ensuite occupé par l'enregistrement des voix, la conception visuelle du film, l'animation et la musique[13]. Le scénario passe dès lors entre plusieurs mains, sous la supervision de Barry Johnson, directeur du département narratif[16]. Les scénaristes comiques Donald McEnery et Bob Shaw, remarqués pour la série Seinfeld, sont recrutés par la directrice créative Jane Healey[17]. Parallèlement, des versions sont aussi réécrites par Irene Mecchi, révélée par Le Roi lion[17],[18], peaufinant l'humour et la précision du scénario[19]. Hercule couronne la fulgurante ascension de Alice Dewey chez Disney, pour la première fois productrice après avoir été directrice de production sur Aladdin et productrice associée sur Le Roi lion[1],[20].

Animation et style graphique

Des animateurs passèrent l'été 1994 en Grèce afin de s'inspirer des décors naturels et des sites archéologiques, tandis que le caricaturiste et dessinateur de presse politique britannique Gerald Scarfe, apporta son aide à la création des personnages[1]. L'animation débuta au début de l'année 1995 et nécessita près de 700 artistes, ainsi que le premier usage chez Disney du morphing numérique (assisté par ordinateur)[1].

Sortie et accueil

Le film a reçu des critiques mitigées dans l'ensemble.

Aux États-Unis

Lors de sa sortie aux États-Unis, le film reçoit des critiques positives, quoique rarement enthousiastes, de la part des critiques américains. Dans le Chicago Sun Times, Roger Ebert confère au film une note de 3,5 sur 4 et en apprécie les graphismes, les voix et le rythme[21]. Dans le New York Times, Janet Maslin donne une critique positive du film[22], affirmant que « après une série de déceptions relatives, l'animation Disney est de retour au meilleur de sa forme avec cette leçon de mythologie joyeusement abâtardie »[23]. Elle apprécie le travail de recherche visuelle, l'inventivité des gags et le doublage, tout en regrettant que le portrait du héros soit si classique : « encore un adolescent qui part pour une quête et chante une ballade sur ses espoirs et des rêves »[24].

Le critique James Berardinelli donne une critique en demi-teinte, jugeant que le film donne une impression de routine et de facilité qui l'empêchent d'atteindre la qualité des précédents classiques Disney : « Hercule remporte la palme douteuse consistant à être le dessin animé le moins enchanteur produit par Disney depuis plus d'une décennie »[25]. Dans le Washington Post, Desson Howe voit dans Hercule un « dessin animé insipide et manquant de vie »[26]. Rita Kempley, autre journaliste du Washington Post, voit dans le film « une parodie Looney Tunesesque des péplums à héros musclés, du culte de la célébrité et, curieusement, des propres pratiques commerciales agressives du studio »[27]. Elle lui reproche de vouloir être branché au point d'en devenir exaspérant[28] et de ne pas parvenir à susciter l'émotion comme les autres classiques Disney.

En Grèce

Le film reçoit un accueil défavorable auprès des médias et du public grecs, et la tentative de Disney d'organiser une grande avant-première du film en Grèce sur la colline de la Pnyx, lieu d'assemblées politiques pendant l'Antiquité, provoque une réaction scandalisée qui conduit l'État grec à annuler l'évènement[29]. Le journal athénien Adsmevtos Typos affirme en  : « Une fois de plus, des étrangers distordent notre histoire et notre culture dans le seul but de servir leurs intérêts commerciaux. […] Pour ajouter l'insulte à la blessure, ils veulent maintenant utiliser la colline de la Pnyx et notre histoire comme rampe de lancement pour leurs futurs bénéfices. »

En France

Dans le quotidien Libération[30], Michel Roudevitch donne une critique globalement favorable du film, tout en le qualifiant de « parfois pesant péplum-pudding ». Roudevitch salue l'ambition du travail graphique de Gerald Scarfe, qui s'inspire directement des arts grecs tout en prêtant au dessin animé son style graphique acéré, et il apprécie la musique ainsi que l'affrontement final contre les titans. Il regrette en revanche les jeux de mots et gags « pas toujours de bon aloi » et la prouesse technique « trop machinale » dans la séquence de l'hydre de Lerne.

Box-office

Davantage d’informations Pays, Box-office ...
Box-office de Hercule
Pays Box-office Classement 1998
Monde Mondial252 712 101 $12e[31]
Monde International153 600 000 $10e
Drapeau des États-Unis États-Unis/Drapeau du Canada Canada99 112 101 $17e
Drapeau de la France France4 426 986 entrées5e
Drapeau de l'Allemagne Allemagne3 235 096 entrées[32]##
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni3 090 923 entrées[32]##
Drapeau de l'Espagne Espagne2 291 108 entrées[32]##
Drapeau de l'Italie Italie1 869 044 entrées[32]##
Drapeau de la Suisse Suisse309 888 entrées[33]10e
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Autour du film

  • Les décors des chansons Ce monde qui est le mien (Je crois en mon destin au Québec) et Jamais je n'avouerai sont très semblables à ceux de la chanson Ce rêve bleu (Un nouveau monde au Québec) d'Aladdin (1992), lorsqu'Aladdin et Jasmine volent au-dessus d'un jardin grec.
  • Quand Phil entend la conversation entre Meg et Hadès, il sort sa tête à la manière des sept nains quand ils découvrent Blanche-Neige pour la première fois.
  • Lors de la courte scène qui semble faire référence au combat d'Hercule contre le lion de Némée, ce dernier est représenté sous une apparence qui rappelle étrangement celle de Scar, le méchant principal du Roi lion (1994). Hercule porte ensuite sa peau alors qu'il pose pour se faire faire un portrait par un peintre[34]. Il est possible que ce soit un clin d'œil de l'animateur Andreas Deja supervisant le personnage de Scar, qui était également l'animateur chargé de superviser Hercule.
  • Quand Phil entre dans sa hutte en compagnie d'Hercule, celui-ci se cogne la tête sur le mât de l'Argo. Ironiquement, dans la mythologie grecque, Jason, le capitaine de l'Argo, mourut quand le mât du navire lui tomba sur la tête.
  • Sur la carte de paiement d'Hercule, on peut lire VI V XI XIV XV XVI IV, ex. IV M BC, membre depuis I M BC, ce qui signifie « 6 5 11 14 15 16 4, expire avant Jésus-Christ, membre depuis avant Jésus-Christ ».
  • Dans un jardin avec Megara, Hercule abîme une statue en lançant un projectile faisant perdre les deux bras à cette dernière. Cette statue n'est autre que la Vénus de Milo.
  • Dans le même jardin, Megara face à Hercule est piquée par la flèche en forme de cœur que tient une statue. La statue en question est Cupidon, dieu de l'amour.
  • Lorsque Megara chante la chanson Jamais je n'avouerai, une statue d’inspiration néo-classique (XIXe siècle) apparaît à l'écran. C'est la Psyché ranimée par le baiser de l'Amour de Canova. Cette statue se trouve au Louvre, à Paris.
  • Du Bossu de Notre-Dame (1996) à Kuzco, l'empereur mégalo (2001) en passant par Hercule et Tarzan (1999), de nombreux plans des dessins animés Disney ont été animés dans les locaux parisiens du studio (aujourd'hui fermés), Walt Disney Animation France. De à , ses employés ont peint 213 des 1392 décors du film. De plus, le personnage d'Helga Sinclair d'Atlantide, l'empire perdu (2001) a été totalement créé et supervisé à Paris par Yoshimichi Tamura.
  • Une parade nommée Hercules' Zero to Hero Victory Parade a été donnée à partir du dans les parcs Disneyland et Disney-MGM Studios[1].
  • La scène où Hercule s'entraîne sur une jambe est une référence à Karaté Kid, quand Daniel Larusso fait le héron (on entend même Phil lancer une phrase qui rime avec le titre du film)[réf. nécessaire].
  • Le , la chanteuse Ariana Grande a repris la chanson « Zero to Hero » pour la version américaine de l'album We Love Disney.

Titre en différentes langues

Analyse

Références mythologiques

Le film fourmille de références aux travaux d'Hercule, incluant la bataille contre l'hydre de Lerne (2e exploit). Le lion de Némée (1er exploit), le sanglier d'Érymanthe (4e exploit) et les oiseaux du lac Stymphale (6e exploit) apparaissent durant la chanson De zéro en héros ; la capture de Cerbère (12e exploit) se fait à la fin du film. Pendant qu'Hercule pose pour se faire peindre, Phil mentionne qu'il doit nettoyer les écuries d'Augias (5e exploit) et récupérer la ceinture d'Hippolyte, reine des Amazones (9e exploit).

En revanche, plusieurs libertés ont été prises avec le mythe. Parmi celles-ci :

  • Héra est montrée comme une déesse gentille et aimante dans le film, alors que dans plusieurs versions de la mythologie grecque, c'est une femme jalouse et parfois cruelle.
  • Pégase n'a jamais été le cheval ailé de Hercule mais plutôt de Bellérophon, à l'aide duquel ce dernier tuera la Chimère.
  • Hadès jalouse son frère et envie son trône alors qu'il n'en est rien dans la Mythologie.
  • Alcmène n'est plus ici la véritable mère d'Hercule, mais sa mère nourricière. Dans la légende, celle-ci est séduite par Zeus, qui a pris l'apparence de son mari, Amphytrion. De même, Alcmène et Amphytrion sont de sang royal et non des paysans ; quant à leur fils, demi-frère d'Hercule, il s'appelle en réalité Iphiclès et non Ithiclès.
  • Les serpents envoyés au berceau du jeune Hercule, le sont par Hadès dans le film, alors que dans la Mythologie, ils sont envoyés par Héra elle-même.
  • Le breuvage dans le biberon que boit le jeune Hercule lui donne les faiblesses des mortels. Dans la Mythologie, c'est exactement l'inverse : Hercule doit ingurgiter un breuvage qui est censé le rendre immortel, il s'agit du lait maternel de Héra endormie. À son réveil, la déesse surprise, repousse l'enfant un peu trop violemment, envoyant au loin une giclée de son lait : Héraclès serait ainsi à l'origine de la voie lactée.
  • Dans la mythologie, le terme « héros » désigne un mortel d'ascendance divine directe ou indirecte. Un être issu de deux dieux est appelé un dieu.
  • Alors que dans la mythologie grecque, il y a neuf muses, elles ne sont que cinq dans le film : Calliope (poésie épique), Clio (histoire), Melpomène (tragédie), Terpsichore (danse) et Thalie (comédie).
  • Dans certaines versions du mythe, les fameux « travaux » sont une punition infligée par les Dieux après qu'Hercule, frappé de folie par Héra, jalouse des incartades de son mari, a massacré sa femme, Mégara, et ses enfants, et sont donc postérieurs aux événements du film.
  • Les Titans sont présentés comme des monstres alors qu'ils sont, dans la mythologie, les parents des dieux de l'olympe.
  • Les cyclopes avaient été enfermés par les titans et libérés par Zeus. En retour, ils l'ont aidé à combattre les Titans, en lui offrant notamment le Foudre.
  • Comme beaucoup d'œuvres après l'Antiquité, le titre du film utilise le nom latin du héros, Hercule, alors que son nom d'origine dans la mythologie grecque est Héraclès.
  • Dans le mythe, c'est le centaure Chiron qui s'occupe de l'éducation d'Hercule ; dans le film, c'est le satyre Philoctète qui s'en occupe, alors qu'en réalité, Philoctète est un héros de la guerre de Troie qui n'accompagne pas Hercule. Dans le film, on lui attribue également d'avoir accompli l'apprentissage d'autres héros tels Achille ou Jason, alors qu'une fois encore, c'est l'œuvre de Chiron.
  • Philoctète semble admirer Achille et le cite plusieurs fois en exemple. L'Iliade et la Mythologie démontrent pourtant que ce personnage a vécu après Hercule.
  • Il est dit qu'Hercule a vaincu une gorgone et le Minotaure alors que, selon le mythe, ces monstres furent tués respectivement par Persée et Thésée.
  • Dans le mythe, Hercule vainc le centaure Nessos non pas pour sauver Mégara mais Déjanire, son autre épouse.
  • Lors de son combat contre le cyclope, on peut voir Hercule blesser son adversaire à l’œil avec un bout de bois enflammé. Cet acte est plutôt attribué à Ulysse et ses compagnons dans l'Odyssée.
  • Dans la chanson De zéro en héros, Hercule affronte successivement ce qui semble être un serpent de mer et un griffon. Aucun texte antique n'associe de tels exploits à Hercule et si on regarde bien Hercule assomme une gorgone qui semble être Méduse mais n'a pas besoin d'éviter son regard alors que ça devrait le pétrifier.
  • Les trois Moires présentes dans le film se partagent un œil : or dans la mythologie grecque, ce sont les trois Grées, Ényo, Péphrédo et Dino, sœurs de la Gorgone Méduse, qui se partagent un œil (et une dent).

Adaptations et produits dérivés

Projet de suite abandonné

Une suite à paraître en direct-to-video intitulée Hercules II: The Trojan War, sur la guerre de Troie, a brièvement été en projet[35]. Elle aurait raconté l'histoire d'Hercule vivant désormais à Athènes avec Mégara et leur fille, Hébé[35]. Quand une vieille amie nommée Hélène est capturée par le maléfique troyen Pâris, Hercule rejoint l'armée grecque unifiée qui part en guerre[35]. Mais cette guerre va révéler des secrets, et Hercule retrouve un vieil ami qui finit par disparaître[35]. Le projet ne dépasse pas les phases préliminaires de propositions d'idées[35]. Envisagée une première fois en 2001, la suite est définitivement abandonnée à l'arrivée de John Lasseter au poste de directeur créatif des studios Disney en 2006, qui annule toutes les suites prévues pour le marché vidéo en cours d'élaboration[35]. Cette décision met également fin à la production de suites pour Les Aristochats (1971), Chicken Little (2005) et Bienvenue chez les Robinson (2007)[36].

Série télévisée

Logo de la série d'animation Hercule, diffusée de 1998 à 1999.

D'après le film, Walt Disney Television Animation produit la série télévisée d'animation Hercule (Hercules: The Animated Series), spin-off explorant la mythologie grecque[37]. Constituant une midquel, la série dépeint les années d'adolescence d'Hercule, qui s'entraîne avec Phil et étudie au lycée Prometheus Academy[35]. La série est diffusée pour la première fois en syndication le , puis sur ABC dans le cadre du programme Disney's One Saturday Morning le 12 septembre 1998[37]. La diffusion en syndication dure 52 épisodes, tandis que celle sur ABC dure treize épisodes[37]. La plupart des comédiens reprennent leurs rôles, à l'exception notable de Danny DeVito[38]. La présence au doublage d'un acteur renommé comme James Woods, très attaché à son rôle d'Hadès, attire de nombreuses célébrités dans la distribution vocale[38]. Quatre épisodes de la série sont regroupés dans le film Hercules: Zero to Hero (en), sorti directement en vidéo le [37]. Ce film anthologique repose sur un récit-cadre se déroulant après les événements du long métrage, dans lequel Hercule raconte à Meg des anecdotes de son adolescence[37],[39].

Comédie musicale

En , le compositeur Alan Menken révèle travailler sur une adaptation du film pour la scène[40],[41]. Menken et David Zippel (en) reviennent pour composer et écrire de nouvelles chansons en plus de celles tirées du film, tandis que Kristoffer Diaz (en) écrit le livret, Lear deBessonet assure la mise en scène et Chase Brock la chorégraphie[42]. La comédie musicale est d'abord jouée à New York Off-Broadway, en plein air au Delacorte Theater de Central Park, dans le cadre du festival annuel Shakespeare in the Park, du 31 août au [42]. La distribution comprend notamment Jelani Alladin (en) (Hercule), Roger Bart (Hadès), James Monroe Iglehart (en) (Phil) et Krysta Rodriguez (Meg)[43]. Le spectacle est ensuite représenté, dans des versions remaniées et à la distribution différente, au Paper Mill Playhouse de Millburn dans le New Jersey en février et mars 2023[44], en Allemagne au Neue Flora de Hambourg à partir de mars 2024[45] et dans le West End de Londres, au théâtre de Drury Lane, à l'été 2025[46]. Un album de la version londonienne paraît en CD et téléchargement en [47].

Remake en prise de vues réelles

Dans la vague de remakes en prise de vues réelles des classiques d'animation Disney, le développement d'une nouvelle version d'Hercule en live-action est annoncé le , mené par les producteurs du remake en animation 3D photoréaliste du Roi lion, Jeffrey Silver et Karen Gilchrist[48]. Anthony et Joe Russo doivent produire le film sous la bannière de leur société AGBO, avec Dave Callaham comme scénariste[48]. Les frères Russo déclarent que le remake ne serait pas une « transcription littérale » car ils souhaitent que le film comporte de nouveaux éléments tout en restant « dans la veine de l'original et inspiré par celui-ci »[49]. En juin 2022 est annoncée la signature du réalisateur Guy Ritchie, déjà derrière le remake en prise de vues réelles d'Aladdin en 2019[50]. Joe Russo explique alors que le remake rendrait hommage à l'original avec une touche plus moderne, évoquant une comédie musicale moderne inspirée de TikTok[51],[52]. En 2025, la presse relaie les différends créatifs minant la production du film : les frères Russo souhaitent centrer principalement le film sur Hadès, tandis que Disney penche pour une adaptation plus fidèle du film d'animation original à la suite des réactions négatives suscitées par l'éventuelle inspiration de TikTok[53],[54].

Notes et références

Voir aussi

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