Commerce de la fourrure en Nouvelle-France
activité économique centrale dans la colonisation de Canada
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Le commerce de la fourrure constitue pendant environ deux cents ans la principale ressource de la Nouvelle-France et ensuite de la province de Québec[1].

Historique
Jacques Cartier arrive sur le nouveau continent en 1534. C'est vers 1625 que le Cardinal de Richelieu prend la décision de d'exploiter ces nouveaux territoires sérieusement. À cette époque, la marchandise la plus convoitée est la fourrure. Dès 1650, de nombreux postes de traite de fourrures sont établis le long du fleuve Saint-Laurent, et l'on y échange des peaux avec les tribus locales. Après la guerre de Sept Ans, le commerce de la fourrure se poursuit et le Québec devient le centre du commerce des pelleteries[1].
Au début du XIXe siècle, un groupe d'aventuriers hauts en couleur émerge à la frontière. C'est l'époque du « trappeur », aventurier, explorateur et diplomate à temps partiel. Leur apogée dure moins de 30 ans. Menant une vie difficile, ils passent des mois à patauger dans les ruisseaux froids des montagnes pour piéger les castors et autres mammifères à fourrure. Ils se réunissent lors de « rendez-vous » annuels pour échanger leurs prises de fourrures de l'année contre des provisions et des marchandises, et pour célébrer une saison de piégeage réussie. Les trappeurs de la Louisiane française, principalement d'ascendance française et franco-canadienne, concluent des « mariages de traite » avec des femmes amérindiennes, ce qui leur confère des avantages commerciaux et un statut social au sein des tribus. Les enfants issus de ces unions, les « métis américains », reflètent cette fusion de deux riches cultures. Leur héritage mixte, leurs traditions et leur maîtrise des langues européennes et autochtones font d'eux des intermédiaires influents entre deux mondes en contact croissant. Avec le déclin du commerce des fourrures, les Métis s'adaptèrent au changement, trouvant du travail comme interprètes, guides et éclaireurs pour le gouvernement canadien ou américain. Des changements sociaux survinrent également, avec l'apparition de villes et de villages dans les Grandes Plaines. La morale de époque victorienne montre peu de tolérance pour les Métis. Les mariages interethniques, autrefois considérés comme un atout social dont on pouvait être fier, est désormais accueillis avec mépris. Au lieu d'être l'élite de la société des plaines, les « Métis américains » se retrouvent dès lors tenus à l'écart[2].