Fils d'un notaire, Charles-Claude-Christophe Gourdan devient lieutenant-criminel-assesseur à Gray. Durant la période de l'Assemblée nationale législative, il exerce les fonctions de président du tribunal de district de Champlitte. Il est nommé juge du tribunal de cassation en 1797 puis juge au tribunal civil de Vesoul sous le Consulat. Il est inhumé au cimetière de Rethel (Ardennes).
Il siège sur les bancs de la gauche de l'Assemblée. Au début de son mandat, il adhère au club des Jacobins[2]. Le , il vote en faveur du rattachement du Comtat Venaissin à la France[3]. Le , il vote en faveur de l'égalité entre les hommes blancs et les hommes libres de couleur dans les colonies[4].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine[6]:
Vous avez déclaré que Louis était coupable de haute trahison. Je suis convaincu de ses crimes. Quant à la peine, je pense qu'elle doit être sévère. [...] On a dit que le Convention ne pouvait prononcer comme juge; je pense le contraire; la loi me l'ordonne, je vote pour la mort.
Je ne connais point de liberté sans lois, point de lois sans morale et sans justice; et celui qui se met au-dessus des lois, qui fait e continuels efforts pour détruire la justice et pervertir la morale, me paraît l'ennemi de la liberté comme l'ami des rois. Je dis, oui.
Sous le Directoire, Gourdan est réélu député de Haute-Saône et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le )[10].
Nous avons à regrette des hommes chers à la patrie, précieux à l'Europe, respectables pour toutes les nations; ils étaient ministres de la paix. Nous avons à honorer leur mémoire par des témoignages et des monuments; ils ont honoré leur vie publique par de généreux efforts, et leur vie privée par des vertus. Nous avons à venger leur mort: ils ont été massacrés.